Saint Germain de Calberte

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Saint Germain de Calberte

Message par Fraissinet le Jeu 15 Juil - 14:53

Beaucoup de rumeurs plus ou moins fondées et de légendes plus ou moins farfelues courent depuis longtemps sur l’origine du nom de Saint Germain de Calberte et de ses habitantes, les Calbertoises ou Calbertes.
En voici quelques unes :

Bonne, patiente et saine lecture Cool


Dernière édition par Fraissinet le Jeu 15 Juil - 15:30, édité 1 fois
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La couture

Message par Fraissinet le Jeu 15 Juil - 15:02

Ainsi de celle de cette passion soudaine des Calbertoises pour la couture qu'on attribue non pas à un réseau de prostitution (encore que certains éléments pourraient tendre à démontrer le contraire), mais de distribution à domicile de machines à coudre.

C'est que, bien avant les réunions de vente de récipients de plastique ou de produits d'entretien, sévissait déjà le représentant en patrons de couture.

Expert en zip, dont il faisait glisser la navette alternativement de haut en bas et de bas en haut, pour s'assurer du bon emboitement des engrenages dans les gorges, il avait vocation à faire partager sa passion pour l'enseignement de la couture et passait du temps à étudier avec elles ses jeunes élèves sous toutes leurs coutures.

Chaque leçon marquait un progrès où elles s'amélioraient sans cesse en apprenant de nouvelles possibilités.

Pour le travail sur un volume rond, il leur enseignait d'utiliser un manchon long et cylindrique autour duquel coudre une gaine. A défaut d'en trouver un sur place, il s'improvisait mètre étalon et en testait, aussitôt après qu'elle l'ait assailli de questions sur la confection, l'étanchéité.

De la broderie anglaise ajourée au point de bourdon très fin, il veillait à ce qu'elle ne soit point qu'une simple mise en valeur de la transparence. D'ébats, résille n'était que prémice et portait mal son nom de cache sexe.

Au besoin d'ajuster un bustier justaucorps, il répondait par un corps de mesures qu'il lui fallait battre et interpréter. Il n'hésitait à utiliser la paume de la main comme instrument, car il ne disposait d'autre moyen pour veiller à ce qu'aucun volume de tissu ne soit inutilisé et que leur générosité emplisse la blouse ?

Il profitait souvent du fil des sujets évoqués pour leur apprendre quelques bonnes recettes.
Ainsi de cette délicieuse crème bavaroise, qu'on déguste directement au pis munichois (dont on pourrait être amené à penser à tort qu'il s'agit d'un dessert alors qu'on n'en est qu'à l'entrée) et qui consiste en un entremets cosmopolite où, à une crème anglaise parfumée de la gousse fendue d'une quille à la vanille, passée au chinois, est incorporée une délicieuse gelée, la gelatti ne doit néanmoins pas fondre trop vite, mais se mêler à l'onctueuse crème pour lui donner cette consistance au visuel agréable à la fois ferme et tremblante. Parachever en additionnant une crème Chantilly préparée dans un cul de poule qu'on aura fouettée en un mouvement franc et régulier et qu'il faut serrer en fin de montée. Mouler, pour finir en beauté, sans rouleau à tapisserie, la bavaroise, sans toutefois essayer d'en faire de la pâte feuilletée, car elle est naturellement bien roulée.

Elles voulaient chacune qu'il leur apprenne la confection d'un décolleté à la fois plongeant et pigeonnant. Il le faisait, non sans peur du précipice, craignant que le pigeon, ce ne soit lui, quand, après avoir délacé le bustier, ne s'affaisse entre les paumes de ses mains une paire de misérables cailles bien peu dodues. De même, elles souhaitaient offrir une vision améliorée de l'arrière de leur robe au moyen d'un faux cul, rembourrage destiné à donner à leur postérieur une forme plus arrondie.

Il se dit qu'il préférait à faux cul vrai con, mais également vrai cul (de poule) à faucon.
Ces femmes, pensa-t-il, quels drôles d'oiseaux !

Elaborer d'énergivores smocks (onze watt/heure), monter des doublures façon portefeuille avec un rembourrage ouatiné (en effet, de toutes les matières, c'est…), façonner une tête à plis (en restant concentrées à la grimpée au rideau), autant d'étapes indispensables à leur formation.

Procéder à une emmanchure sans manche ? Comment la dfimensionner convenablement ? lui demandait-elle, inquiéte, car il fallait que le fourreau ait la bonne taille pour accueillir un corps profilé ou bien couvrir un organe rétractile ou bien encore constituer la partie cylindrique chauffante qui entoure la vis d'une extrudeuse.

Tester une doublure réversible, l'enfiler à l'envers, à l'endroit, elles étaient très appliquées, n'hésitaient pas à payer de leur personne en lui offrant différents points d'emmanchure.

Quand approchèrent les leçons d'ourlets, de molletonnage et de tissus de fausse fourrure, elles furent fières de lui montrer leurs paires de pulpeux ourlets confortablement capitonnés, finement crénelés et naturellement ceints d'une fourrure dont il leur apprit l'entretien et le dessin en W.

A la leçon treize, quand elles s'esclaffaient bruyamment de joie devant la pénétration du puissant Rhone dans la Méditerranée, il dut en venir aux bouches cousues.

Vînt la pose d'un entre-deux et elles se plaignirent qu'il était difficile de dimensionner les coutures alors qu'elles risquaient de subir à certains moments des pressions incontrôlables. C'est ici que les petites mains papotaient.

De la trousse de couture, dont il s'était assuré que les outils étaient bien adaptés, il allait passer bien vite, à la plus grande joie des apprenties, à la trousse de la couturière.

La leçon quarante huit, moment tant attendu où elle allait le découvrir pour la première fois, fut l'objet de maints signes et de points de croix. Entre le velu du Velay, le ruthène en rut, l'ursidé roussi de Chanac, elle hésitait.

Quant à loup, que d'aucuns situent en Margeride, elle le vit, loubard de Loubaresse et le perdit.

De la meule au mobile du moulin, il n'y avait qu'un peu de foin et, fortes de leurs progrès, elles voulaient toutes se confronter à lui. Ne pouvaient les attendre qu'une déculottée et une battue à plate couture, mais n'était-ce le prix à payer pour cette trousse ?

Elle, là, calme, mît du temps à recouvrer ses esprits du montage ébouriffant de ce point en tête à queue sens dessus dessous de la leçon soixante neuf dans un lit mezzanine.

Après de longues et rudes journées d'apprentissage et d'initiation, il avait coutume de les emmener au cinéma dans sa loge où elles allaient participer à une projection privée. Sombre vue de leur balcon, il ne manquait jamais de leur jouer le rôle (courageux) d’hardi peloteur et de la braguette magique. Ourdir un tricotin, tisser une navette, tramer une manigance, nouer une intrigue sans invoquer St Pierre et son temple, fomenter une conspiration, brandir un gourdin, préparer un coup, nul doute que n’allait s’arrêter là son activité de comploteur.

Il leur proposait, en guise de remerciement à leur fructueuse collaboration, des voyages à l'étranger, mais elles se méfiaient, car la ficelle était un peu trop grosse pour entrer dans le chas.

Au Maroc d'abord où elle risquait de ne pas se poiler à Rabat et de se retrouver dans une maison de passe, à poil, à Tanger, le corps couvert d'un simple maroquin, découvert d'une misérable peau de mouton réduite à peau de chagrin.
Levis et ses tissus légers ne risquaient-ils de l'amener à la crise en jean de poitrine ?
Opportunité malheureuse peut être également que de loger à la case à Blanca, une tenancière attentionnée pour ses visiteuses dont elle couvre la silhouette d'une résille d'or, gourmandise localement très appréciée de l'indigèn(t)e, qui aime à tremper ce biscuit dans un thé brûlant à la menthe, résille dont le quadrillage capitonne élégamment la peau comme une saucisse ficelée. Ou bien encore, sans vouloir guerroyer, ni se mettre Mars à dos, prendre des fessées à Fès.
Nul doute, à cet égard, qu'elle devrait s'assurer pour sa sécurité des services d'un hareng local à Kairouan.

En Syrie ensuite où il voulait l'emmener à Damas quiner avec une paire de boules (de cristal) et un pauvre petit cochonnet. Le lecteur assidu apprendra ici que la quine est une loterie où les parties de quilles se mélangent avec celles de belote et de boules. D'origine rouergate, cette pratique s'est largement répandue en France où, par exemple, on trouve maintenant en Arles quine. La quinine, qui n'est pas l'épouse de la quine, sera présente au tournoi sous forme d'apéritif au quinquina. Pas ludisme toutefois pour un sou que ces fêtes sans calament ou gentiane.

A la découverte de la route des dessous de la soie enfin, dans l'ombre fraîche des caravanserails où le voyageur solitaire, laissant couler l'eau rafraichissante et pure sur son corps nu, cherche compagnie, là où, dans un tour de passe-passe, menteries disparaissent et amants apparaissent, là, il faut être prudent et préparer ses arrières, l'or s'y ramassant en se baissant, et il convient de ne pas être molle quand le tadjik y s'tend, ni d'ignorer où s'bécoter chez les kirghizes et si enfin, à cheval, en amazone, casaque qu'à turcs mène.
En un mot, il faut maîtriser le cabestan…

En route enfin vers l'union non désirée, soviétique, où râles de plaisir accompagnent cependant les protecteurs de la fille qu'illico casent, que le vieux batelier abkhaze goûte volontiers, dans son agée orgie, et la rémunère, fier, de ses apsars kzars que jalousent les cinq ascètes ossètes…Sans entendre parler guruli par les hommes de l'Adjarie, de l'Acaristan turc, de la grecque Colchide et qui s'appelait avant la Gourie. L'Ouïghour rit (qui n'a rien à voir, évidemment, ni avec la Gourie, ni avec le célèbre Emmanuel le Roy-Lagourie) de ses yeux bridés et loue ce bec auquel il est apparenté. Tout n'est pas rose néanmoins en Géorgie et bien des défauts en accablent la population, comme le caractère exagérément flatteur, propre au Racha-Lechkhumi ou le bavardage institutionnalisé en Kakhétie ou bien encore l'appétence sexuelle incommensurable en Samegrelo. Bref et, bien que des difficultés semblent occasionnellement secouer la zone, la région de la Mer Noire est un paradis qu'avis arachnéen ne contredira pas! En un mot, la région est confuse et il n'est pas bon d'y laisser traîner là Pascale Berthon.

Le chas t'est pur, lui disait-il.

Le chas de l'aiguille n'est pas qu'obscur objet de couture, ni obscène sujet de culture, il est également phénomène de société qui bouleversa à son avènement toute la vie de l'époque.

C'est il y a environ dix huit mille ans qu'elle apparut, permettant de coudre des peaux au lieu du peu étanche système de simple superposition des peaux, ce fut la naissance de l'outre, réservoir de liquide protégeant de pertes possibles. A cette même époque, un cataclysme perça le Détroit de Gibraltar, pénétra la Mer Noire puis naquit Sahara (ma jolie Sarah).

C'est également à cette période qu'apparurent les prémices de la gaudriole gavote.
De celle qui concernait l'introduction du fil dans le chas, puis plus récemment, avec la domestication des vignes vers 6000 ans avant JC, de l'expression plein comme une outre.

Le préservatif commença à se faire connaître à la même époque. Ce dernier sujet est toutefois si complexe qu'il fera l'objet d'un approfondissement spécifique par ailleurs.

Par lui et pour lui, de toutes ses bonnes recettes, elles se firent maître queux, pour ses mannequins, il fit art-manique (main-chaude), nul mystère ne persista plus chez elles des points de remplissage (le nœud), de contour (l'épine), comptés (la croix) jusqu'au fameux point de couchure (la soutache, en particulier). Le point de couchure, dit aussi de Boulogne, constitue un point d'initiation pour la débutante en phase d'apprentissage qui consiste notamment en la décousue pour la première fois d'un ourlet. Ayant pour objet la découverte des positions basiques d'introduction du fil, dessus, dessous, entre, endroit, envers, il permet des assemblages plus complexes qui donnent à la couturière la possibilité d'exprimer sa joie.

L'avancée dans le cursus des leçons l'amenait des plus aisées aux plus élaborées, du simple point avant jusqu'au point de bâti. Il n'y avait point d'arrêt à la surjeteuse d'autre que le vidage de la bobine.
La recharger avant que de l'enfiler et coulisser sur la canette en s'assurant régulièrement du bon fonctionnement du mécanisme d'auto-lubrification afin d'éviter la surchauffe, autant de tâches mécaniques qu'elle finissait, avec doigté, avec quelque entraînement, par faire mécaniquement.

Lentement il leur apprit l'exercice répétitif de la pression d'avant en arrière et retour du pied sur la pédale pour procurer un rythme régulier à la navette.

Dans cette pièce bien éclairée, où elles trompent leur ennui en consommation d'ébats, Corne élit domicile, l’orgueilleuse pour qui omnia est vanitas (celle à navette vibrante).
Quand il berne Nina, la D. Bacle est annoncée, mais elle n’a qu’à attendre, le mystère de la troisième main, celui de la magique à coudre Singer allait bientôt leur être révélé (fin d'un morceau de l'anthologie des machines à coudre).

La religiosité nouvelle des femmes affichée pour ce point de croix (ce fut la raison pour qu'Albert toise les habitantes après leur forfait (donc à prix défini d'avance)) ne fut pas sans générer jalousie des hommes qui voulurent en découdre.

Cet épisode cévenol qui fit à l'époque couler beaucoup d'encre, à défaut d'eau, fut connu comme celui du Singer man de Calberte. Cousue de fil blanc, cette légende a tout de même amené maints Calberts à attacher un fil à la patte de leurs femmes et une clochette pour les suivre (car, il est bien connu que, quand elle est transportée de joie, la Calberte sonne).

Fermez le ban!


Dernière édition par Fraissinet le Jeu 15 Juil - 15:14, édité 1 fois
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Le cirque

Message par Fraissinet le Jeu 15 Juil - 15:11

Ainsi de cette autre liée à la présence d'un cirque allemand qui se produisit en représentation à St Germain ce vingt six Juillet 1770 (à deux cents ans près) et dont un grand primate adolescent s'échappa, y terrorisant vieille et juge.

Supposez que l'un de vous puisse être,
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?

Qu'une alternative pareille,
Un de ces quatre jours, m'échoie,
C'est, j'en suis convaincu, la vieille
Qui sera l'objet de mon choix !

Nul choix ici, il s'agit d'un dilemme !
Néanmoins peut-on raisonnablement ne pas abonder dans le sens de la suggestion de George B ?
Si certes le paisible contribuable qui sommeille en nous n'a de vœu lors d'un contrôle fiscal que de niquer le juge, il demeure néanmoins que la vieille a plus d'attrait à tirer.

Un fait peu connu est qu'à l'époque circulait dans cette bourgade cévenole un train qui la traversait de part en part.
En souvenir de cet épisode du cirque, connu de nos jours comme celui du singe Hermann de Calberte, on y baptisa la gare "au gorille".
On rapporte également à ce sujet, et l'on touche sans doute là aux limites de l'exercice de mémoire, que le dresseur de ce singe lui disait quand il lui amenait son bol de potage :
Mange ta soupe, Hermann !

A la fin des repas, la créature simiesque adolescente était irrésistiblement prise de violentes érections ainsi que d'éructations tant incontrôlables que libératrices.
Ce primate, d'une éducation berbère stricte et, donc à ce titre, extrêmement respectueux des usages, savait honorer la maîtresse de maison de ces manifestations de courtoisie qui rendent la cuisinière locale heureuse.
Qu'il rote constitue en effet pour le primate en rut rite.
Néanmoins, assez rustre, il ne s'arrête pas à la rusticité d’une rapine, ainsi,
Qu'il bande abonde dans le sens de la contrebande d'une future sarabande.
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L'apôtre triquaire

Message par Fraissinet le Jeu 15 Juil - 15:17

Une autre encore se réfère au lointain passé, hérité du pape gévaudanais Urbain V, estudiantin et de CHU de la bourgade,
au fameux Studium, dont l'un des professeurs Jean Bonnefous, avait conduit en 1369 en Avignon une trentaine d'écoliers dont vingt et un furent admis à l'Université de Montpellier.

Et à l'Hopital de St Germain, dont la première supérieure, Anne Verdelhan du Poujol, participa en 1714 à la reconstruction (la première pierre en fut posée par le père Adam de Malafosse, nom prédestiné de faux soyeur) et où elle accueillit deux docteurs, une femme et un homme, qui avaient, chacun, prononcé le serment hypocrite et étaient issus d'une des fondations d'Urbain V, le fameux Collège des Douze-Médecins de Montpellier.

Il rencontra beaucoup plus de succès qu'elle. Aussi entend-on souvent dire là-bas :

Mieux le médecin Germain qu'Alberte.

Devons nous nécessairement accepter que le passé soit systématiquement enjolivé pour promouvoir cette belle cité ?
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Outre Rhin

Message par Fraissinet le Jeu 15 Juil - 15:21

Une de plus :
La réputation de Chaudes-Aigues n'est pas seulement nordiste, on en retrouve également le concept dans le sud, notamment dans cet honorable bourg.
Que faut-il en penser ?

Il remonterait à l'existence là, au début du 1er siècle après JC, d'une tribu rhénane, les Chattes, teutonnes par la langue et dont les secousses tétoniques ont laissé d'impérissables souvenirs localement de même que généré une reproduction accélérée.
De cette main-chaude active jusque dans les fours, les Calberts disaient: allez, manique!
Cette main, toujours à brandir haut et fort le fût épais de ces champignons jusqu'à leur faire cracher leur ultime venin, fut surnommée la manique phalloïde.
Tout cela se situait hélas bien avant que ne disparaisse de la surface du Bougès toute trace mycologique.

Aussi n'est-ce pas sans émotion que l'on entend ces vieux évoquer cette douce époque sous le nom enjôleur de
l'essaim germain de Calberte.

Hypothèse incontestablement séduisante qui ne résiste toutefois pas à l'Histoire qui précise que les Chattes ne réussirent jamais à franchir les colonnes Maginot (et réciproquement).
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Au nid soit qui mâle y pense

Message par Fraissinet le Jeu 15 Juil - 15:26

Que dire ensuite de cette obscurité, peut être poétique, de cette incongruité subliminale apparente que sous-tend l'expression confuse de la libido effrénée de la Calbertoise ?

Celle-ci serait en effet particulièrement friande des aréoles masculines ainsi que le prétend l'adage local :
Le mâle sein gèrent mains de Calberte.

Qu'on laisse ainsi se développer de telles sornettes relève de très gros sabots que la modernité a fort heureusement remplacés par des charentaises.
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Essai

Message par Fraissinet le Jeu 15 Juil - 15:29

La dernière, non la moindre, date du XIXème siècle, très précisément des origines du rugby.

Sport de l’aristocratie, on rapporte que, lors d’un match, bien avant Dalida, cadrant son adversaire pour permettre à son ailier de déborder, le comte de Saint Germain décale Berthe et que ce Berthe, s'il va à l'essai, le doit à St Germain et que, au contraire, si il câle, Berthe, ce n'est pas dû à St Germain.

Cette hypothèse, évidemment très satisfaisante, semble peu probable, car le sport local est, depuis bien longtemps, la traite des blanches (oui, les chèvres).
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Re: Saint Germain de Calberte

Message par Surcouf le Ven 16 Juil - 7:07

cheers

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Re: Saint Germain de Calberte

Message par Colline le Ven 16 Juil - 8:36


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Re: Saint Germain de Calberte

Message par cilaos le Ven 16 Juil - 10:15

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Re: Saint Germain de Calberte

Message par Surcouf le Ven 16 Juil - 10:30

Fraissinet a écrit:... En un mot, il faut maîtriser le cabestan…
C'est ce que dit le marin qui met Berthe* en cale quand ses mains gercent les seins.

* Bertrade ou Berthe de Sénanque dite Berthe aux gros seins (Ile de Sein vers 720 - Javols 12 juillet 783), est une reine des Francs, fille du comte Caribert de Laon et mère de Charlemagne. Affligée probablement d'une hypertrophie mammaire, son surnom serait dû à cette poitrine qu'elle avait toujours en éventaire. Toutefois, on peut penser qu'il s'agit d'une légende très ancienne liée à la déesse Sequana, une déesse-mère qui a donné sein, christiannisé à travers les statues et peintures de vierge allaitant et vierge à l'enfant.

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Re: Saint Germain de Calberte

Message par Fraissinet le Ven 16 Juil - 12:04

Fraissinet a écrit:Une autre encore se réfère au lointain passé, hérité du pape gévaudanais Urbain V, estudiantin et de CHU de la bourgade,
la première pierre en fut posée par le père Adam de Malafosse, nom prédestiné de faux soyeur

Par le sévère Adam, aurais-je du préciser, car, à l'époque, on ne rigolait pas !
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Re: Saint Germain de Calberte

Message par Fraissinet le Ven 16 Juil - 12:24

Je vous remercie de me remercier, mais j'en ai autant à porter au crédit d'aucuns, notamment, mais pas exclusivement, ceux qui font vivre cette merveilleuse histoire des premiers lozériens, mais je ne sais comment on fait.

C'est quoi le mode d'emploi ?
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