Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
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Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
Notre géographie parle gaulois.
Des mots gaulois, souvent altérés, transformés, se retrouvent dans la toponymie : ensemble des noms désignant les éléments géographiques: montagnes, vallées, cours d'eau, agglomérations, forêts, lieux-dits, etc.
Oialum, oiala : partie défrichée de la forêt et clairière mise en culture. Cette racine est devenue véjols - jols en Lozère.
- Marvejols : grande (mar) clairière
- Lanuéjols : clairière plate et humide (lann)
- Ventajols : clairière blanche
Randa : Le toponyme rand-randon désigne le lieu-dit, la localité située à la limite de deux cités gauloises, à la frontière. Cette limite était souvent un cours d'eau.
- Rieutord de Randon
- Châteauneuf-de-Randon.
Calmis : haut-plateau
- Lachamp.
Bron : cours d’eau
- Vebron
Cambo: courbe d'un cours d'eau.
- Chambon
Ritos : gué.
Avant de s'appeler Javols, la capitale des Gabales s'appelait Andéritum : Avant le gué.
Brogilum : petit bois généralement entouré d'une haie, d'un mur.
- Le Brueil
- Le Bruel
Cassano : le chêne
- Cassagnas.
Beto - betu : le bouleau
- Bédouès
- La Bessède
- Bessière.
Verno: aulne
- Le Vernet
- Les Vernets
- La Vernière.
- La Vernède
Beber: le castor
- Le Bebron - ruisseau de Florac
Gabra: la chèvre
- Gabriac
Source : R. Lagrave, Nos ancêtres les Gabales, Les Gabales, gaulois de Lozère, éditions Gévaudan-Cévennes, 1989

Des mots gaulois, souvent altérés, transformés, se retrouvent dans la toponymie : ensemble des noms désignant les éléments géographiques: montagnes, vallées, cours d'eau, agglomérations, forêts, lieux-dits, etc.
Oialum, oiala : partie défrichée de la forêt et clairière mise en culture. Cette racine est devenue véjols - jols en Lozère.
- Marvejols : grande (mar) clairière
- Lanuéjols : clairière plate et humide (lann)
- Ventajols : clairière blanche
Randa : Le toponyme rand-randon désigne le lieu-dit, la localité située à la limite de deux cités gauloises, à la frontière. Cette limite était souvent un cours d'eau.
- Rieutord de Randon
- Châteauneuf-de-Randon.
Calmis : haut-plateau
- Lachamp.
Bron : cours d’eau
- Vebron
Cambo: courbe d'un cours d'eau.
- Chambon
Ritos : gué.
Avant de s'appeler Javols, la capitale des Gabales s'appelait Andéritum : Avant le gué.
Brogilum : petit bois généralement entouré d'une haie, d'un mur.
- Le Brueil
- Le Bruel
Cassano : le chêne
- Cassagnas.
Beto - betu : le bouleau
- Bédouès
- La Bessède
- Bessière.
Verno: aulne
- Le Vernet
- Les Vernets
- La Vernière.
- La Vernède
Beber: le castor
- Le Bebron - ruisseau de Florac
Gabra: la chèvre
- Gabriac
Source : R. Lagrave, Nos ancêtres les Gabales, Les Gabales, gaulois de Lozère, éditions Gévaudan-Cévennes, 1989

Dernière édition par Surcouf le Mer 19 Mar - 18:15, édité 1 fois
_________________
Quand on représente une cause perdue, il faut sonner de la trompette et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de tristesse au fond de la forteresse que personne n'assiège plus parce que la vie s'en est allée.

Surcouf- Membre trop actif

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Re: Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
Les dieux dans la toponymie lozérienne.
Les noms de certains dieux gaulois se retrouvent dans quelques éléments géographiques (villages, rivières, lacs, lieux-dits) lozériens. Ainsi :
- Lug (Celui qui porte la lance) :
Luc : canton de Langogne, Le Luc, commune de Saint-André-deLancize, Ferluc : ferme de la commune de Prinsuéjols, Ferluguet: hameau de la commune de La Fage- Montivernoux, Capluc lieu-dit dans la commune du Rozier, étymologiquement : à la tête du boissacré.
- Taranis (Dieu du tonnerre) :
Autrefois, en parlant de leur rivière, les riverains du Tarn ne disaient pas le Tarn mais Tarn ("Tarn est en crue") comme s'il s'agissait d'une personne. De sorte qu'il serait peut-être possible que le nom : Tarn, anciennement Tarnis, soit dérivé de Taranis, nom du dieu du tonnerre dont les grondements du Tarn en crue rappelleraient la spécialité.
- Bélénos (Dieu du soleil) :
On le retrouve dans Belaine, Boulaine, Belair, forêt de la Boulaine aux environs de Mende, dolmen de la Boulène à d'Allenc, lieux-dits La Boulène sur la commune de Hyelzas, Montbel. Le lac de Saint-Andéol, dans l'Aubrac, s'est appelé lac Hélénus qui pourrait être une déformation de Bélénos.
- Borvo (Dieu des sources) :
Lac de Born sur l'Aubrac.
Source : R. Lagrave, Nos ancêtres les Gabales, Les Gabales, gaulois de Lozère, éditions Gévaudan-Cévennes, 1989

Les noms de certains dieux gaulois se retrouvent dans quelques éléments géographiques (villages, rivières, lacs, lieux-dits) lozériens. Ainsi :
- Lug (Celui qui porte la lance) :
Luc : canton de Langogne, Le Luc, commune de Saint-André-deLancize, Ferluc : ferme de la commune de Prinsuéjols, Ferluguet: hameau de la commune de La Fage- Montivernoux, Capluc lieu-dit dans la commune du Rozier, étymologiquement : à la tête du boissacré.
- Taranis (Dieu du tonnerre) :
Autrefois, en parlant de leur rivière, les riverains du Tarn ne disaient pas le Tarn mais Tarn ("Tarn est en crue") comme s'il s'agissait d'une personne. De sorte qu'il serait peut-être possible que le nom : Tarn, anciennement Tarnis, soit dérivé de Taranis, nom du dieu du tonnerre dont les grondements du Tarn en crue rappelleraient la spécialité.
- Bélénos (Dieu du soleil) :
On le retrouve dans Belaine, Boulaine, Belair, forêt de la Boulaine aux environs de Mende, dolmen de la Boulène à d'Allenc, lieux-dits La Boulène sur la commune de Hyelzas, Montbel. Le lac de Saint-Andéol, dans l'Aubrac, s'est appelé lac Hélénus qui pourrait être une déformation de Bélénos.
- Borvo (Dieu des sources) :
Lac de Born sur l'Aubrac.
Source : R. Lagrave, Nos ancêtres les Gabales, Les Gabales, gaulois de Lozère, éditions Gévaudan-Cévennes, 1989

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Surcouf- Membre trop actif

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Re: Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
Merci, c'est très intéressant.
Mais parmi ces mots, certains sont latins et pas gaulois : capra (la chèvre), betulla (le bouleau).
Quant au dieu Lug (le dieu du soleil), il n'a rien à voir avec le mot latin "lucus", "le bois sacré" (effectivement Capluc signifie "la tête du bois sacré", ce sont deux mots latins).
Par contre il ne faut pas oublier Mende, qui vient du gaulois "mimate", un mot qui désigne une montagne (ou peut-être même d'une langue plus ancienne que le gaulois, je crois qu'on ne sait pas bien).
Borvo a donné aussi des noms de lieux comme Bourbon, La Bourboule : toujours des endroits où il y a des sources.
En fait, comme on a presque entièrement perdu la langue gauloise, certains pensent que peut-être elle était très proche du latin et que certaines choses se disaient pareil dans les deux langues. Voir par exemple le mot "rix" qui est à la fin des noms de rois gaulois, et qui est quasiment le même qu'en latin (rex, le roi). Ainsi "Vercingétorix" signifie "le grand roi des guerriers". "Ver" (grand) est le même mot que le "mar" de "Marvejols". Le changement m/v paraît bizarre, mais en breton actuel c'est toujours pareil : les mots qui commencent par une consonne changent de consonne en fonction du mot précédent, ainsi "grand" se dit "meur/veur". Le breton est une langue très compliquée, où les règles de grammaire ont plus d'exceptions que de cas normaux ! Du moins c'est mon impression).
Excusez-moi, je m'éloigne de la Lozère, là. Mais ce sujet me passionne !
Mais parmi ces mots, certains sont latins et pas gaulois : capra (la chèvre), betulla (le bouleau).
Quant au dieu Lug (le dieu du soleil), il n'a rien à voir avec le mot latin "lucus", "le bois sacré" (effectivement Capluc signifie "la tête du bois sacré", ce sont deux mots latins).
Par contre il ne faut pas oublier Mende, qui vient du gaulois "mimate", un mot qui désigne une montagne (ou peut-être même d'une langue plus ancienne que le gaulois, je crois qu'on ne sait pas bien).
Borvo a donné aussi des noms de lieux comme Bourbon, La Bourboule : toujours des endroits où il y a des sources.
En fait, comme on a presque entièrement perdu la langue gauloise, certains pensent que peut-être elle était très proche du latin et que certaines choses se disaient pareil dans les deux langues. Voir par exemple le mot "rix" qui est à la fin des noms de rois gaulois, et qui est quasiment le même qu'en latin (rex, le roi). Ainsi "Vercingétorix" signifie "le grand roi des guerriers". "Ver" (grand) est le même mot que le "mar" de "Marvejols". Le changement m/v paraît bizarre, mais en breton actuel c'est toujours pareil : les mots qui commencent par une consonne changent de consonne en fonction du mot précédent, ainsi "grand" se dit "meur/veur". Le breton est une langue très compliquée, où les règles de grammaire ont plus d'exceptions que de cas normaux ! Du moins c'est mon impression).
Excusez-moi, je m'éloigne de la Lozère, là. Mais ce sujet me passionne !

Fée Violine- Membre actif

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Re: Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
Fée Violine a écrit: Excusez-moi, je m'éloigne de la Lozère, là. Mais ce sujet me passionne !
On est (au moins
) deux !_________________
Quand on représente une cause perdue, il faut sonner de la trompette et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de tristesse au fond de la forteresse que personne n'assiège plus parce que la vie s'en est allée.

Surcouf- Membre trop actif

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Re: Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
« Deux » vite dit, Surcouf.
Madame la Fée, j’attire votre attention sur le Breton, aujourd’hui, disons depuis l’entre-deux-guerres nous avons à faire au Breton unifié, au Breton universitaire. Au milieu du 19 siècle, Mérimée écrivait dans une lettre célèbre à son ministre qu’il lui faudrait « de clocher en clocher un interprète différent ». Mon beau-père, né en 1920 dans le Finistère ne comprenait pas les bretonnants de Lorient. À Dinan aujourd'hui l’école Diwan veut enseigner une langue qui n’est plus pratiqué depuis presque cinq siècles, Dinan est en pays de langue « Gallo ». Attention aussi au faux ami, je connais un village qui dans sa brochure touristique explique que le nom du village signifie « roche blanche », pseudo traduction du Breton au Français. Personne sauf un vieil instit n’a eu l’idée d’aller aux archives départementales, tout le monde recopie les affabulations d’un ancien maire nobliau du coin, hélas aux archives on peut lire que le village portait un nom proche mais différent avant la révolution. Selon un étymologiste, les deux noms signifieraient « une vieille aulnaie » c’est très loin d’une roche blanche ! retour aux archives et là on trouve effectivement la preuve que le lieu était planté d’Aulne.
Madame la Fée, j’attire votre attention sur le Breton, aujourd’hui, disons depuis l’entre-deux-guerres nous avons à faire au Breton unifié, au Breton universitaire. Au milieu du 19 siècle, Mérimée écrivait dans une lettre célèbre à son ministre qu’il lui faudrait « de clocher en clocher un interprète différent ». Mon beau-père, né en 1920 dans le Finistère ne comprenait pas les bretonnants de Lorient. À Dinan aujourd'hui l’école Diwan veut enseigner une langue qui n’est plus pratiqué depuis presque cinq siècles, Dinan est en pays de langue « Gallo ». Attention aussi au faux ami, je connais un village qui dans sa brochure touristique explique que le nom du village signifie « roche blanche », pseudo traduction du Breton au Français. Personne sauf un vieil instit n’a eu l’idée d’aller aux archives départementales, tout le monde recopie les affabulations d’un ancien maire nobliau du coin, hélas aux archives on peut lire que le village portait un nom proche mais différent avant la révolution. Selon un étymologiste, les deux noms signifieraient « une vieille aulnaie » c’est très loin d’une roche blanche ! retour aux archives et là on trouve effectivement la preuve que le lieu était planté d’Aulne.
Invité- Invité
Re: Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
Les Gabales occupaient le territoire de l’actuelle Lozère. Certains étymologistes disent que Gabale/gabali signifiait « habitant des montagnes ». La racine celte galo désignant un lieu élevé. Pour d’autres, gabali se retrouve dans l’irlandais (gaélique) et veut dire « envahisseurs, conquérants ».
Selon J. Galtier, les Gabales, venus de l'Est avec les grandes migrations celtiques, se seraient établis dans la région du Main, en Allemagne, entre 390 et 230 avant J.-c., en même temps que les Rutènes et les Cadurques. C'est de là qu'ils seraient partis pour une dernière migration qui devait les conduire dans les montagnes et les plateaux du sud du Massif Central. Occupant l'actuel Rouergue (Aveyron), les Rutènes auraient fondé une ville à laquelle ils auraient donné le nom de la capitale germanique d'où ils venaient, berceau de leur tribu : Segodunum, devenu aujourd'hui Rodez; tandis que les Cadurques, selon le même procédé, fondaient Divona, actuellement Cahors. En extrapolant sur ces données, on pourrait dire que les Gabales venaient d'un pays germain dont la capitale était Andéritum, nom qu'ils donnèrent au chef-lieu de leur nouveau pays. Tandis que Segodunum (Heilsbronn) et Divona (Wursbourg) ont réellement existé en Allemagne ainsi que l'affirme le géographe Ptolémée (90 - 168 ap. JC), une ville ancienne nommée Andéritum n'a jamais été retrouvée en Germanie; à moins qu'il s'agisse, toujours selon l'hypothèse de J. Galtier, de Frankfurt-sur-le-Main, le "gué du Franc" ; Andéritum peut se traduire par « avant le gué ».
Source : J. Galtier, Celtes de Francomie et Celtes du Massif Central, Revue Internationale d'onomastique, 1970.
Selon J. Galtier, les Gabales, venus de l'Est avec les grandes migrations celtiques, se seraient établis dans la région du Main, en Allemagne, entre 390 et 230 avant J.-c., en même temps que les Rutènes et les Cadurques. C'est de là qu'ils seraient partis pour une dernière migration qui devait les conduire dans les montagnes et les plateaux du sud du Massif Central. Occupant l'actuel Rouergue (Aveyron), les Rutènes auraient fondé une ville à laquelle ils auraient donné le nom de la capitale germanique d'où ils venaient, berceau de leur tribu : Segodunum, devenu aujourd'hui Rodez; tandis que les Cadurques, selon le même procédé, fondaient Divona, actuellement Cahors. En extrapolant sur ces données, on pourrait dire que les Gabales venaient d'un pays germain dont la capitale était Andéritum, nom qu'ils donnèrent au chef-lieu de leur nouveau pays. Tandis que Segodunum (Heilsbronn) et Divona (Wursbourg) ont réellement existé en Allemagne ainsi que l'affirme le géographe Ptolémée (90 - 168 ap. JC), une ville ancienne nommée Andéritum n'a jamais été retrouvée en Germanie; à moins qu'il s'agisse, toujours selon l'hypothèse de J. Galtier, de Frankfurt-sur-le-Main, le "gué du Franc" ; Andéritum peut se traduire par « avant le gué ».
Source : J. Galtier, Celtes de Francomie et Celtes du Massif Central, Revue Internationale d'onomastique, 1970.
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Quand on représente une cause perdue, il faut sonner de la trompette et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de tristesse au fond de la forteresse que personne n'assiège plus parce que la vie s'en est allée.

Surcouf- Membre trop actif

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Re: Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
de Caius Julius Caesar , la guerre des Gaules
. "Aussitôt après leur départ, les Bituriges se réunirent aux Arvernes.
A ces nouvelles, César, voyant les troubles de Rome apaisés par la fermeté de Cn. Pompée, partit pour la Gaule transalpine. Là, il se trouva fort embarrassé pour rejoindre l'armée. S'il faisait venir les légions dans la Province, il sentait que pendant la marche elles seraient forcées de combattre sans lui; s'il allait vers elles, il ne pouvait avec sûreté se confier à ceux mêmes qui semblaient alors paisibles.
Cependant le cadurcien Luctère, envoyé chez les Ruténiens, les engage aussi dans l'alliance. De là il s'avance vers les Nitiobriges et les Gabaliens, en reçoit des otages; et, à la tête d'une armée nombreuse, menace la Province du côté de Narbonne. Instruit de son dessein, César n'eut rien de plus pressé que de partir pour Narbonne : son arrivée calma les craintes. Il plaça des garnisons chez ceux des Ruténiens qui dépendaient de la Province, chez les Volques Arécomiques, chez les Tolosates, et aux environs de Narbonne, dans tout le voisinage de l'ennemi. Enfin, il ordonna à une partie des troupes de la Province, et aux recrues qu'il avait amenées d'Italie, de se réunir sur le territoire des Helviens, qui touche à celui des Arvernes.
Ces dispositions continrent Luctère : il craignit de s'enfermer entre nos garnisons, et s'éloigna. César marcha vers les Helviens. Quoique les montagnes des Cévennes, qui les séparent des Arvernes, fussent alors couvertes de neige, et semblassent, dans une saison si rude, s'opposer au passage, cependant les soldats, à force de peine, écartèrent la neige haute de six pieds, et ouvrirent un chemin qui les mena chez les Arvernes. César étonna ces peuples par une irruption si subite; car ils se croyaient défendus par les Cévennes comme par un mur impénétrable. Jamais, en cette saison, un simple voyageur ne s'y était frayé le moindre sentier. César ordonne à la cavalerie de s'étendre le plus loin possible, pour inspirer à l'ennemi plus de terreur. La renommée et des courriers portent bientôt cette nouvelle à Vercingétorix. Les Arvernes effrayés l'entourent;
César marche vers les Ilelviens, franchit les Cévennes et fait irruption chez les Arvernes".
. "Aussitôt après leur départ, les Bituriges se réunirent aux Arvernes.
A ces nouvelles, César, voyant les troubles de Rome apaisés par la fermeté de Cn. Pompée, partit pour la Gaule transalpine. Là, il se trouva fort embarrassé pour rejoindre l'armée. S'il faisait venir les légions dans la Province, il sentait que pendant la marche elles seraient forcées de combattre sans lui; s'il allait vers elles, il ne pouvait avec sûreté se confier à ceux mêmes qui semblaient alors paisibles.
Cependant le cadurcien Luctère, envoyé chez les Ruténiens, les engage aussi dans l'alliance. De là il s'avance vers les Nitiobriges et les Gabaliens, en reçoit des otages; et, à la tête d'une armée nombreuse, menace la Province du côté de Narbonne. Instruit de son dessein, César n'eut rien de plus pressé que de partir pour Narbonne : son arrivée calma les craintes. Il plaça des garnisons chez ceux des Ruténiens qui dépendaient de la Province, chez les Volques Arécomiques, chez les Tolosates, et aux environs de Narbonne, dans tout le voisinage de l'ennemi. Enfin, il ordonna à une partie des troupes de la Province, et aux recrues qu'il avait amenées d'Italie, de se réunir sur le territoire des Helviens, qui touche à celui des Arvernes.
Ces dispositions continrent Luctère : il craignit de s'enfermer entre nos garnisons, et s'éloigna. César marcha vers les Helviens. Quoique les montagnes des Cévennes, qui les séparent des Arvernes, fussent alors couvertes de neige, et semblassent, dans une saison si rude, s'opposer au passage, cependant les soldats, à force de peine, écartèrent la neige haute de six pieds, et ouvrirent un chemin qui les mena chez les Arvernes. César étonna ces peuples par une irruption si subite; car ils se croyaient défendus par les Cévennes comme par un mur impénétrable. Jamais, en cette saison, un simple voyageur ne s'y était frayé le moindre sentier. César ordonne à la cavalerie de s'étendre le plus loin possible, pour inspirer à l'ennemi plus de terreur. La renommée et des courriers portent bientôt cette nouvelle à Vercingétorix. Les Arvernes effrayés l'entourent;
César marche vers les Ilelviens, franchit les Cévennes et fait irruption chez les Arvernes".
Invité- Invité
Re: Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
Ballades et visites sur les traces des Gabales (et non pas sur des Thraces en cavale
)
Oppida et caps-barrés en Lozère :
Caps-barrés : camps du néolithique réutilisés et fortifiés.
Oppidum : anciens refuges préhistoriques situés sur des hauteurs, fortifiés par des remparts, les fameux murs gaulois.
Sur le causse Méjean:
- oppidum de Drigas (Hures la Parade)
- oppidum de Saint-Côme (Mas Saint-Chély)
- oppidum du Mont-Buisson (Saint-Pierre-des-Tripiers)
- cap-barré de Rouveret et de la Truque (La malène)
- cap-barré du Single (Ispagnac)
Sur le causse de Sauveterre.
- cap-barré du Marquayrès (La Capelle)
- oppidum du Truc de Roussac
- oppidum de Montredon;
- cap-barré du "Point Sublime" (St-Georges-de-Lévéjac)
En Margeride
- oppidum du Mont-Milan (Langogne)
- oppida de Caudelines et Lajo (Naussac)
- oppidum de La Védrinelle (Sainte-Colombe-de-Peyre)
- oppidum de Sages (Gabrias)
Vallée du Lot
- oppidum de Grèzes ;
- oppidum de St Bonnet de Chirac
)Oppida et caps-barrés en Lozère :
Caps-barrés : camps du néolithique réutilisés et fortifiés.
Oppidum : anciens refuges préhistoriques situés sur des hauteurs, fortifiés par des remparts, les fameux murs gaulois.
Sur le causse Méjean:
- oppidum de Drigas (Hures la Parade)
- oppidum de Saint-Côme (Mas Saint-Chély)
- oppidum du Mont-Buisson (Saint-Pierre-des-Tripiers)
- cap-barré de Rouveret et de la Truque (La malène)
- cap-barré du Single (Ispagnac)
Sur le causse de Sauveterre.
- cap-barré du Marquayrès (La Capelle)
- oppidum du Truc de Roussac
- oppidum de Montredon;
- cap-barré du "Point Sublime" (St-Georges-de-Lévéjac)
En Margeride
- oppidum du Mont-Milan (Langogne)
- oppida de Caudelines et Lajo (Naussac)
- oppidum de La Védrinelle (Sainte-Colombe-de-Peyre)
- oppidum de Sages (Gabrias)
Vallée du Lot
- oppidum de Grèzes ;
- oppidum de St Bonnet de Chirac
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Quand on représente une cause perdue, il faut sonner de la trompette et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de tristesse au fond de la forteresse que personne n'assiège plus parce que la vie s'en est allée.

Surcouf- Membre trop actif

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Re: Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
il paraît qu'il y a aussi un truc formidable à Banassac, un mur qui a été découvert à l'occasion de travaux. Un archéologue m'a parlé de ça avec enthousiasme, mais je n'y suis pas allée.

Fée Violine- Membre actif

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Re: Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
Invité a écrit:de Caius Julius Caesar , la guerre des Gaules
Ces dispositions continrent Luctère : il craignit de s'enfermer entre nos garnisons, et s'éloigna.
Le sort de la guerre des gaules en eût été sans doute totalement bouleversé s'il n'avait souffert à ce moment là Luctère de l'estomac!

Fraissinet- Membre trop actif

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Re: Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
Surcouf a écrit:Ballades et visites sur les traces des Gabales (et non pas sur des Thraces en cavale)
Oppida et caps-barrés en Lozère :
Caps-barrés : camps du néolithique réutilisés et fortifiés.
Oppidum : anciens refuges préhistoriques situés sur des hauteurs, fortifiés par des remparts, les fameux murs gaulois.
Sur le causse Méjean:
- oppidum de Drigas (Hures la Parade), appelé aussi enceinte protohistorique de Drigas
- oppidum de Saint-Côme (Mas Saint-Chély)
- oppidum du Mont-Buisson (Saint-Pierre-des-Tripiers)
- cap-barré de Rouveret et de la Truque (La malène)
- cap-barré du Single (Ispagnac)
Ne pas oublier le cap-barré du Castelas (Villeneuve), lieu du légendaire chateau de Coadaze.

Fraissinet- Membre trop actif

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Date d'inscription: 03/03/2007
Re: Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
Fraissinet a écrit:Surcouf a écrit:Ballades et visites sur les traces des Gabales (et non pas sur des Thraces en cavale)
Oppida et caps-barrés en Lozère :
Caps-barrés : camps du néolithique réutilisés et fortifiés.
Oppidum : anciens refuges préhistoriques situés sur des hauteurs, fortifiés par des remparts, les fameux murs gaulois.
Sur le causse Méjean:
- oppidum de Drigas (Hures la Parade), appelé aussi enceinte protohistorique de Drigas
- oppidum de Saint-Côme (Mas Saint-Chély)
- oppidum du Mont-Buisson (Saint-Pierre-des-Tripiers)
- cap-barré de Rouveret et de la Truque (La malène)
- cap-barré du Single (Ispagnac)
Ne pas oublier le cap-barré du Castelas (Villeneuve), lieu du légendaire chateau de Coadaze.
tu veux sans doute parler du chateau du soulier?


kaïou- Membre trop actif

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Re: Noms de lieux d'origine gauloise en Lozère
Non, le chateau du soulier, c'est celui du Père Noël!
Quant à Coadaze, il est tellement légendaire que la seule référence que j'y ai trouvée sur la toile, c'est celle d'un message que j'avais écrit moi-même!!!
Comme il n'y a qu'un seul cap-barré à Villeneuve, c'est soit l'un soit l'autre à moins qu'il ne s'agisse là du même chateau avec deux noms différents!
Quant à Coadaze, il est tellement légendaire que la seule référence que j'y ai trouvée sur la toile, c'est celle d'un message que j'avais écrit moi-même!!!
Comme il n'y a qu'un seul cap-barré à Villeneuve, c'est soit l'un soit l'autre à moins qu'il ne s'agisse là du même chateau avec deux noms différents!

Fraissinet- Membre trop actif

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