Mon village, l'Aubrac etc...

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Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Invité le Dim 27 Sep - 5:45

Ses habitants sont appelés les Saint-Pierriens.

Histoire
Le hameau de Nogaret et le mandement

Le hameau de Nogaret a donné son nom à la commune de Saint-Pierre-de-Nogaret. Il est situé dans une profonde et étroite vallée où l'on arrivait, avant la construction de la route par de petits sentiers. Le ruisseau du Doulou y coule ses bouillons d'écume entre les rochers. Le hameau de Nogaret est perché au flanc du coteau sur des bancs de rocher. Son château féodal depuis longtemps en ruine dépendait des vicomtes de Grèzes et des barons de Canilhac.

En 1398 le roi de France et le baron firent un paréage qui réglait leurs droits réciproques sur le « mandement de Nogaret » Ce « mandement de Nogaret » comprenait les paroisses de Saint-Pierre, de Saint-Germain-du-Teil et de Trélans, qui envoyaient un délégué aux États du Gévaudan ; un consul désigné à tour de rôle par les trois communautés, représentait le mandement. Ce dernier est également connu sous le nom de « comtors » de Montferrand (petits comtes).
La disparition des Canilhac

La famille de Canilhac remonte très haut dans le passé et a été illustrée par de grands personnages de la noblesse et du clergé. La part des Canilhac resta dans cette famille jusqu'en 1716 ou la baronnie de ce nom fut démembrée et vendue par parcelles. Alors que le titre de Baron adviendra au Morangiès (Saint-Alban-sur-Limagnole), la terre sera rachetée par la famille de Nogaret de Saint-Laurent-d'Olt.

Il existait une autre famille de Nogaret de très ancienne chevalerie qui possédait la seigneurie de Trélans. Parmi les chevaliers, Guy de Nogaret, l'un des plus intrépides capitaines catholiques, du temps des guerres de religion.
Après la Révolution

La route de Saint-Germain à Saint-Pierre a fait disparaître les derniers vestiges du château au virage qui surplombe la chapelle, actuelle.



En 1820, la paroisse de Saint-Pierre-de-Nogaret comportait 584 habitants :

* Saint-Pierre : 231
* l'Ayrolle : 46
* le Bautès : 10
* Bosse : 10
* les Calmettes : 40
* la Forêt : 50
* Nogardel : 110
* Nogaret : 78
* Pont des Moulins : 9

Monuments et lieux touristiques
Historique de la chapelle de Nogaret

Avant 1307

Existait ici une chapelle mariale que certains historiens date de l'époque des Croisades. Les seigneurs de Nogaret avaient fait édifier ce sanctuaire en dessous du château. Un des membres de la famille, Pierre de Nogaret était en 1165, prieur du monastère Saint-Victor-de-Marseille.

En 1427

Noble Pierre Rigal établit une chapelle sous le vocable de la Vierge et de Saint Thomas de Cantorbery.

En 1721

La peste se répandit à partir de la Canourgue, le « mandement de Nogaret » fut épargné ; les trois paroisses du mandement firent un vœu à Saint Roch et élevèrent une croix commémorative où l'on se rendait en pèlerinage le lendemain du 15 août.

Vers 1772

L'église de Nogaret s'écroula, c'était un édifice de 22,50 m de long sur 7,50 m de large, avec deux chapelles : l'une dédiée à Saint Thomas de Cantorbéry et l'autre à Saint Roch.

En 1775

Une chapelle plus petite fut construite pour abriter la statue de bois de Notre-Dame, retirée de l'église écroulée et déposée dans celle de Saint-Pierre. Le culte et les pèlerinages reprirent jusqu'à la Révolution. Pendant la Révolution, la chapelle fut fermée au culte. La statue fut cachée dans une grotte par une habitante de Nogaret, qui mourut sans avoir livré son secret. La chapelle fut rouverte au culte sans la statue de la Madone, celle-ci fut fortuitement retrouvée et replacée dans la chapelle, mais très détériorée, elle se désagrégea.

En 1825

L'abbé Ruffin Clavel put obtenir, par son frère, un jésuite de Toulouse une statue de la Vierge en bois de chêne de 87 cm de hauteur. Le pèlerinage avait lieu jadis le 8 septembre, fête de la nativité de Marie.

En 1875

On construisit une chapelle plus vaste, avec les dimensions de celle du XIVe siècle. Une statue en fonte surmonte la chapelle, elle représente Notre-Dame de Lourdes.

En 1985

Une partie de la voûte s'effondra, la générosité des habitants de la région, sous l'impulsion des membres de l'« association des amis de la chapelle de Nogaret », permit la restauration de ce sanctuaire.



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Message par Invité le Dim 27 Sep - 5:52

La famille de Saint Laurent d’Olt

Pierre Barthélémy Joseph, baron de Nogaret (29 juin 1762 - Marvejols † 31 août 1841 - Saint-Laurent-d'Olt) est un homme politique français et haut-fonctionnaire des XVIIIe et XIXe siècles.
Biographie

D'abord destiné à l'état militaire, il fit néanmoins son droit, fut reçu licencié ès-lois et fut admis avocat au barreau dans la vue de succéder à son père, qui avait une charge de conseiller à la cour des aides de Montpellier.

Mais la Révolution française étant survenue, M. Nogaret en adopta les principes avec modération et devint membre du directoire du département de l'Aveyron, où il siégea sous la présidence de M. de Bonald, et suppléant du procureur général syndic du même département, où résidait habituellement sa famille (1790).

Il était devenu procureur-syndic lorsque ses concitoyens l'élurent le 8 septembre 1791 député à la Législative, le 4e sur 9, par 248 voix (411 votants). Il y vota avec le parti modéré, fut membre du comité colonial. Il protesta contre l'ingérence des tribunes dans les délibérations de l'assemblée ; il parla aussi sur les questions d'ordre judiciaire. Sa modération le fit arrêté par la commune de Saint-Ouen le 10 août 1792, mais il fut aussitôt remis en liberté

La session terminée, il revint dans son département et reprit ses fonctions d'administrateur en devenant président de l'administration du district de Sévérac en 1792. Il éprouva dans son pays les persécutions que devaient naturellement lui attirer les opinions qu'il avait manifestée, et fut arrêté par ordre des représentants en mission ; il se tint alors à l'écart des affaires publiques.

Lors de l'établissement du régime directorial, il devient président de l'administration municipale de son canton (an IV), puis membre de l'administration centrale de l'Aveyron en l'an VI.

Cette même année, le 24 germinal an VI (1798), il fut élu, par 154 voix (196 votants), député de ce département au Conseil des Cinq-Cents : il s'y fit peu remarquer et adhéra au coup d'état du 18 brumaire.

Pourtant, après le 18 brumaire an VIII, il fut éliminé du nouveau Corps législatif, mais obtint, par la protection du consul Cambacérès, la préfecture de l'Hérault le 11 ventôse an VIII. Il administra ce département pendant quatorze ans.

Il fut, dans ce laps de temps, admis comme membre de la Société Libre des Sciences et Belles Lettres de Montpellier en 1800, créé baron de l'Empire le 13 août 1809 (lettres patentes du 14 février 1810 et dotation de 4 000 francs au Hanovre, titre confirmé sous la Restauration) et fut reçu commandant de la Légion d'honneur, le 26 prairial an XII.

Pendant la durée de ses fonctions, il fut présenté trois fois comme candidat pour le Sénat conservateur : deux fois par le département de l'Aveyron, et une fois par celui de la Lozère, sans pouvoir y être admis.

II fut, sur sa demande, destitué en janvier 1814. À cette époque le Comte de Montalivet, ministre de l'Intérieur, lui écrivait :

« Sa Majesté, en vous donnant un successeur, a cédé au vœu qu'elle a su que vous aviez émis ; elle a dit avec bonté qu'elle était satisfaite de vos services, elle a montré des regrets de ce que vous croyez ne pas pouvoir les continuer ; elle n'a point ignoré que dans les circonstances où nous sommes, vous aviez renoncé à tout projet de retraite, et que vous aviez préféré vous dévouer ; mais elle n'a pas voulu qu'il en fut ainsi. Je suis autorisé à penser que vous recevrez incessamment des marques de contentement de l'empereur, etc., etc. »


Effectivement, M. Nogaret fut nommé, très peu de temps après, maître des requêtes au Conseil d'État, où il resta jusqu'à la Restauration française.

Il quitta la vie publique à la seconde Restauration et brigua sans succès les suffrages des électeurs de l'Aveyron.

Le 28 avril 1828, il se présenta dans le 3e arrondissement électoral de l'Aveyron (Millau), en remplacement de M. Verchette, démissionnaire, et fut élu par 130 voix (200 votants, 235 inscrits) contre 64 à M. Clausel de Coussergues, ultra.

Constamment réélu depuis lors, il siègait sous la Restauration avec l'opposition libérale. On le trouve, au début de la monarchie de Juillet dans la majorité minestérielle, mais se rapproche bientôt du grouoe de l'opposition dynastique et repoussa les lois de septembre, de disjonction et de dotation.

Il est élu président du Conseil général de l'Aveyron en 1832.

Il présida, à l'ouverture des sessions, la Chambre des députés comme doyen d'âge à partir 1837, et mourut en 1841. Il remplacé le 21 septembre suivant par M. Pons.
Vie familiale

Unique fils de Barthélémy Robert de Nogaret (13 octobre 1727 - Saint-Laurent-d'Olt † 20 avril 1789 - Saint-Laurent-d'Olt), Conseiller maître en la cour des aides de Montpellier, maire de Saint-Laurent-d'Olt pendant la Révolution, et de Victoire d'Eimar de Jabrun (4 octobre 1741 - Marvejols † 16 mars 1836 - Marvejols).

Pierre Barthélémy Joseph épouse le 8 août 1808 (Montpellier) Marie Julie Boudon de La Roquette (8 décembre 1789 - Monbaron, Pechbonnieu (Haute-Garonne) † 17 mai 1842 - Saint-Laurent-d'Olt), fille d'un magistrat. Les témoins sont Gabriel Cavallier, magistrat et Charles Louis Joseph de Gau, marquis de Frégeville. Ils eurent :

* Antoine Victor Barthélémy Jules (21 juillet 1812 - Montpellier † 16 avril 1852 - Paris), 2e baron de Nogaret (1841), avocat ;
* Marie Arsène Émilie Pauline (née le 14 août 1814 - Saint-Laurent-d'Olt), mariée le 7 octobre 1834 (Saint Laurent d'Olt) avec Denis de Nogaret (16 brumaire an X : 7 novembre 1801) - La Canourgue † 23 septembre 1851 - la Canourgue), juge de paix à la Canourgue, puis à Marvejols, dont postérité ;
* Amandine (1er novembre 1817 - Saint Laurent d'Olt † novembre 1842 - Saint Laurent d'Olt), mariée avec Fortuné de Nogaret (19 germinal an VII (8 avril 1799) - la Canourgue † 24 mars 1839), Capitaine de cavalerie ;
* Gabriel Barthélémy Jules Emilien (15 octobre 1824 - Saint Laurent d'Olt † 19 avril 1886 - Saint Laurent d'Olt), 3e baron de Nogaret (1852), marié en septembre 1855 (Onet-le-Château) avec Virginie Affre de Saint-Rome (1830 † 1865), dont :
o Fanny (23 février 1857 † 1942), mariée le 5 février 1880 avec Denis Affre de Saint-Rome, comte romain (1852 † 1905), dont postérité ;
o Barthélémy Denis Henri (2 septembre 1858 - Rodez † 15 août 1934 - Saint Laurent d'Olt), 4e baron de Nogaret (1886), marié avec Melle de Baudinet de Courcelles, dont :
+ Barthélemy Robert Charles Guillaume (14 janvier 1892 - Cannes † 26 novembre 1959 - Mexico), 5e baron de Nogaret (1934), marié avec Melle de Quengo de Tonquédec, dont :
# Alain (né le 27 août 1937 - Carantec), 6e baron de Nogaret (1959) ;
# Guillaume ;
# Eliane (née le 5 janvier 1940 - Morlaix) ;
+ Angèle Marie Fanny (7 février 1895 - Cannes † 4 septembre 1963), mariée, dont postérité ;
+ Henry (6 mai 1896 - Saint Laurent d'Olt † Mort pour la France le 13 avril 1917 - entre Paissy et Vassogne) ;
+ Gabrielle (née le 8 août 1901 - Puichemeynade, Onet-le-Château) ;
+ Marguerite (née le 8 août 1901 - Puichemeynade, Onet-le-Château) ;
o Armandine (27 février 1861 - Rodez † 24 novembre 1865 - Rodez, inhumée le 27 novembre 1865 à Saint Laurent d'Olt) ;
o Angèle (16 janvier 1862 - Rodez † 5 avril 1880 - Rodez) ;
* Elisa (15 janvier 1826 - Saint-Laurent-d'Olt † 25 août 1907 - Saint-Laurent-d'Olt).

La famille du baron Pierre Barthélémy de Nogaret compte parmi les familles subsistantes de la noblesse d'Empire.
Fonctions

* Membre du directoire du département de l'Aveyron ;
* Suppléant du procureur général syndic du même département (1790) ;
* procureur-syndic ;
* Député à la Législative (8 septembre 1791) ;
* Président de l'administration du district de Sévérac (1792) ;
* Président de l'administration municipale de canton (an IV) ;
* Membre de l'administration centrale de l'Aveyron (an VI) ;
* Député au Conseil des Cinq-Cents (24 germinal an VI : 1798) ;
* Préfet de l'Hérault (11 ventôse an VIII -janvier 1814) ;
* Maître des requêtes au Conseil d'État ;
* Député de l'Aveyron (28 avril 1828 - 1841) ;
* Président du Conseil général de l'Aveyron (1832).

Titres

* 1er Baron de Nogaret et de l'Empire (13 août 1809, avec lettres patentes du 14 février 1810 et dotation de 4 000 francs au Hanovre ;
* Confirmé baron héréditaire par ordonnance royale du 1er février 1817.

Distinctions

* Légion d'honneur :
o Commandant de la Légion d'honneur (26 prairial an XII).

Règlement d'armoiries

« Écartelé: au 1, d'azur, à un croissant d'argent, surmonté de deux étoiles du même posées en fasce ; au 2 du quartier des Barons Préfets ; au 3, d'or, à un noyer de sinople, terrassé du même; au 4, d'azur, à une foi d'argent, posée en bande.[1][2][3] »

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Message par Invité le Dim 27 Sep - 8:02

1789
La Situation économique sur l'Aubrac


Le Gévaudan, situé entre la Margeride et l'Aigoual, est une région couverte de forêts et de pâturages d'estive. C'est «la montagne» de la province du Languedoc.
L'industrie textile y est établie depuis le Moyen-Âge.
L'activité agricole est intimement liée au travail artisanal.
Cette activité résulte de conditions géographiques et démographiques optimales : l'eau, limpide et abondante sur l'Aubrac, nécessaire aux différentes opérations du travail de la laine ; la main-d'oeuvre bon marché et suffisante : la matière première, la laine, fournie par les troupeaux d'ovins, qui alimente les tissages. Ces trois éléments essentiels et associés sur le plateau d'Aubrac, avaient permis dès le XVIIéme siècle, le développement d'une industrie textile prospère. Celle similaire du Rouergue, de Saint-Géniez et Saint-Côme, s'est établie postérieurement. Mais dès le XVIIIéme siècle, sa prospérité fit une concurrence sérieuse à celle du Gévaudan.
Les deux sites industriels s'étaient développés dans les parties méridionales de l'Aubrac : Marvejols en Gévaudan et Saint-Géniez et Saint-Côme en Rouergue.
Cet état de fait a permis aux habitants de l'Aubrac de disposer d'une activité de complément utile à l'amélioration des revenus, le produit de l'agriculture ne parvenant plus à satisfaire les besoins. En effet, les premières opérations de traitement et de transformation de la laine s'effectuent sur place : la main-d'oeuvre familiale abondante s'active aux lavage et dégraissage, au triage, battage au fléau, au cardage, au triage, puis au filage au rouet ou à la quenouille, enfin au tissage. Ces transformations successives font vivre les personnes exerçant les divers métiers : peigneurs, tireurs, tisserands, filandières ; mais aussi les métiers qui en dérivaient tels les teinturiers, apprêteurs, tailleurs et couturières. En 1736, en Gévaudan, 14 % des assujettis à l'impôt vivaient des revenus de la terre et 10 exerçaient la profession de tisserand.
Dans ce pays, peu peuplé ( 18 habitants au Km2) et pauvre, l'industrie de la laine représente le numéraire entrant et circulant dans la province. Trois habitants sur quatre vivent du produit de la vente de la laine ou des produits finis comme les étoffes. Le marché hebdomadaire permet d'écouler régulièrement la production : l'on peut considérer qu'un revenu de 100 livres suffit à nourrir une famille de quatre à cinq enfants ( avec 100 livres, l'on peut acheter 500 kilogrammes de pain ).
À la fin du XVIII e siècle, en Gévaudan, il n'existait point de paysan ne tissant chez lui pendant les mois d'hiver dès la fin des travaux de la terre. » ( Louis André ).
Donc le développement de l'industrie lainière devient l'unique ressource complémentaire alors que l'agriculture ne suffit plus à faire vivre la population. Créatrice d'emplois ou activité de complément, elle donne
les moyens de payer les charges et d'avoir un mode de vie plus aisé.
En 1750, on dénombre 5.000 métiers à tisser en Gévaudan, dans la proportion de un métier urbain pour deux ruraux pendant l'hiver. Cette industrie est encore plus florissante dans le Rouergue où l'on estime à 30.000 le nombre de fuseaux utilisés à Saint-Géniez.
La production artisanale est réalisée par un paysan-tisserand entouré de toute sa famille, pour un rendement maximum afin de produire des pièces de tissu vendues régulièrement sur le marché local.
À côté de cette dispersion de fabrication, il existe quelques» unités industrielles» autour de Marvejols et La Canourgue, entourées de leurs nombreux villages.
Les deux systèmes de fabrication offrent une variété d'articles produits : serges et cadis de montagne appréciés par la classe rurale pour leur solidité. En 1752, ce commerce représente 100.000 pièces de tissu pour une valeur totale d'environ deux millions de livres.
Ce volume relativement considérable d'étoffes produites induit un commerce actif d'échanges sur les marchés locaux de Marve)ols, Mende, Saint-Chély d'Apcher, Serverette, La Canourgue, Langogne et Le Malzieu pour le Gévaudan ; Saint-Géniez et Saint-Côme, Millau et Rodez pour le Rouergue.
Côté vendeurs, l'on trouve les éleveurs de moutons transformant euxmêmes la laine et les paysans-tisserands. Les acheteurs sont des marchands nombreux à Marvejols où l'on trouve une véritable dynastie de marchands-drapiers. Des commissionnaires viennent aussi acquérir ces tissus pour des négociants de Lyon, Montpellier, Bayonne et même Turin. Ils envoient leurs achats dans les grandes villes où se font les dernières opérations de travail de la laine afin d'obtenir des produits finis de qualité supérieure.
Cette situation démontre toute l'importance de l'industrie lainière sur la vie d'une partie de la population et le rôle commercial de la Province avec des courants commerciaux très actifs.
Dès 1760, la régression de cette forme d'industrie va toucher le monde paysan qui ne survit que par le complément de gains acquis par la vente de produits fabriqués. Tout ce peuple de tisserands ou paysans-tisserands va constituer les troupes regroupées autour de Charrier dans la tentative d'opposition à la République.
La crise de l'industrie textile avait commencé avant 1764. À cette date, l'Inspection des manufactures en Languedoc avait essayé de réformer le système de production ; mais elle s'était heurté à l'immobilisme des habitants et surtout à la routine et à l'archaïsme des méthodes de travail transmises depuis plusieurs générations.
En l'an II, une enquête sur les engrais révèle que les méthodes d'engrais n'avaient pas évolué : l'on pratique toujours le brûlis et les défriches pour augmenter les surfaces cultivables sans se préoccuper des rendements. Le seul engrais connu alors est le fumier considéré comme une denrée précieuse : l'on relève l'exemple d'un tas de fumier évalué à 20 livres lors d'une vente de biens nationaux.
L'extension des surfaces précédemment décrite épuisait les terres pour au moins vingt années. Ce qui explique la stagnation sur quarante ans de la production agricole en Rouergue et Gévaudan, en céréales et élevage ovi n
[augmentation des surfaces pour les grains réduisait celles des pacages à moutons, donc : moins de laine, moins d'étoffes et moins de revenus ! En 1790, l'on note une baisse de moitié des laines produites et travaillées dans les manufactures du Gévaudan.
La réduction des troupeaux d'ovins ( 250.000 têtes vers 1760 ) avait entraîné une hausse des prix de la laine. Le déficit d'approvisionnement en matière première pour les métiers à tisser obligea à chercher d'autres sources d'approvisionnement jusqu'en Espagne. Et le revenu de l'agriculteur gévaudannais entra en récession. Divers éléments extérieurs vont exacerber cette mauvaise conjoncture : la concurrence des tissages anglais, opposés aux étoffes du Gévaudan ; ainsi que l'installation de filatures à Nîmes et Montpellier et surtout le dynamisme des tisserands rouergats.
En outre, les négociants des métropoles comme Lyon, Nîmes et Montpellier, qui commerçaient des articles du Gévaudan, soumettaient les vendeurs à leur volonté ; le métier de tisserand devient de moins en moins lucratif, et dans le même temps, les métiers en amont comme cardeurs et fileuses, subissent une perte de revenu. L'embauche devient rare. Cette population émigrante emporte son savoir- faire et surtout sa capacité de travail, diminuant par-là encore la production de tissus. De plus, la Révolution vient aggraver la situation et bouleverser l'économie de la région.
L'anarchie dans les productions entraîne une nouvelle baisse de la qualité.
Les matières premières livrées sont de mauvaise qualité et, ce qui est consternant, de fausses mensurations sont communiquées lors de la remise des pièces achetées : ce qui pousse les acheteurs à déserter les lieux où l'honnêteté fait défaut. Cette dernière remarque peut sembler aberrante, mais elle concerne tous les départements français dans cette période troublée. Enfin, l'insécurité généralisée contribue au ralentissement de l'activité lainière. La révolte éclate à Beaucaire et à Nîmes.
Une rébellion se constitue à Jalès dans le Gard et s'étend un peu plus tard au département de la Lozère. Le 20 avril 1792, la déclaration de guerre de la France à l'Autriche va entraîner la fermeture de débouchés vers l'étranger des produits français et plus précisément de ceux de l'industrie gévaudannaise.
Le lancement de l'assignat, dont la crédibilité n'est pas assurée, et sa rapide dévaluation n'encouragent pas les transactions commerciales. Le paysan regrette la monnaie de métal, sonnante et trébuchante et accepte mal d'être rétribué en rectangle de papier dont il ne peut apprécier la valeur.
Une autre cause, non évidente, contribue à la régression de cette industrie : le mauvais état des voies de communication dû aux conditions climatiques dans une Province déjà mal desservie, n'engage pas les commerçants des grandes villes à acquérir des produits de médiocre qualité, en quantité insuffisante et à affronter un transport long, coûteux et à risques. La ruine de l'industrie textile gévaudannaise et rouergate se traduit par la paupérisation de toute la contrée.
Quelques bourgs cependant conservent une activité relative, comme Mende, Marvejols et La Canourgue. La production totale qui était estimée à 100.000 pièces en 1752, passe à 70.000 en 1787 et à peine 30.000 en 1793.
À Mende, sur 5.000 habitants en 1750, il y avait 26 % d'ouvriers du textile et 20 % en 1781 et bien moins en 1793. On relève une augmentation du nombre de tailleurs et couturières à revenu modeste face aux classes plus aisées dont le luxe vestimentaire engendre un malaise social latent. Les artisans du textile se trouvent rejetés dans une position économique juste viable : c'est une population industrieuse et mécontente qui se tournera vers Charrier dès le début de l'insurrection en Lozère.
Les négociants extérieurs et les commerçants lozériens ont aussi leur part de responsabilité dans le maintien en condition défavorisée de la population du nouveau département. Les artisans du textile, dans une position juste viable, se contenteront de survivre sans chercher à se moderniser.
Les paysans propriétaires d'une parcelle de terre, qualifiés de laboureurs, tiraient leurs revenus complémentaires de la fabrication de cadis. La période précédente favorable avait induit une hausse démographique : les familles comptaient de huit à dix enfants. Le manque de cet apport d'argent fut catastrophique ; les journaliers occupés pour la fenaison d'été, comptaient sur le travail de la laine en hiver. L'inactivité dans cet emploi les rejetait dans la masse des indigents. Le nombre de ceux-ci est estimé à 35.000 en 1789 : soit un quart de la population. Cette situation va empirer jusqu'en 1793.
L'inquiétude et la révolte vont amener à Charrier les mécontents sociaux : les troupes de la rébellion comptent 20 % de laboureurs et 10 de tisserands.

Les biens nationaux

Un mot enfin de la vente des biens nationaux, suite aux lois des 14 et 31 mai 1790.
Celle-ci concernait essentiellement les terres de la dômerie d'Aubrac. Divisée en 60 lots
-30 furent acquis par des habitants de l'Aubrac, lozériens ou aveyronnais
-20 par des bourgeois des bourgs où l'industrie de la laine était autrefois bien implantée ;
-pour les 10 restants, le domicile des acquéreurs n'est pas connu.
I,es plus gros acheteurs venaient de Laguiole : Baduel ( maire ), C- onstans et Labarthe. Ce bourg ne rejoindra pas Charrier. Cette position résulte de l'autorité jointe à la domination morale des riches possédants, acquis aux idées républicaines, sur la population de Laguiole.
Le plus riche, Baduel, n'est-il pas le maire élu parses concitoyens !
Constans et Baduel étaient les plus imposés du bourg : ils avaient bâti leur fortune comme maquignons, achetant les bêtes sur l'Aubrac pour les revendre sur les marchés de Beaucaire ou d'Arles aux négociants de Marseille détenant le monopole d'approvisionnement en viande de la métropole. Ils exploitaient leurs biens propres mais aussi des montagnes comme fermiers, avant de les acheter à la Révolution.
En conséquence, Laguiole se maintenait dans une certaine prospérité que n'avait pas entamé la régression de l'industrie textile et le changement de régime politique. Il n'y a que la région de Salgues autour du chevalier de Salgues et Valette de Vergognac, qui enverra quelques hommes grossir les rangs de l'insurrection.
Après les décrets des 30 mars et 2 septembre 1790, il y eut une deuxième vague de ventes de biens -ceux des émigrés-mais de moindre importance.
En conclusion, ces acquisitions seront limitées aux grands bourgeois, propriétaires fonciers exploitants et aux hommes de loi, les cédant en fermage pour se constituer des rentes.
En période de récession, l'investissement dans la terre est toujours une valeur sure et un refuge.
Le dépit des petits paysans se traduisit par une alliance massive avec Charrier pour aller combattre les habitants des villes Sur 68 acquéreurs de l'Aubrac lozérien
-12 rouergats, très intéresses par ces pâturages pour l'estive de leurs troupeaux, ( Saint Gêniez, Séverac, Saint Martin de Lanne )
-30 de Marve)ols. Ces derniers, marchands, hommes de loi ou administrateurs de district détenaient le pouvoir financier ou politique et avaient définitivement écarté la paysannerie locale de la possession des terres sur lesquelles elle travaillait et vivait avec difficulté ; dont
-17 hommes de loi ou commerçants, 3 nobles, 1 médecin et
9 négociants. Ils avaient trouvé là le moyen de faire fructifier
leur capital en se constituant une rente par les fermages.
Les ventes se faisaient aux enchères, les petits propriétaires-cultivateurs ne pouvaient contrer la concurrence des «gros» enlevant des lots au double du prix de l'estimation initiale.
A Nasbinals, 19 lots allèrent à cinq acquéreurs dont Reversas, maire de Saint Pierre de Nogaret, Valette, juge de paix, et Bergougnon, marchand de boeufs. En 1812, l'on retrouve ces trois noms dans la liste des contribuables au delà de 3.000 francs de revenus.


La situation religieuse en 1789.

L'assemblée Constituante voulait appliquer à la société ecclésiastique l'organisation décrétée à l'égard de la société civile, par la reprise sous l'autorité de la Nation de l'administration et de la justice. Elle s'opposa à reconnaître le catholicisme comme religion d'État, et vota, le 12 juillet 1790, la constitution civile du Clergé.
Les 135 diocèses du Royaume sont réduits à 83 : un par département. Les évêques et curés seront choisis par les électeurs concernés.
La plupart des prêtres, surtout dans l'Ouest et dans Midi, refusèrent de prêter le serment civique. Par deux décrets postérieurs : 27 novembre 1790 et 4 janvier 1791, l'Assemblée leur enjoignit de maintenir et faire respecter la constitution civile.
Le 10 mars 1791, Pie VI condamne la loi de juillet 1790, en faisant référence au concordat de François 1 er. Dès le 20 janvier, Monseigneur de Castellane avait condamné cette loi et refusé de s'y soumettre, suivi dans ce refus par 225 curés sur les 242 que comptait le diocèse de Mende. Parmi les 17 qui prêtèrent serment :13 jurèrent pleinement, 4 avec restriction et 9 d'entre les 17 se rétractèrent après la proclamation du culte de la Raison, dont ceux d'Aumont et de Serverette.

Election de Nogaret

229 électeurs furent conviés aux urnes le 21 mars 1791. 77 vinrent voter.
Le vote s'établit à 72 bulletins valides et 5 refus de vote
-52 voix à Étienne Nogaret, curé de La Canourgue, né le 6 mars 1726.
-20 voix à Pierre Dalmas, curé d'Aumont.
Les électeurs ayant refusé de participer au vote publièrent une Déclaration des motifs qui ont empêché un grand nombre d'électeurs du département de la Lozère de concourir à l'élection de leur évêque », stipulant nulle et non avenue l'élection de Nogaret.
«L'évêque de paille» est décrit comme grand, long visage au nez aquilin, peu de lumières et beaucoup d'ambition. Il est accueilli par la population de Mende aux cris de « cacalacat» par allusion au coq de Saint Pierre.
Le procureur syndic de Lozère, Vincens, écrit « sur les 29.000 habitants
du diocèse, à peine se trouve-t-il cent individus attachés au culte constitutionnel ».
Dans l'espoir d'apaiser le ressentiment dû à son élection faite dans des conditions aussi fâcheuses et précaires, le nouvel évêque s'adressa à la population hostile par une lettre pastorale d'une prudence modérée, mêlant habilement Dieu, le Roi et la Patrie. Concluant par « bien obligé,
je vous remercie ! »
Nogaret, autorisé par l'archevêque métropolitain d'Aix, son supérieur hiérarchique, se rendit à Notre-Dame de Paris afin de recevoir, le 8 mai
1791, la consécration épiscopale des mains de l'évêque constitutionnel J.B. Gobel, métropolitain de la Seine.
Dénué de tact et de diplomatie, l'évêque revint à Mende, affronter la résistance opiniâtre à sa fonction ; considéré comme un schismatique et un apostat toute considération lui fut refusée, surtout lorsque furent connus ses vicaires épiscopaux.
En effet, ceux-ci ne purent célébrer les offices à la cathédrale que sous la protection des gardes nationaux.
« M. Nogaret, lui-même ne peut apparaître en aucun endroit sans l'appui
des baionnettes. » Le 24 mars, en tournée pastorale de Marvejols à Chirac, il ne doit sa progression qu'à l'appui de trois cents hommes de troupe qui l'accompagnent.
Je ne puis m'empêcher, ici, de citer Guillaume Avit relatant une
anecdote sur des faits similaires : « À cette même époque, test-à-dire vers le milieu de 1794, Nogaret, évêque intrus de Mende, passe par Nasbinals pour se rendre à Saint-Flour, il loge dans une auberge, c est un vendredi ou un samedi, peu délicat sur la loi d'abstinence, il se fait servir en gras. De toute part, les personnes de l auberge se mettent en travail de chercher de la volaille, afin de préparer un repas épiscopal. À peine est-il à table que les femmes se réunissent, brisent les vitres, pénètrent dans la maison, renversent les tables, et le pauvre évêque, laissant là un somptueux repas, s'enfuit à toute jambe sur la
route de Saint-Flour. » Cependant, les hommes du district ne voyant jamais arriver de prêtre prisonnier du côté de Nasbinals, accusent Vicard de modérantisme, le rappellent et le remplacent par Aimeras, fougueux républicain. Aimeras a reçu l'ordre d'anéantir tout sentiment religieux et royaliste. Il a plein pouvoir pour atteindre son but, tous les moyens seront légitimes.
La situation politique en 1789.
Le pays de Gévaudan réclame au Roi Louis XVI le maintien du droit d'être convoqué aux États-Généraux du Royaume, tout comme les autres pays et sénéchaussées de la province de Languedoc.
Depuis l'Empire romain, le Gévaudan a été recensé comme division territoriale faisant partie, selon les époques, des provinces lyonnaise, aquitaine, narbonnaise ou aquitaine austrasienne.
Quels que fussent les différents souverains des royaumes auxquels on jugeât à propos de le rattacher, il fut toujours impossible de le gouverner autrement que comme un État particulier ( 1 ).
Dès le onzième siècle, la puissance souveraine dans le pays est exercée par le Comte Évêque de Mende qui tient une Cour de justice.
En 1161, l'évêque Odilon, fit hommage de ses possessions au roi Louis-le-Jeune.
En 1306, Durand de Mende obtient le paréage de Philippe IV le Bel, et la cour épiscopale acquiert le titre de Baillage.
La Sénéchaussée de Beaucaire ne date que de 1220, lorsque Simon de Montfort dépossède le Comte de Toulouse et Carcassonne de cette partie de sa province.
Le Gévaudan n'appartient pas à Toulouse, et ne passant pas à Montfort, il n'a pas d'autre cour de justice que celle de son Baillage.
Le Gévaudan possédait ses États particuliers, présidés par son évêque, entouré de membres du clergé, de nobles et de députés du Tiers-État. Ce n'est qu'au quinzième siècle qu'interviendra la réunion du pays de Gévaudan à la province de Languedoc.
Ce pays a donc été depuis toujours un État particulier avec tous ses moyens administratifs, son souverain, sa monnaie, sa cour de justice.
Il est bien un pays distinct par son administration et par sa nature ellemême : borné par des montagnes, il mesure quatre-vingt-huit kilomètres du nord au midi, et cinquante-six du levant au couchant. Il couvre mille kilomètres carrés et abrite 140.000 habitants dans 200 paroisses.
Sa situation et la nature de ses productions ne peuvent faire qu'il soit assimilé aux autres régions du Languedoc.
Ses besoins et ses espérances sont uniques dans le cadre de la province. Ces diverses raisons prouvent qu'il doit avoir ses propres représentants aux États-Généraux du royaume. D'autant qu'il ne demande qu'à être
rétabli dans un droit imprescriptible de nature.

( 1) abbé de Siran ( Arrêt du conseil du roi du juillet 1788 ).

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Message par Invité le Dim 27 Sep - 8:05

Petit souvenir de mon enfance et de ma grand-mère qui habitait pas long de cette maison.

En disant la comptine on fait le tour de la paume de la main de l'enfant avec le doigt.
Puis on prend le pouce puis successivement chacun des autres doigts.

Aquel la beguet,
Aquel la cousséguet,
Aquel l'attrapet,
Aquel la manget
(On prend et on secoue le petit doigt Smile.
Et piou, piou, piou, piou, y o pas res per ieu!
(prononciation : "ieu = iéou ").

Sur une petite plaine,
Passa un petit lièvre,
Celui-là le vit,
Celui-là le poursuivit,
Celui-là l'attrapa,
Celui-là le mangea,
Et piou, piou, piou, piou,
Il y a rien du tout pour moi!

PS. en occitan, lèbre (lièvre) est un nom féminin.


Le hameau de Nogaret

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Message par Invité le Dim 27 Sep - 8:45


l'église de St Pierre

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Message par Piboule le Dim 27 Sep - 12:32

* Pont des Moulins : 9
Soit dit en passant la famille Roux !
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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Invité le Lun 28 Sep - 3:26

J'oubliais, articles en provenance de "Wikisource" sauf la comptine, quant aux photos elles sont à moi.

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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Invité le Lun 28 Sep - 4:35


Pas de ciment pour faire tenir les murs de cette maison.

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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Fée Violine le Lun 28 Sep - 20:48

L'Aubrac, hier :









Les sorbiers sont couverts de fruits, ce qui, paraît-il, annonce un hiver froid.

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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Fée Violine le Lun 28 Sep - 21:08









Quelques habitants :


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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Fée Violine le Lun 28 Sep - 21:16

L'église de Nasbinals, avec le marché (toujours hier) :










st Jacques de Compostelle :
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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Fée Violine le Lun 28 Sep - 21:18

Le buron de la Sistre (en fait c'est pas un buron, c'est une étable):
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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Invité le Mar 29 Sep - 5:50

Suis passé à Nasbinals en coup de vent en mars, j’ai trouvé les aménagements réussit. Que penses-tu de la rénovation des chaussées dans le centre, pas mal non ?

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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Fée Violine le Mar 29 Sep - 8:01

J'avoue que je n'ai pas fait attention... En tout cas, le village semble très animé.
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Les CP de St Pierre de Nogaret

Message par Invité le Mer 30 Sep - 17:26

J'ai trouvé aujourdhui (à Paris) cette petite cpsm de " St Pierre de Nogaret - La Chapelle de Notre Dame de Nogaret "

Je me permet de la mettre à la suite du post de notre ami " Errance "


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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Invité le Jeu 1 Oct - 5:56

Merci Gabatch, elle est splendide ; Cette prise de vue date de 2006, j’ai perdu l’originale, heureusement j’avais fait un Pte, il me reste cette capture d’écran, le texte est de Piboule.


Une des deux maisons du hameau


et Saint Pierre


Dernière édition par Errance le Jeu 1 Oct - 9:17, édité 2 fois

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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Invité le Jeu 1 Oct - 6:00

C’est Nasbinals, je ne sais de quand date cette image, probablement de l’entre-deux-guerres.

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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Invité le Ven 2 Oct - 19:26

J'ai trouvé dans ma collection de vieux papiers de Lozère ce petit receuil
" Manuel de Pélerinage de Nd de Nogaret "
Edité en 1944, par l'abbé JX Bouniol !
A l'intérieur un chapitre (le chapitre 2) qui retrace l'histoire de ce petit village, et de sa célèbre famille Nogaret !



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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Invité le Ven 2 Oct - 19:42


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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par Fraissinet le Ven 2 Oct - 19:47

Super le fil, les photos et le bouquin! merci de ce voyage
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Re: Mon village, l'Aubrac etc...

Message par millou le Dim 4 Oct - 10:46

sunny

Super ce petit reportage sur l'aubrac.

merci a vous tous j'ai bien aimé votre partage d'information fort complémentaire sur ce sujet.
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