11 novembre 1918

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11 novembre 1918

Message par Raoul le Mer 12 Nov - 8:48

11 novembre 1918, Vers 10 heures 50, le soldat de première classe Augustin Trébuchon, estafette de la 9ème compagnie, est tué d'une balle dans la tête alors qu'il porte un message à son capitaine. Trébuchon est le dernier poilu tué sur le front occidental.
Il faut aller consulter sa fiche individuelle sur le site officiel « Mémoire des hommes » où tous les morts pour la France sont recensés. On y apprend qu'il est mort le 10 novembre. La date est fausse. Volontairement. Car les autorités militaires ont choisi d'effacer des mémoires les derniers combats du 11 novembre au matin.

Il était lozérien.

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
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Re: 11 novembre 1918

Message par Nicole le Mer 12 Nov - 11:09

http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/48311874-fr.phpCliquez sur la vidéo à droite! R.I.P. au soldat Trébuchon mort inutilement.
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Re: 11 novembre 1918

Message par Surcouf le Mer 12 Nov - 11:11

Je trouve bien que Sarko ait indirectement "réhabilité" les poilus fusillés pour mutinerie et qu'il ait parlé d'erreurs de commandement. Même si je pense qu'on était au dela d'erreurs, dans des "ordres illégaux". Je ne me rappelle pas la terminologie militaire exacte ni si ça existait déjà en 1914 ?

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Re: 11 novembre 1918

Message par Nicole le Mer 12 Nov - 11:17

La France devrait (selon moi) rectifier la date de la mort du soldat Lozérien Trébuchon pour honorer sa mémoire.
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Re: 11 novembre 1918

Message par Surcouf le Jeu 13 Nov - 8:38

Honorer sa mémoire et souligner un peu plus l'absurdité de certaines stratégies militaires de cette guerre.

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Re: 11 novembre 1918

Message par Surcouf le Ven 12 Nov - 10:24

La date de sa mort (11 11 1918) a été rétablie sur la pluspart des sites historiques, mais pas sur Mémoire des hommes qui présente toujours la fiche falsifiée.

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Re: 11 novembre 1918

Message par kaïou le Sam 13 Nov - 21:19

Surcouf a écrit:Honorer sa mémoire et souligner un peu plus l'absurdité de certaines stratégies militaires de cette guerre.

Le général Joffre, cet âne qui commandait des lions

Le général Joffre (1852-1931) est à l’origine d’un mot qui, sans que beaucoup le sachent, perpétue son souvenir : «  limoger  ». Il donna l’ordre, en effet, d’assigner à résidence à Limoges, à partir d’août 1914, une centaine de généraux qu’il jugeait incapables. Mais sa propre gloire est-elle bien méritée  ?Lorsqu’en 1911 le gouvernement français propulse à la tête de l’état-major Joseph Joffre, ce simple général de division est encore inconnu. Formé à l’Ecole polytechnique, il n’est pas breveté par l’école de guerre – il appartient au génie – et ses faits d’armes se limitent à la prise de Tombouctou, le 12 février 1894, à coups de fusils et de canons contre des combattants équipés de javelots.C’est donc sous l’autorité d’un homme peu expérimenté que l’armée française se prépare à la guerre. Avec le colonel Grandmaison, Joffre élabore une tactique d’offensive à outrance au détriment de la défense du territoire. Le plan XVII, achevé en 1913, encourage les Allemands à déployer leur propre stratégie (le plan Schlieffen), connue du ministère de la guerre français depuis 1904 et qui prévoit d’attaquer la France par la Belgique. Objectif  : attirer les troupes allemandes à la frontière franco-belge pour ouvrir la voie à une victoire rapide en Lorraine.Désastres

Les opérations d’août 1914 furent ce qu’elles devaient être. Volontairement tenus dans l’ignorance des buts poursuivis, les généraux français appliquent les instructions docilement  ; laissée libre d’envahir la Belgique, l’armée allemande avance vers les Ardennes. Les troupes françaises attaquent à Sarrebourg et Morhange, mais, loin de surprendre l’ennemi, se heurtent à une défense solide  : les Allemands, eux, ont pensé à protéger leurs frontières.Toutes les batailles livrées entre le 8 et le 24 août 1914 – toutes, sans exception – se soldent par des désastres. Le recul est général, la Belgique submergée, et les Allemands sont installés sur le sol français pour quatre ans. Ces semaines furent les plus sanglantes du conflit : en seize jours, la France déplore autant de morts qu’à Verdun durant les quatre premiers mois de la bataille défensive, de février à juin 1916.Pendant un an et demi, les défaites se succèdent, mais Joffre reste aux commandes. Ce n’est qu’en décembre 1916 qu’Aristide Briand obtient la démission du général qui, en compensation, est élevé à la dignité exceptionnelle de maréchal de France. Pourquoi ce retard  ? Pourquoi cet honneur  ? En partie parce que, seul maître à bord dans la zone des combats, le généralissime s’est rendu coupable de falsifications qui lui ont permis, grâce aux artifices d’un entourage menacé comme lui d’être congédié, de se maintenir en place.370 000 morts

Pour cette opération de sauvetage personnel, il fabrique des informations erronées, destinées à tromper le gouvernement sur la réalité de la situation. Taisant les revers subis, il explique avoir disposé ses armées en supériorité numérique dans les meilleures positions, attendant qu’elles accomplissent leur devoir  : «  La parole est maintenant aux exécutants qui ont à tirer parti de cette supériorité  », écrit-il dans un télégramme au ministre de la guerre le 23 août 1914.Vingt-quatre heures plus tard, affectant l’air navré du chef qui vient d’être contredit dans ses espérances, il avoue des désastres vieux de plusieurs jours et accable les prétendus responsables  : «  Force est de se rendre à l’évidence. Nos corps d’armée, malgré la supériorité numérique qui leur avait été assurée, n’ont pas montré en rase campagne les qualités offensives que nous avaient fait espérer les succès partiels du début.  »Une «  évidence  », des «  succès partiels  » ? En termes de tués, blessés, disparus et prisonniers, la saignée d’août 1914 touche, côté français, plus de 370 000 hommes. Les généraux présents sur le terrain, qui n’ont fait qu’obéir aux ordres, sont décrétés coupables et «  limogés  ». La supériorité numérique revendiquée n’était pourtant qu’un mensonge.Si nul ne réfute plus ces faits, le souvenir de cette débâcle a laissé peu de traces dans la mémoire nationale, en raison de la réussite de cette manipulation  : Joffre demeure le fameux «  vainqueur de la Marne  », celui qui réquisitionna les taxis parisiens pour acheminer des hommes au front, celui que la foule ovationna le 14 juillet 1919 sous l’Arc de triomphe, celui qui eut droit à des funérailles nationales et dont le Parlement déclara, en janvier 1931, qu’il «  a[vait] bien mérité de la patrie  ». Combien de rues, places et autres avenues portent encore ce nom, celui d’un chef de guerre médiocre doublé d’un imposteur ?Roger Fraenkel
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Re: 11 novembre 1918

Message par Surcouf le Lun 15 Nov - 11:14

La commune des Laubies a rénové son monument aux morts. On y a ajouté Jean Antoine Sabatier, né le 07 septembre 1895, mort au combat le 18 mars 1919, à l'âge de 24 ans, à Bolche-Ozerki (Russie). Ce Lozérien appartenait au 21ème Bataillon de marche d'infanterie coloniale, qui combattait avec un corps expéditionnaire allié les bolcheviks qui allaient transformer l’armée russe en armée rouge.

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nivelle l'ane et le boucher

Message par kaïou le Mar 16 Nov - 15:31

Le 19 avril 1916, il succèda à Pétain dans la charge de défendre Verdun au commandement de la IIe armée et reprit aux Allemands les forts de Douaumont et Vaux au côté du général Mangin, en montrant déjà peu de respect pour les vies humaines. À la suite de ces victoires, le 25 décembre 1916, et parce que ses promesses d'une victoire rapide séduisaient la commission de l'Armée à la Chambre, il remplaça comme commandant en chef des armées le général Joffre, élevé à la dignité de maréchal de France mais jugé trop statique et usé par deux années successives de combat de tranchées sans aucune occasion de percée décisive.

Il charmait ses alliés britanniques car il parlait couramment l'anglais. Il décida de mettre fin à la guerre d'usure menée autour de Verdun et de revenir à « l'attaque brusquée » : il comptait emporter la décision par des attaques frontales massives à l’abri d’un rideau de feu. Séduit, Lloyd George accepta de placer des troupes britanniques sous son commandement. Mais on a prétendu que garder un secret n’était pas le fort de Nivelle, et il aurait parlé de son offensive à des dames au cours d’un dîner. Il parlait également de son projet aux journalistes (sans toutefois en exposer le plan précis). Comble de malchance, les Allemands saisirent un exemplaire de son plan d’attaque dans une tranchée qu’ils avaient conquise. L'offensive qu'il déclencha n’eut donc aucun effet de surprise contre une très forte défense le 16 avril 1917, et la bataille du Chemin des Dames, également nommée « Offensive Nivelle », se solda par un échec et fut très coûteuse en vies humaines : les Alliés perdirent 350 000 hommes (morts ou blessés) pour un gain de terrain minime. Ce fut le début des fameuses mutineries de 1917, maîtrisées par Pétain qui le remplaça en catastrophe, en mai 1917, et fit fusiller 49 soldats, dont certains furent des soldats fusillés pour l'exemple. Le nom de Craonne, situé au cœur de la bataille du Chemin des Dames, a été popularisé par La Chanson de Craonne qui reste associée aux mutins de 1917 de la Première Guerre mondiale.

Surnommé dès les premiers jours de la bataille du Chemin des Dames le « boucher », Nivelle vit sa disgrâce avérée, en décembre 1917, lorsqu'il fut nommé commandant en chef des troupes françaises d'Afrique du Nord, loin du front. Le temps de la réhabilitation vint une fois la paix revenue, lorsqu'il fut nommé au Conseil supérieur de la guerre, élevé à la dignité de Grand'croix dans l'Ordre de la Légion d'honneur et décoré de la Médaille militaire. Mort dans son lit en 1924, il fut inhumé aux Invalides. Dans son éloge funèbre, le ministre de la Guerre d'alors, André Maginot, lui rendit hommage.
sources:wiképia

mort avec les éloges....pour les 49 mutins fusillés ou les 350 000 hommes envoyés se faire tuer?
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