Le café LITTERAIRE

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par kaïou le Jeu 4 Fév - 8:15

Le Mot de l'éditeur :
Besancenot, l'idiot utile du sarkozysme







Tête
de gondole du trotskisme à visage humain, Olivier Besancenot s’est
imposé en gendre idéal de la Révolution. Aux yeux du peuple de gauche,
il apparaît comme le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy. En réalité,
il en est surtout le meilleur allié ! Nicolas Sarkozy ne s’y trompe pas
qui distille deci-delà des petits coups de pouce. Le Président l’a dit
: il veut faire de Besancenot le « Le Pen de la gauche ». Et
l’intéressé se complaît dans ce rôle de marionnette, d’«idiot utile du
sarkozysme », ravi d’être servi par le sommet pour mieux combattre ses
deux seuls vrais ennemis : le PS et les grandes centrales syndicales.
Mais
derrière cette complicité apparente pour anéantir le PS, se cache un
danger plus profond : Sarkozy et Besancenot rongent notre modèle laïc
et républicain par les deux bouts. L’héritage historique de la
République, une certaine idée du vivre-ensemble, le fonctionnement
apaisé d’une démocratie parlementaire équilibrée : tout cela fait
horreur à ces deux bêtes médiatiques qui recourent aux mêmes armes, aux
mêmes méthodes, aux mêmes artifices pour imposer leur Révolution à eux.
Le libéral et l’autoproclamé chef des anti-capitalistes se retrouvent
autour d’une forme de programme commun qui, plutôt que d’apaiser,
rassembler, souder les français face aux difficultés, oppose catégories
et communautés, « gros » et « petits », « exploités » et « profiteurs
», etc.
Renaud Dély nous raconte les petits coups de mains et les stratégies secrètes de ce vrai couple de faux ennemis !
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Invité le Jeu 4 Fév - 8:24

En me promenant dans Mende, j'ai vu un tag qui résume un peu notre paysage politique actuel : "Votez, c'est choisir sa vaseline". Très imagé, pas poétique mais oh combien explicite du dilemne qui se pose à bon nombre de français : votez pour qui ?

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Jeu 4 Fév - 8:29

cheers
Chic ! Du renfort dans le café littéraire. Manque encore Raoul qui doit finir le tome 4 de Stieg Larson ?

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Raoul le Jeu 4 Fév - 12:54

Non, j'ai 3 bouquins en cours. Je finirai pas le premier qui me fait chier, j'arrive pas à me remettre au second et le 3eme est resté en Lozère.
(le truc c'est que j'ai un bon jeu video qui a pris le dessus sur la lecture) Embarassed
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mar 16 Fév - 9:36

Monster
Patrick Bauwen
éditions Albin Michel



Premier bouquin que je lis de cet auteur. C'est un thriller efficace qui réunit toutes les recettes qui font le succès du genre. La lecture est donc assez captivante. Paul Becker est médecin au du sud de la Floride. Pour pouvoir assurer les traites de sa clinique aux consultations sans rendez-vous, il travaille la nuit. Un soir son ami d'enfance débarque avec un suspect manisfestement passé à tabac. Le suspect oublie un portable à la clinique, et Paul a la mauvaise idée de décrocher lorsqu'il va se mettre à sonner et dés lors, sa vie bascule. La forme du récit est d'une simplicité extrème. La derniere ligne lue, on se dit quand même que finalement, même si elle est bien racontée, l'histoire est bourrée d'exagérations scénaristiques. Le livre a obtenu le prix de la presse 2009, ce qui me parait un peu disproportionné.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par kaïou le Mar 16 Fév - 18:54


" Je défends l'idéal démocratique d'une société libre dans laquelle des gens vivent ensemble en harmonie et avec des droits égaux.
" Pour avoir combattu la ségrégation raciale en Afrique du Sud, Nelson Mandela a passé 27 ans de sa vie en prison. Libéré le 11 février 1990, son engagement en faveur de la réconciliation nationale lui vaut de recevoir le prix Nobel de la paix en 1993. L'année suivante, il devient le premier président noir de son pays. Bill Keller, qui l'a rencontré à plusieurs reprises, retrace ici la vie d'un homme au charisme exceptionnel, admiré dans le monde entier.
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mer 17 Fév - 8:52

Il y a des bouquins qu’on choisi parce que le titre accroche, ou parce qu’on connait l’auteur. J’ai remarqué Fourrure non pas pour son titre ni pour ma connaissance de l’auteur, mais juste sur son nom : Adélaïde de Clermont-Tonnerre. Je trouve que c’est un très beau nom. Alors, feuilletant la quatrième de couverture et les premières pages, je tombe sur ça :

« Écrire c’est se prostituer. Se désaper, se montrer, s’exhiber. Vous donner envie, envie de continuer, de pénétrer plus avant, de dévoiler, de comprendre, de con-prendre. Vous dire ce que vous voulez entendre, vous tromper. Vous exciter et vous frustrer. Vous asticoter, vous énerver, vous balader, vous faire croire qu’on vous aime, vous faire mal et plaisir. Vous faire jouir et pleurer. Les métaphores : la lingerie fine. Les descriptions : le lubrifiant. Les aphorismes : les gâteries. Le tout pour 18 euros, avouez que ce n’est pas cher payé si la passe était bonne. Mais si je n’ai pas su, si je n’ai pas été à la hauteur du fantasme, vous repartirez déçu, avec le sentiment vague d’avoir été floué, comme un client qui n’a pas osé demander ce qu’il voulait vraiment et qui m’en veut de ne pas l’avoir deviné. L’écrivain est une prostituée, un objet de curiosité dont on se moque et que l’on craint. À la différence près que l’auteur, c’est dans les allées des salons du livre qu’il fait le tapin. » (Zita Chalitzine, héroïne du livre).

J’ai aussitôt mis le bouquin dans la liste des futures lectures.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par kaïou le Ven 19 Fév - 9:12

http://www.midilibre.com/articles/2010/02/19/MENDE-Gevaudan-Cevennes-l-39-edition-made-in-Lozere-1117604.php5
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et aussi sur ML ce jour :

Message par cilaos le Ven 19 Fév - 16:56

Une vie d'artisan des mots À 87 ans, Roger Lagrave a eu une vie bien remplie. « À l'heure actuelle, on pourrait faire un bilan » , estime-t-il. Tout jeune, le futur éditeur est déjà un amoureux de la plume. Des poèmes d'adolescent puis des nouvelles de quelques pages l'amèneront vers des ouvrages de plus grande envergure. Il a quitté la Lozère, après avoir fréquenté l'École normale d'instituteurs de Mende, pour enseigner en Kabylie, au Sahara, au Cameroun et au Sénégal.
Disciple de la pédagogie Freinet, il fait rédiger et imprimer des journaux à ses élèves. Par l'intermédiaire de l'Unesco, il publie également la première histoire du Cameroun ainsi qu'une histoire de la littérature camerounaise. De retour en métropole, dans la banlieue parisienne, son épouse et lui sont appelés en Lozère pour être intégrés à la Mission d'étude pour la création du parc des Cévennes à l'aube de la décennie 70.
C'est alors que commence l'histoire des éditions Gévaudan-Cévennes...

http://www.midilibre.com/articles/2010/02/19/MENDE-Une-vie-d-39-artisan-des-1117613.php5
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par kaïou le Lun 22 Fév - 12:14



Présentation de l'éditeur


Février 1349. Un rat moribond vient choir dans l'immense chaudron d'une daube mijotant pour les festivités de Mardi gras : c'est le début de la Peste noire à Manosque.. . Sous les remparts du village, un cavalier se régale du funeste spectacle : Lombroso, peintre officiel du duc de Mantoue, est venu trouver l'inspiration dans les cadavres encore chauds. La même nuit, une procession de jeunes nonnes quitte le château des Hospitaliers de Jérusalem, à Manosque. Elles tirent derrière elles un lourd chariot qu'elles cachent dans la crypte de leur couvent avant d'être soudain massacrées... Histoire d'un trésor inestimable quoique sans valeur, Chronique d'un château hanté fait revivre la Provence d'autrefois en racontant les aventures de six générations, du XIVe siècle à nos jours. Etourdissant son lecteur d'un suspense baroque, Pierre Magnan orchestre une palpitante remontée dans le temps et la nature de l'homme.
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mer 3 Mar - 8:48

Hypothermie
Arnaldur Indridason
Editions Métailié



C’est le dernier titre paru d’Indridason, et mon préféré. Cette fois-ci, le commissaire Erlendur mène une enquête très personnelle sur un suicide. Il intervient à la demande d’une amie de la victime, en dehors de toute procédure policière. Ses recherches croisent des enquêtes oubliées sur des personnes disparues, ce qui le ramène à son histoire et la perte de son frère, perdu dans une tempête lorsqu’ils étaient enfants. Dans ce bouquin, l’activité policière passe au second plan. C’est une démarche psychologique, un retour sur soi qu’effectue Erlendur pour exorciser ses vieux souvenirs jamais effacés. Ses collègues cèdent le devant de la scène à sa famille, sa fille son fils et son ex femme. Avec le ton et le rythme des sagas islandaises matinées de légendes et façonnées par un environnement hostile, Erlendur boucle son parcours initiatique et dévoile des secrets inavoués. La fin, mi tragique mi heureuse conclu cet opus avec brio.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Fée Violine le Lun 22 Mar - 12:48

Je viens de lire "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme", de Stefan Zweig.
Un roman très court et très intense.
Je sais, je retarde un peu (il date de 1927) mais je ne l'avais pas encore lu!


Dernière édition par Fée Violine le Dim 28 Mar - 9:03, édité 1 fois
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mer 24 Mar - 13:41

Rappelez-vous, c'était en novembre 1985 !


La suite sort après-demain (26 mars), 25 ans plus tard !

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Fée Violine le Dim 28 Mar - 9:14

http://www.evene.fr/livres/livre/amin-maalouf-le-periple-de-baldassare-6891.php

je viens de lire "Le périple de Baldassare" d'Amin Maalouf, un roman captivant, cosmopolite, foisonnant, 500 pages qui se dévorent en un clin d'oeil.
En cette année 1666 où beaucoup de gens attendent la fin du monde, on croise des naufrages, des incendies, des péripéties de toute sorte, des janissaires cruels, des fonctionnaires corrompus, des contrebandiers chevaleresques, des illuminés, des princes, des bandits, des commerçants chaleureux, des intellectuels, des prêtres, une aubergiste anglaise au coeur tendre, des Génois, des Turcs, des Hollandais, des Russes, et surtout le héros, Baldassare, commerçant libanais qui écrit son journal de voyage et quel voyage!
En plus tout l'arrière-plan historique est exact, j'ai vérifié sur internet, jusque dans le détail. Pas comme ces romans soi-disant historiques, qui ne sont qu'un ramassis de clichés et d'anachronismes. Là on s'y croirait!

ça finit début 1667, la fin du monde n'est pas arrivée et tout finit bien. Mais d'après le dictionnaire, 20 ans après Louis XIV a bombardé Gênes et en a détruit les trois quarts, donc on peut s'inquiéter quand même pour notre héros!

en plus c'est très bien écrit, un régal.
Bref, un livre à recommander.
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mar 6 Avr - 10:24

Cris
Laurent Gaudé
éditions Le Livre de Poche



Un petit livre magnifique sur les poilus de 14. L'auteur se place tour à tout dans la peau d'un permissionnaire qui rentre à Paris après des combats intenses. Puis, il est un soldat gazé, coincé dans le noman's land entre deux attaques. Il est aussi le lieutenant qui doit montrer l'exemple, le médecin qui opère les blessures les plus graves dans des conditions effroyables. il est le brancardier sénégalais qui charge parfois les blessés sur son dos pour ne pas les abandonner. Il est aussi l'homme-cochon, le fantôme des tranchées, qui erre avec son masque en gaz en forme de groin d'une ligne à l'autre. On ne sait s'il est l'ange de la mort ou le cauchemard personnifié des soldats. L'écriture est d'une simplicité percutante, traduisant parfaitement l'état d'esprit des soldats en fonction de leurs situations. Un livre superbe qui ne s'attache pas à la guerre en elle même si ce n'est à ceux qui la subissent.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mer 14 Avr - 8:10

Le bibliothécaire
Larry Beinhart
éditions Folio



Un bibliothécaire employé dans le secteur public est recruté par un richissime vieux monsieur pour organiser sa monumentale documentation. Mais il se trouve que cet individu est aussi un des plus généreux donateur pour le parti républicain, et au dela, il semble avoir de larges prises sur la vie politique des Usa. En plein campagne électorale opposant le candidat républicain en place à une femme démocrate, le bibliothécaire, et les lecteurs, découvrent que tout ne se joue pas dans les isoloirs lors des présidentielles étasuniennes.
Bon roman noir de politique fiction qui expose de façon très réaliste le rôle obscur et occulte de tout un tas d'officines étatiques ou privées, qui oeuvrent de concert ou non à l'avènement d'une amérique puissante, dominatrice et leader du monde. Il y a des passages très intéressants sur la manipulation des informations avec parfois la complicité des médias. Le livre dénonce au passage les années Bush, l'exploitation du 11 septembre, la collusion des milieux politiques, financiers et industriels pour maintenir voire augmenter les intérêts d'un tout petit nombre, et les machinations auxquelles certains sont prêts pour changer le cours des choses si besoin est. L'auteur étaye son histoire de faits historiques récents, de Pearl Harbor à l'assassinat de Kennedy, de l'attentat d'Oklaoma City aux Patriot Act I et II. Les chapitres sur ce qu'il appelle les "faits foireux", authentiques scandales d'état, qui passent à la trappe juste parce qu'une autre actualité est mise en lumière sont révélateurs des magouilles politicomédiatiques et de la mauvaise mémoire et l'influencabilité des citoyens.
Le livre a recu le grand prix de la littérature policière 2006.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mar 20 Avr - 7:42

Alger la noire
Maurice Attia
éditions Babel noir



Alger janvier 1962, c’est le début de la fin pour l’Algérie française. Alors que le chaos politique et social règne sur la ville, on retrouve deux cadavres sur une petite plage. Une européenne et un arabe ce qui n’est déjà pas banal. En plus, sur le corps de la fille on a gravé les lettres O.A.S. et l’homme n’a pas son pénis à sa place mais dans la bouche. Tout porte à croire qu’on a voulu punir un couple qui avait enfreint les lois de la colonisation. Ca n’aurait du émouvoir personne en ces temps troublés alors que des dizaines de bombes explosent chaque jour et qu’on retrouve des cadavres de gens assassinés un peu partout. Pourtant, les flics Paco Martinez et Choukroun décèlent des détails bizarres. Alors que l’armée fait la police et que la police ne sait que faire, que tous les pouvoirs se délitent à l’approche de l’indépendance, ils quand même vont tenter d’enquêter.
C’est un roman presqu’autant historique, politique que policier. Dans une Alger qui bascule dans l’anarchie et la violence aveugle et que chacun choisi son camp, deux flics qui refusent de choisir continuent à exercer leur métier. Peut être parce que l’un est juif et l’autre fils d’anarchistes espagnols. Pendant que la situation insurrectionnelle entre l’OAS, le FLN, le GRPA relègue au second plan toutes les activités, ils vont s’accrocher à élucider leur affaire dans laquelle l’actualité s’emmêle. Barbouzes, détectives privés, prostituées, notables coloniaux, intellectuels arabes, parachutistes, légionnaires et services secrets s’y croisent et s’y déchirent. Une seule chose est sure, passés les accords d’Evian entre La grande Zohra et le FLN, il sera temps pour les européens de changer d’air. Dans une approche historique et sociologique de la capitale algérienne en cette année charnière, Maurice Attia réussit un excellent roman. Son intrique policière lui sert à décrire les tenants et les aboutissants, les partisans et les opposants qui se sont croisés dans les derniers jours du pouvoir français en Algérie pendant lesquels tout le monde a perdu quelque chose. Et le destin personnel de ses personnages, sa grand-mère, Irène sa maitresse, les parents de Mouloud et Estelle les victimes, résume celui de milliers d’autres.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mer 28 Avr - 8:03

Chroniques d'un chateau hanté
Pierre Magnan
éditions Folio



kaïou a écrit:Présentation de l'éditeur Février 1349. Un rat moribond vient choir dans l'immense chaudron d'une daube mijotant pour les festivités de Mardi gras : c'est le début de la Peste noire à Manosque.. . Sous les remparts du village, un cavalier se régale du funeste spectacle : Lombroso, peintre officiel du duc de Mantoue, est venu trouver l'inspiration dans les cadavres encore chauds. La même nuit, une procession de jeunes nonnes quitte le château des Hospitaliers de Jérusalem, à Manosque. Elles tirent derrière elles un lourd chariot qu'elles cachent dans la crypte de leur couvent avant d'être soudain massacrées... Histoire d'un trésor inestimable quoique sans valeur, Chronique d'un château hanté fait revivre la Provence d'autrefois en racontant les aventures de six générations, du XIVe siècle à nos jours. Etourdissant son lecteur d'un suspense baroque, Pierre Magnan orchestre une palpitante remontée dans le temps et la nature de l'homme.

C'est sympa comme bouquin. C'est l'histoire d'un trésor censé prouver la véracité des Saintes écritures, qui au gré de l'histoire va changer de gardiens, certains informés d'autres pas. C'est le prétexte pour Pierre Magnan de nous présenter un fresque historique de son pays, la Haute-Provence, le pays de Manosque, Sisteron et la montagne de la Lure. Il explore les années qui vont de 1349 jusqu'au début du XXe siècle. Le style est fluide, agréable et les évènements s'enchainent à un rythme soutenu. Une lignée familiale sert de fil conducteur ce qui rend le tout homogène. Magnan sème ici où la quelques clins d'oeil à ses autres romans, notamment ceux du commissaire Laviolette. Plein d'humour et de détachement, c'est une invitation à l'histoire, celle que font des hommes du quotidien.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mar 4 Mai - 8:07

Les traitres
Thierry Bourcy
Editions Folio



Célestin Louise, l’inspecteur de police des brigades du tigre est toujours mobilisé sur le front. Nous sommes en 1917 au bord d’un lac. Sur la rive on découvre le cadavre d’un soldat poignardé. Louise estime immédiatement que cette mort est suspecte. Le général Vigneron, convaincu par le policier des circonstances troubles, charge Célestin de mener une enquête.
De fil en aiguille, il découvre des indices et des témoignages et dans son sillage, d’autres personnes, militaires ou civiles sont assassinées. Et il y a aussi ces ordres incohérents d’envoyer dans les secteurs les plus dangereux la compagnie à laquelle appartenait le premier soldat. Louise va faire connaissance avec les traitres, les services de renseignements, l’espionnage et le contre-espionnage.
Ca se lit vite, l’énigme n’est pas très épaisse, le suspens non plus. Encore un fois, l’intérêt du bouquin réside dans l’originalité du cadre : la guerre de 14. En 1917 on est en plein cœur des offensives de Nivelle, des grandes boucheries et des ordres les plus stupides. A travers son livre, Thierry Bourcy aborde aussi les désertions, les rebellions, les attitudes de l’arrière, des planqués et de la bonne société, des veuves ou des épouses rongées par l’angoisse, qu'elles noient parfois dans d'autres bras.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mar 25 Mai - 7:53

Et on dévora leur cœur
Sylvain Blanchot
éditions du Masque

Suite à des déboires au poker (déboire ou jouer, il faut choisir), Sam Johnson est poursuivi par Beaufort et ses tueurs, les redoutables frères Clarence. Ceux-ci n’hésitent pas à tuer son partenaire pour lui faire avouer ou Sam se cache. Il décide donc de mettre de la distance entre lui et les tueurs. A bord de sa vieille ford, le voila qui s’engage sur des petites routes en plein tempête de neige. Dans des conditions de conduite dantesques, il heurte un homme et coince sa voiture dans une congère. C’est le début des (mauvaises) surprises pour Sam. En tous cas, le blessé fait preuve d’une résistance étonnante, il est toujours en vie alors que sous sa cage thoracique fracturée, il manque le cœur. Et ce n’est manifestement pas le choc qui lui a causé ça, il était blessé avant comme le montre les traces de sang laissées sur le sentier qui vient, d’après un vieux panneau indicateur, de Murton Cave.
Premier roman de Blanchot et premier prix, celui du 1er roman au festival de Beaune (ce n’est pas le Goncourt non plus) qui réussit un thriller inégal mais captivant. L’auteur exploite les légendes indiennes et les esprits, bon ou mauvais qui sont encore là, dans le réseau de grottes de Murton Caves. Des sons sourds des tambours qui résonnent dans la vallée aux avertissements donnés par les rares habitants du lieu, le héros se rend vite compte qu’il a mis les pieds chez des gens plus dangereux que ses poursuivants. Le rythme est bon même si le découpage des chapitres est trop rapide sur la fin. Et la part de surnaturel aurait gagné à être moins explicite de façon à laisser le suspens courir plus longtemps. Mais ça reste un bouquin pour lequel on du mal à interrompre la lecture, une fois entamée.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Raoul le Mar 25 Mai - 19:07

Histoire des Cathares - Michel Roquebert.
Instructif, interessant, enrichissant mais y a vraiment trop de personnages.


Hiver arctique - Arnaldur Indridason
L'enquête sur le meurtre d'un enfant oblige pour une fois le commissaire Erlendur à agir vite. Ben même là, le rythme est ...engourdi par le froid islandais. Heureusement, les considérations sur la société islandaise (en particulier sur l'immigration) et sur le "secret" d'Erlendur viennent rajouter des annexes à l'intrigue principale. C'est froid, c'est sombre,
ATTENTION j'annonce la fin:
ça finit mal
J'adore.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mer 2 Juin - 7:37

L’ombre du vent Exclamation
Carlos Ruiz Zafon
Le Livre de poche



Un père amène son fils au cimetière des livres oubliés pour qu’il y « adopte » un ouvrage parmi les milliers de volumes de cette étrange bibliothèque. C’est le début d’une quête initiatique pour Daniel dans la Barcelone des années 50. L’auteur développe une atmosphère mystérieuse générée par la ville catalane et ses recoins oubliés, ses parfums gothiques, son histoire et ses dynasties familiales. On y croise toute une série de personnages très typés. En cherchant à connaître Julien Carax, l’auteur du livre qu’il a choisi, l’ombre du vent, Daniel va se trouver pris dans une spirale qui le fera passer de l’enfance timide à une adolescence brulante et aux portes de l’âge adulte. C’est un livre sur les disparitions précoces d’êtres chers, sur les destins qui se séparent pour mieux se recroiser, sur les amours contrariés voire impossibles et qui sont les plus beaux et les plus cruels, sur les conséquences d’actes qui paraissaient anodins et qui finissent mal bien plus tard, et c’est surtout un livre sur la vie, celle qu’il faut dévorer à pleine dents, dont il faut savourer le temps présent car on ne sait pas de quoi seront faits les lendemains. Ainsi des héros de Ruiz Zafon qui ont vu leurs existences malmenées et bouleversées par la guerre civile espagnole.
L’ombre du vent est un roman très prenant et très bien écrit. Le style tour à tour détaché, ironique ou de conteur est maitrisé par l’auteur qui varie les ambiances selon les personnages importants des chapitres. Si on peut lui reprocher quelques longueurs, il n’en reste pas moins un sommet de la littérature actuelle.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Lun 26 Juil - 10:31

La série de l'inspecteur Aloysius Pendergast
Douglas Preston & Lincoln Child
éditions J'ai lu



Si vous aimez les thrillers avec une touche de policier, de fantastique voire d'épouvante, la série des Pendergast devrait vous plaire. C'est un peu comme les X-files en plus sérieux. C'est bien écrit, avec un bon suspens. Toutefois, les explications scientifiques des phénomènes décrits ne sont pas toujours convaincantes. Certains épisodes sont à signaler plus particulièrement comme Les croassements de la nuit, Le violon du diable. La croisière maudite ou le livre des trépassés utilisent par contre un peu trop la même ficelle. Chaque bouquin est un petit pavé de 500 à 600 pages qui se lisent bien.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Fée Violine le Jeu 29 Juil - 19:51

Un grand classique : je lis la saga "Les Thibault", de Roger Martin du Gard, publiée au début des années 1920. C'est passionnant et bien écrit, j'ai hâte de lire la suite. Je termine le tome 2, il m'en reste trois.
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mer 8 Sep - 11:54

La trilogie berlinoise
Philip Kerr
Le livre de poche



La trilogie berlinoise regroupe 3 romans :
- L’été de cristal
- La pâle figure
- Un requiem allemand

Ce sont des policiers qui se passent en Allemagne, entre 1933 et 1947. C’est assez original de croiser au cours des enquêtes du privé Bernie Gunther, les personnages importants du IIIe Reich, impliqués dans des affaires ou voulant peser sur elles.
Gunther est un détective privé très classique. Ancien policier brillant, amateur de jolies femmes, ne dédaignant pas picoler et érodé par la vie. Il affecte donc un ton détaché, blasé mais ironique et un humour acide. Quand les nazis ont dirigé la police, il a choisi de la quitter. Même s’il sera amené à la réintégrer, avant de devenir officier SS. Officine peu recommandable qu’il quittera, y préférant le front de l’est. Car Gunther n’a pas le profil du nazi. Sans préjugés raciaux, sexuels ou religieux, il traverse le nazisme en se bouchant le nez mais en ouvrant grand ses yeux.
Dans l’Eté de cristal, Bernie enquête sur un incendie criminel et la disparition de bijoux. Episode au cours duquel il croisera de nombreux cas de disparition de juifs. D’où le titre, référence à la nuit de cristal, pendant laquelle fut brisé la consommation annuelle de verre de la Belgique.
Dans La pâle figure, il recherche un maniaque sexuel. Il va tomber sur les sociétés secrètes qui fantasment sur la pureté du sang, l’héritage aryen et l’Ordre noir. Hitler est déjà au pouvoir, mais les relations de ses subalternes sont plus que tendues.
Un requiem allemand dresse le portrait de l’Allemagne vaincue, occupée et découpée entre les grandes puissances. S’y livre une terrible bataille pour la récupération des savants et des espions nazis. Gunther va de Berlin à Vienne, manipulé un coup par les Russes, un coup parle Yankees, sous l’œil des Anglais et l’impassibilité des Français.

Chaque volume est aussi une petite étude sociologique du pays et de l’époque. Chacun en prend pour son grade. Allemands, Américains, Anglais, Français, Italiens, Russes et tous ceux qui ont vu se dessiner le drame hitlérien font l’objet des sarcasmes du détective. L’auteur de se gène d’ailleurs pas pour rappeler l’inconduite notoire des troupes russes. Les Autrichiens disaient en 1947 : « une autre défaite passe encore, mais Dieu nous garde d’un autre libération par les Russes. », renvoyant dos à dos les deux monstruosités, hitlérienne et stalinienne.

En plus de l’originalité du lieu et de l’époque, les 3 romans ont une trame bien construite, un style agréable et d’une lecture plaisante. Le dernier volet est peut être un peu plus ardu à cause d’une multiplication des personnages et d’une intrigue confuse. Il y a en tout 1000 pages à savourer.

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