Le café LITTERAIRE

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Jeu 9 Sep - 10:05

La théorie Gaia
Maxime Chattam
éditions Pocket



Les 30 premières pages sont encourageantes. On s’achemine vers un thriller eco-scientifique. Et tout à coup, on se retrouve dans une sombre machination génétique, mêlant le politique avec la lutte commission européenne/états nationaux, l’espionnage, la médecine et les théories sur l’évolution. Et ce qui démarrait bien cale vite sur un mauvais remake de L’ile du docteur Moreau. Sans surprise et sans originalité, l’auteur enfile les poncifs du genre jusqu’au dénouement attendu, dans un feu d’artifice d’exagération et d’irréalisme. On est loin, très loin des succès qu’étaient La trilogie du mal ou Les arcanes du chaos.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Lun 13 Sep - 11:06

Credo, le dernier secret
Douglas Preston
éditions J'ai lu



Thriller crypto-scientifique de bonne facture. Dans le désert d'Arizona, les USA ont construit un accélérateur de particules de 40 milliards de dollars. Non seulement l'engin ne fonctionne pas bien, mais il dérange les indiens navajos qui vivent la, les fondamentalistes chrétiens qui voient dans l'entreprise un calcul pour éliminer Dieu de la création, et un lobbyiste qui a peur de perdre un marché juteux. Les chercheurs ont peur de créer des trous noirs (la rumeur avait couru lors de la mise en marche de l'appareil du CERN en 2008) et autres interférences quantiques. Wyman Ford est envoyé parmi l'équipe scientifique pour comprendre le retard que mettent les résultats à arriver et au passage, arrondir les angles avec les indiens. Il tombe au milieu d'un imbroglio social, technique et religieux qui finira en gerbes de feu.
A travers ce bon bouquin, Preston égratigne les scientifiques perchés dans leurs tours d'ivoire et les allumés de la bible qui aux Usa forment d'importants bataillons. Il montre aussi comment, à l'heure d'internet, des chats, forums, mails, et réseaux, les choses peuvent aller vite. Quand c'est pour un apéro facebook, c'est cool. Quand on se donne rendez-vous pour Armageddon, ça l'est moins.


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MIDI LIBRE

Message par cilaos le Mar 2 Nov - 17:40

Une maison d'édition créée au Bleymard



Les éditions Winioux, dont le siège social se situe au Bleymard, viennent de publier leur premier livre : "je t'aimerai toujours", un ouvrage pour enfants. Cette maison d'édition a été créée par deux amies, Rafaèle Wintergerst et Marion Fournioux. Un projet qu'elles ont porté de bout en bout.

Le livre sera présenté demain à 18 heures à la bibliothèque Lamartine de Mende.
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mer 17 Nov - 10:51

Les âmes sans nom
Xavier-Marie Bonnot
éditions pocket

Policier. Le sujet est original, la collusion entre certains membres de l'IRA (Irish Republica Army) et des nostalgiques des bagadou stourm et bezen Perrot, mouvements nationalistes bretons ayant basculé, à des degrés divers, dans la collaboration avec les nazis. Mais petit à petit, le mélange des époques, des personnages, des appartenances, installe une impression de confusion. Ca illustre bien le milieu du renseignement, ses méthodes et ses officines, mais l'enquète perd un peu en lisibilité. Je suis resté sur ma faim.


Le Montespan
Jean Teulé
éditions Pocket

Roman historique. Le marquis de Montespan était marié à une beauté fatale. Fatale pour sa réputation surtout, car, en acceptant de devenir la maitresse de Louis XIV, elle fait de son mari un cocu magnifique. Marquis haut en couleur mais pauvre en argent, il perd sa femme qui a soif de faste, de célébrité et de vie facile. Toujours amoureux d’elle, il ne pense qu’à la récupérer, refusant les dédommagements proposés par le roi. Toujours en lutte contre le monarque, au lieu de faire profil bas, il ne manque aucune occasion de railler son attitude, allant jusqu’à faire installer sur son carrosse d’immenses bois de cerf. Molière écrira la pièce Amphitryon pour raconter l’attitude du marquis blessé, vu comme un ingrat par la société d’alors. Pour se venger du roi, il essaiera même de contracter les pires maladies vénériennes auprès des prostituées les plus sordides pour contaminer le roi à travers sa femme. Teulé raconte cette histoire vraie avec beaucoup de style, d’humour et de gravité, dépeignant parfaitement le caractère de Montespan, un Gascon fier de l’être.

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mer 24 Nov - 11:54

Mangez-le si vous voulez
Jean Teulé
éditions Pocket

Invité a écrit:

Invité a écrit: Eté 1870 en Dordogne, pas de pluie, plus de récoltes, au loin la défaite s’annonce cruelle, Alain de Monéys descend de son château pour affaires courantes. La rumeur sur un malentendu raconte qu’il est hostile à l’Empereur, voire Prussien. La foule le prend à partie puis le moleste, le roue de coups, lui fixe des fers aux pieds, le traîne dans les rues du village, et finalement le brûle vif. De grand délire de pure folie collective les meurtriers sont convaincus d’accomplir un acte patriotique en débarrassant le village d’un Prussien. Le maire fait l’autruche et aurait dit "Mangez-le si vous voulez !" Alors on dresse un bûché et sur des tranches de pain on tartine le gras qui s’écoulait de l’homme. On dit, on dit bien des choses sur le crime de Hautefaye depuis presque 140 ans. Teulé raconte, minute par minute, sans poser aucune question. Pourquoi eux ? Pourquoi lui ? En épilogue il nous indique seulement qu'en 1970 les descendants de la victime comme des bourreaux ont organisé une messe... Simple narration, il n’est pas question ici d’aborder la psychologie des foules. Pourquoi une telle chose est possible, pas de réponse dans ce roman, ce n’est pas le sujet, Teulé en habile écrivain, chasse sur les terres de nos instincts refoulés.

J'ai entamé ce petit bouquin (114 pages) hier soir à 23:00 et il me fut impossible d'arréter la lecture avant la fin ! C'est très bien écrit. Cette histoire d'hystérie et de folie collective est tout à fait tragique et effrayante. C'est un fait divers d'une brutalité étonnante et les talents de conteur de Jean Teulé font merveille. C'est l'incroyable histoire d'une conjonction de facteurs (guerre, tirage au sort, chaleur, alcool ... ) qui finira par un lynchage et des actes de babarie puis, par 21 condamnations dont 4 à mort. Le gouvernement de l'époque a même un temps envisagé de raser le village de Hautefaye pour laver le crime abominable qui s'y était commis. Excellent bouquin. Exclamation Exclamation Exclamation

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Ven 26 Nov - 12:47

La bible de Darwin
James Rollins
éditions Pocket

Thriller prétenduement scientifique. L'auteur a pris des nazis (version classique, light et néo), des agents spéciaux étasuniens, des hyènes tachetées, des runes, une bible, la Pologne, le Népal, l'Afrique du sud, l'Allemagne, la Hollande, le créationisme, l'évolutionnisme, la physique quantique ... comme ingrédients pour une alchimie qui ne décolle pas vraiment. Peu de suspens, peu de surprises, ce livre ne m'a pas séduit. Les éléments scientifiques qui entourent l'histoire ne sont pas bien exploités. Le point de départ, ce sont les recherches des nazis sur les Ubermenshen (surhommes) et les tentatives de récupération de ces travaux en 1945 par les alliés ou les filières d'évasion nazie. La partie sur les racines occultes de l'ordre noir est intéressante. Les développements autour de la physique quantique* ne sont pas convaincants, et on tombe parfois dans le grand-guignolesque quand on apprend qu'Heinrich Himmler et son sperme congelé (en 1945 !) serait le père fondateur de la nouvelle race aryenne. Pour avoir des géants blonds aux yeux bleus avec une telle source, ca ne va pas être de la tarte. Seules les trois dernières pages contenant les notes de l'auteur ont aiguisé ma curiosité. on y apprend que des souris dont le cerveau contient des cellules humaines ont été crées. D'autres, avec un cerveau 100% humain vont voir le jour à l'Université de Stanford. Un garçon est né en 2004 en Allemagne avec une incroyabale mutation musculaire. Des savants nazis et des habitants voisins de leur laboratoire sont morts suite à une étrange maladie en liaison avec du Xerum 525.


* : quel crédit peut avoir une science même pas capable de prévoir l'issue de la coupe du monde de football, alors qu'un obscur poulpe (mort depuis) a pu le faire du fond de son aquarium !
http://forum-lozere.boardsmessage.com/lozere-off-line-f1/chroniques-quantiques-du-mondial-2010-t2596.htm

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Mer 8 Déc - 10:40

Nous voila
Jean-Marie Laclavetine
Editions Folio



J’ai acheté ce bouquin d’abord pour la couverture, qui dans sa version poche est ornée d’une superbe cardabelle. Et pour cause, puisque la quatrième de couverture annonce que l’histoire se passe, en partie, dans le sud du massif-central, le Larzac principalement. A lire le résumé, le vol en 1973 du cercueil du Maréchal dans son ile d’Yeu par un commando d’extrême-droite qui veut l’enterrer à Douaumont avec ses poilus et qui fini par tomber aux mains de jeune marginaux, avait de quoi séduire. On pouvait s’attendre à une histoire picaresque, un mélange de Gaston Bonheur, de Jean Raspail, de Jean d’Ormesson ou de Marcel Aymé, mais malheureusement, l’auteur se rapproche plus de Balzac et de ses pesantes et interminables descriptions, ou de Jean Rouaud et de son style trop emprunté. Néanmoins, il reste des satisfactions. Cette chronique française de 1973 à 2008 ne manque pas de sel. On y croise les derniers vieux nostalgiques de Pétain et les petits nouveaux d’Occident ou d’Ordre Nouveau, les hippies, les Maos, les Trotskystes, les paysans du Larzac et leurs brebis, un exilé Argentin séduit par une Islandaise, le tout dans une course-poursuite loin d’être effrénée, matinée des histoires personnelles de chacun. On suit principalement Lena et Paul, elle est de toutes les luttes et lui est plus circonspect. Manifestement, l’auteur a une sympathie pour des idées perdues et une époque révolue. Celle des années de Pompidou à Chirac, qui verra s’éteindre, à son grand dam, les feux de paille libertaires, le socialisme à visage humain, les désillusions de la jeunesse face au matérialisme triomphant et l’avènement du grand capital financier. C’est un regard perplexe voire triste sur le destin de gens pleins d’enthousiasme qui seront happés par le système, le conformisme et le confort bourgeois. Ecrit sur un style détaché, parsemé ici et la d’un peu d’humour, c’est quand même un agréable moment de lecture.

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Entièrement sous le charme

Message par Piboule le Mer 8 Déc - 20:11

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par cilaos le Mer 8 Déc - 20:56

Piboule a écrit:
Voilà un cadeau original à se faire et combien profondément humaniste !

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Piboule le Mer 8 Déc - 21:03

Merci je ne savais pas faire. C'est un vrai régal mon méri michel vient de me le taxer et il ne veut plus me le rendre !
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Surcouf le Jeu 9 Déc - 8:42

C'est le Henri qui pointe (trop) rarement le bout (de son nez, restons correct ) ici même ?

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Piboule le Jeu 9 Déc - 19:26

Oui c'est bien lui et c'est extraordinaire je suis épatée : j'attendais un livre complètement torturé et en fait c'est un véritable élexir de jouvence, ça fait doux où ça passe.
En fait c'est l'écriture de quelqu'un qui ne s'est pas laissé abîmer par la vie, qui porte encore son âme d'enfant émerveillé !
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Piboule le Jeu 9 Déc - 19:28

Surcouf a écrit:C'est le Henri qui pointe (trop) rarement le bout (de son nez, restons correct ) ici même ?
Moi le nez ça m'énerve : t'as toujours la possibilité de deux cavernes et tu ne sais pas laquelle choisir !
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Gina le Jeu 9 Déc - 19:40

Piboule a écrit: t'as toujours la possibilité de deux cavernes et tu ne sais pas laquelle choisir !
affraid
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Gina le Jeu 9 Déc - 19:41

Gina a écrit:
Piboule a écrit: t'as toujours la possibilité de deux cavernes et tu ne sais pas laquelle choisir !
affraid
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Gina le Jeu 9 Déc - 19:42

Gina a écrit:
Piboule a écrit: t'as toujours la possibilité de deux cavernes et tu ne sais pas laquelle choisir !
affraid
Il s'en passe de belles en lozère !
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par cilaos le Jeu 9 Déc - 19:58

Gina a écrit:
Gina a écrit:
Piboule a écrit: t'as toujours la possibilité de deux cavernes et tu ne sais pas laquelle choisir !
affraid
Il s'en passe de belles en lozère !
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Piboule le Jeu 9 Déc - 20:00

Menfin rendez-moi justice, rien ne vaut le chêne !
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par kaïou le Lun 13 Déc - 16:45



Présentation de l'éditeur
L’église catholique américaine a sans doute connu la plus grave crise de son histoire quand les mises en cause de prêtres pour pédophilie se sont accumulées. La pédophilie dans l’église catholique est essentiellement le fait de prêtres et elle affecte plus les jeunes garçons que les filles. Elle a lieu le plus souvent dans un lieu religieux qui apparaît comme stimulant, du fait même de l’interdit : sacristie, confessionnal, etc. Les prêtres concernés proposent souvent d’aider, et même de soigner, ceux qui vont être leurs victimes. Cela doit-il être mis en relation avec le statut « à part » des prêtres, hommes sans femme et sans enfants ? Avec l’infantilisation qui semble régner dans des secteurs entiers de l’église ? Avec la possibilité de « remettre » les péchés ? Cela ne peut-il pas donner aux prêtres le sentiment qu’ils sont au-delà des lois humaines et expliquer pourquoi ils n’ont généralement aucun sentiment de culpabilité ?
L’auteur examine la manière dont l’église catholique a traité ce problème (que faire des prêtres mis en cause ? Comment collaborer ou non avec la justice ?) mais aussi les réactions des catholiques américains à ce gigantesque scandale.
L'auteur vu par l'éditeur
Garry Wills est un spécialiste de l’église catholique. Il a écrit de nombreux livres et reçu le Prix Politzer. Il publie régulièrement dans la New York Review of Books

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Re: Le café LITTERAIRE

Message par kaïou le Jeu 16 Déc - 19:55

Le titre de son dernier livre, « la Beauté et l’enfer », n’a pas été emprunté à Camus par hasard.
Il y a du Sisyphe et de l’homme révolté dans cet écrivain-journaliste
de 31 ans qui s’obstine à survivre, entre cinq gardes du corps, au
succès phénoménal de « Gomorra » (2006). Les tueurs de la Camorra
napolitaine ne lui pardonneront pas ses millions de lecteurs, Roberto Saviano le sait. Il lui arrive de « détester » ce qu’il a écrit et de s’en vouloir pour « tout ce que sa famille a été obligée de subir à cause de [lui] »,
mais il tient bon. Même quand nombre de ses compatriotes, Silvio
Berlusconi en tête, lui reprochent de donner une mauvaise image de son
pays.

Sur le même sujet







Dans « la Beauté et l’enfer » (Robert Laffont), Saviano est
impressionnant : de courage, d’intégrité, d’intelligence. Qu’il parle de
Lionel Messi ou d’Anna Politkovskaïa, évoque le festival de Cannes ou
invite à « comprendre l’économie européenne » à travers « le prisme »
du trafic de cocaïne, c’est, à chaque page, le remarquable autoportrait
d’un homme condamné à se hisser à la hauteur de son terrible destin. La
semaine passée, le prix du Livre Européen lui était décerné à
Bruxelles, en partenariat avec « le Nouvel Observateur ». L’occasion
d’une rencontre ultra-sécurisée
Le Nouvel Observateur.- Comment évolue votre situation d’homme traqué?
Roberto Saviano.- J’ai toujours beaucoup d’espoir,
disons que ma situation est stable… Ceux qui sont sous protection vivent
dans un état d’emprisonnement étrange, parce qu’ils ne savent jamais à
quel moment ça s’arrêtera. J’essaie de garder l’esprit libre, même si ça
semble ridicule. Mais je pense que je vais bientôt quitter l’Italie
pour essayer de réaliser mon véritable chef-d’œuvre : ce ne sera ni un
livre ni un film, je veux reconstruire ma vie.

N.O.- Vous disiez l’été dernier que les autres pays ne sont pas toujours prêts à vous accueillir…
R. Saviano. – C’est encore le cas. Bien sûr,
officiellement, tout le monde est prêt à m’accueillir. Mais lorsque
j’arrive, je suis souvent confronté à quelques… problèmes. Donc je ne me
sens pas vraiment chez moi. On verra.
N.O. – Où iriez-vous, si vous aviez le choix?
R. Saviano.- J’aimerais voyager. Mais j’irais
certainement aux Etats-Unis. C’est un endroit où, compte-tenu de ma
situation, il me serait possible de vivre de façon plus humaine.
N.O.- L’émission de télévision «Vieni via con me» («Pars avec moi»), que vous avez animée cet automne, a rencontré un succès considérable en Italie
R. Saviano. – Oui, un succès extraordinaire et
inattendu. Impensable. Je pense que cela ne pourra plus jamais se
répéter. Plus de 10 millions de personnes l’ont suivie. C’est plus que
pour la finale de la Champions’ league entre l’Inter de Milan et
Barcelone ! Je ne comprends pas, c’est un miracle. Dans l’émission, on
recevait différentes personnalités [comme le comédien Roberto Benigni ou le président de l’Assemblée nationale Gianfranco Fini, NdlR.],
et on proposait des listes : une liste de raisons de quitter l’Italie,
une liste de raisons de rester en Italie, une liste de façons de
zizaguer entre des sacs-poubelles… C’était élitiste, mais ça a touché de
très nombreux téléspectateurs. Peut-être parce que l’Italie n’en peut
plus, parce qu’elle ne supporte plus la télé italienne, la politique...
N.O.- Etait-ce pour vous, précisément, une façon de faire de la politique?
R. Saviano. - Oui, mais à un autre niveau. Ce n’est
pas de la politique partisane, pas une politique obéissant aux
mécanismes parlementaires. C’est une politique idéale, en quelque sorte.
Mais effectivement, s’il y avait eu un autre cadre politique en Italie,
si les politiciens étaient encore capables de concrétiser des espoirs
ou un projet, on n’aurait peut-être pas eu les mêmes résultats. Nous
avons en fait comblé un vide.
N.O.- Vous m’aviez dit en juillet dernier vous sentir «l’homme le plus détesté d’Italie»...
R. Saviano.- Je suis détesté, oui, notamment par une
grande partie du monde politique. On se demande comment ce paysan, ce
plouc arrive à toucher autant de personnes... Et quand ça concerne
autant de gens, la haine est énorme.
N.O. –Quel regard portez-vous sur la crise politique majeure que traverse actuellement Silvio Berlusconi?
R. Saviano. – Ah, si j’avais une idée... Mais
personne n’en sait rien. C’est le chaos le plus total. Il est clair que
le gouvernement est déjà tombé. Il s’agit simplement de savoir qui
arrivera à le faire tomber vraiment, comment, et quel prix Berlusconi
sera prêt à payer – car il va vendre très cher sa peau. Ensuite, une des
raisons pour lesquelles personne ne donne le coup de grâce, c’est la
peur de la vendetta : il y a des dossiers... La légitimité, c’est la
grande arme utilisée par le gouvernement. Si vous êtes contre, si vous
vous opposez, vous êtes roulé dans la boue, vous êtes sali.
N.O. – Vous voulez désormais penser à votre vie. Mais sans renoncer à écrire?
R. Saviano.- Non, non, c’est mon métier.
N.O. – Vous aviez le projet de donner une suite à «Gomorra», qui dénoncerait les agissement de la mafia à un niveau international…
R. Saviano.- Je continue.
N.O. – Mais en travaillant désormais étroitement avec la police?
R. Saviano.- Oui, les policiers sont devenus mes
mains, mes yeux, et mon regard sur les choses passe par leur
intermédiaire. Les écoutes, les actes judiciaires sont la source
principale de mon livre.
N.O. – Et n’avez-vous pas peur d’être instrumentalisé, ou manipulé?
R. Saviano.- Bien sûr. C’est arrivé. Mais moi je
raconte des histoires. C’est pour cela que mon écriture est dangereuse.
Je n’ai rien dévoilé de nouveau en écrivant mes livres. Je n’ai rien
découvert. Je me suis contenté de raconter ce que savaient quelques
journalistes et quelques juges. Mais je l’ai amené sur la scène
internationale. C’est cela que je paye. Mais c’est cela aussi, la magie
de la littérature. En me lisant, le lecteur se dit : « c’est moi ». Et
ça donne une portée universelle à ce qui semblait un problème très
limité. Voilà comment la littérature devient la grande ennemie de la
mafia. Parce qu’elle dit à chaque lecteur: «Ca, c’est ton histoire».
Alors que les mafias disent: «Non, non, non, ce ne sont pas vos
histoires, ce sont des choses qui nous concernent, qui sont cosa nostre...»
N.O.- C’est « combattre le mal par l’art »,
écrivez-vous dans votre livre. Mais on y trouve aussi un chapitre sur
la prolifération du trafic de cocaïne. Avez-vous le sentiment d’avoir
marqué des points, très concrètement, dans votre combat?

R. Saviano.- Oui, j’ai vu des résultats,
essentiellement parce que l’attention médiatique a provoqué une
incroyable réaction, de la police entre autres. Je ne veux pas dire
qu’elle ne faisait rien auparavant : tout ce que j’ai évoqué, je le
savais parce que la police a travaillé. Mais en braquant le projecteur
ici ou là, on déplace certains investissements, et on suscite la
crainte, parce que désormais l’ensemble du pays se rend compte de ce qui
se passe. Mon objectif, c’était de faire connaître toutes ces
histoires, en obligeant l’Etat à s’engager davantage, et en disant aux
gens «n’ayez pas peur». Ca aboutit à des résultats limités, mais
concrets, oui.
N.O.- L’Etat italien s’est davantage engagé?
R. Saviano.- Oui, contraint et forcé par la population.
N.O.- Votre livre fait une large place à des
figures d’hommes révoltés, comme Albert Camus, et d’écrivains qui ont
été enfermés ou traqués, comme Anna Politkovskaïa, Primo Levi,
Chalamov... En quoi la lecture de ces écrivains vous aide-t-elle?

R. Saviano.- Ca représente une boussole. D’un point
de vue littéraire comme pour s’orienter dans le quotidien. Souvent,
quand je ne me sens pas bien, je pense à leurs vies, à celle d’Anna
Politkovskaïa par exemple, à leur résistance, et je suis convaincu que
je m’en sors finalement bien. Qu’il y a des raisons d’espérer. Qu’il ne
faut pas sombrer dans le désespoir à cause de certaines idioties ou
parce que certains veulent vous faire tomber. Oui, je m’inspire de leur
exemple, et je me dis qu’au fond, je suis un dilettante face à eux. Ces
figures ne sont pas seulement une référence de ma vie d’écrivain, mais
de ma vie tout court, comme si c’étaient un cousin, une tante, un
grand-père... Ils font partie de ma famille.

Propos recueillis par Grégoire Leménager
Source : ceci est la version intégrale de l’entretien publié dans « le Nouvel Observateur » du 16 décembre 2010.
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Michel le Jeu 16 Déc - 22:46

http://www.20minutes.fr/article/632447/culture-le-cri-revolte-eternel-resistant
un des derniers grands homme qui nous reste... c'est court mais c'est l'éssentiel
Il sera demain au corum de Montpellier à aprtir de 19H
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Henri le Lun 20 Déc - 17:16

Je n'ai pas de livre à présenter. Piboule a eu la gentillesse de parler de celui que j'ai écris il y a peu.
Je suis heureux d'avoir écris ce livre même s'il n'est qu'un petit courant d'air un peu anarchique dans le courant littéraire normalisé.
Je ne connaissait pas cette partie littéraire du forum et en la parcourant, en faisant un petit inventaire des lecture qu'on y trouve, une phrase m'est revenu.

Malheureusement, comme à chaque fois, je ne me souviens plus qu'elle en est l'origine. J'hésite entre Madame Bovary ou Sartre...Peut être même Welbeck.... à moins que la comtesse de Ségure y soit pour quelque chose...
C'est dire l'étendue des recherches qu'il faudrait entreprendre pour pointer du doigt l'auteur de cette phrase qui a pourtant été reprise un certain nombre de fois...
« Vos lectures dont l'appropriation vous fait une culture, montre comme un nez propre ou sale, l'état d'un subconscient empreint de vos fantasmes, ainsi dévoilés. »

Rigolote cette phrase!
Ainsi, l'évocation d'un titre intéressant pour nous, l'achat, l'emprunt, la mise en avant serait un dévoilement de fantasmes cachés, inavoués et peut être à nous même inavouables...
Marrant.
Et peut être à creuser pour certain...

Merci pour le café... Non se sera sans sucre![i]
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Raoul le Dim 26 Déc - 16:58


Lisez le, c'est tout ce que je peux dire.
Écrit en 2006, c'est une vision assez effrayante d'un monde post 11 septembre en 2010 . Et l'origine de ce monde effrayant est une fidèle description de notre monde réel.
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par Colline le Sam 1 Jan - 11:38


D'excellents souvenirs pour tous ceux qui ont apprécié l'irrévérence et provoc' de l'équipe Choron !
(merci mon fiston )
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Re: Le café LITTERAIRE

Message par kaïou le Lun 10 Jan - 9:11

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