Ailleurs ce roc ?

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Ailleurs ce roc ?

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 4:27

Nul besoin d'aller jusqu'en la lointaine Australie aborigène pour le trouver, c'est souvent chez l'indigène Bougès qu'il se terre.

Encore moins d'aller en pays springbok chasser l’antilope, courir la gazelle ou boire une witboer (et soie), car c'est dans une Longue Vallée Française que l'on le trouve le plus facilement.

C'est pourtant justement celle qu'il était allé chercher là-bas.
Pays de raclées récentes, l'Afrique du Sud, dont on revient à poil aussi bien en football qu'en rugby, serait-elle ce pays de cocagne où il se serait rendu à la recherche initiatique des du Plessis, de Villiers, Olivier, Le Toit ou Fouche ou bien à la recherche confessionnelle du mémorial de ces huguenots français installés là dès 1688 pour y implanter des cépages métropolitains dans la délicieuse région qui entoure Franschhoek, littéralement le coin français ?

On y retrouve l'art de vivre français, grands vins, mets de gourmet et charmante compagnie.

Sauvignon, Chardonnay, Cabernet Sauvignon, Pinots noirs, Merlots s'y sont merveilleusement adaptés dans les quarante trois exploitations vinicoles locales.
Elevés avec soin, dans des fûts de chêne, comme dans les célèbres celliers de Pleisir de Merle à Franschhoek.

Certains pinots noirs de grande garde sont ainsi des perles à Paarl.

L'eau de source de la Terre de Luc, à Franschhoek également, dénommée en français sur l’étiquette de la bouteille, la Vie de Luc, allait-elle lui permettre de recouvrer ses esprits ?
Encore eût-il fallu pour cela qu'il la goutât, alors qu'il n'avait justement à l'esprit que son rendez-vous du lendemain (jamais le jour même) avec la belle Carol Manana, qui n'était pas, contrairement aux apparences, ma nana, mais bel et bien celle de l'ensemble des téléspectateurs captivés tant par ses chroniques footballistiques appréciées que par sa plastique irréprochable.

Le versant sud du Bougès est, après celui de l’aréole de Carol…euh…non…l'auréole de l’Aigoual, la plus haute pente schisteuse des Cévennes (j'en vois déjà qui se gaussent niaisement ! Tout le monde peut se tromper, non ? c'est vrai ça, quoi ! Après tout il n'y a qu'u pour différencier aréole d'auréole !)

Ce très vaste adret, qui dévale depuis la grande crête émoussée sommitale, est recoupé par de longues croupes et de profonds valats (il s'agit ici d'un texte extrait des ouvrages du Parc National des Cévennes, aussi n'y a-t-il pas lieu d'y rechercher quelque signification subliminale, bien que d'aucuns de ce forum puissent toutefois être tentés de le faire…enfin…surtout ceux de l'extrême nord de la Lozère, je veux dire bien sûr du nord de Molines).

Les landes et les boisements des sommets dominent ici des paysages de châtaigneraies et de petites pâtures d’une économie traditionnelle cévenole montagnarde.
L’ampleur du relief, l’étagement des vieilles châtaigneraies qui remontent des pieds du massif jusqu’aux landes et boisements d’altitude, les petits hameaux compacts et leurs prairies nichées sur les flancs des vallons donnent à cette partie du massif le caractère à la fois grandiose de la montagne, avec d’extraordinaires panoramas, et celui resserré et intime des paysages des valats cévenols.

En dépit de mon précédent avertissement quant au sérieux de ce texte, certains continuent de sourire aux croupes, aux resserrements et à l'intimité des valats, à l'ampleur des reliefs propres à cette partie du Bougès. Cet attrait, incontestable, contribue, hélas, à l'inexorable descente de la gueuserie nordiste lors des périodes de chasse qui ne s'arrête pas à de simples coups de fusil ou de tirs de lapins.


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Sexe âgé, nerf ?

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 4:33

Fil dédié au benjamin des sexagénaires 2010 du forum Lofl, dernier membre du sixteron 2010 avec Colline, Salazie, la Fée, Luigi, même rare, et moi-même, vous y trouverez tout ce que vous n'avez jamais osé lui demander et notamment ce qui touche à la question essentielle de l'homme de 60 ans, "vais je assurer ?"


Suites...


Dernière édition par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 11:55, édité 2 fois

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Chasse-heure

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 4:37

Quel passe-temps plus agréable en effet pour tuer le temps qu’un coup de fusil ?

3 oct. 2009…
Un chauffeur belge au volant d'un camion immatriculé en Slovaquie se fait tirer comme un lapin sur l'autoroute E40 un peu avant Saint Trond.
La confusion est ici élevée, car l'objet du tir fut-il un véhicule, un pays d'immatriculation, un métier ou bien une nationalité ?

18 févr. 2010…
Ignaux, Ariège,
Le chien tiré comme un lapin...
Sus à cette expression ! Le lapin aussi a envie de vivre.
Attention à la vengeance de la terrible déesse aztèque du Chant, Xhantzal Goyatl qui, bien que son physique ne vaille pas un cantique…ni un kopek d'ailleurs, incite depuis longtemps les lapins à la Résistance, ainsi que le fit jadis le général de Gaulle évoquant là les conséquences de l’érection de la future Croix de Lorraine !

6 nov 2008…
A Cajarc (le pays du légendaire schmilblic), dans le Lot, un chasseur est attaqué par trois chevreuils.
Seulement fracturé au fémur, ses oreilles et sa queue ne feront pas l'objet de distribution.

6 nov. 2008…
Hergnies, près St Amand les Eaux
Un chasseur prend un cheval pour un lapin, il tire…
Laissez des commentaires, la Buvette des Alpages (site web), c'est comme le café du commerce.

Tirer comme un lapin peut s'interpréter de deux manières très différentes :
Le premier sens, issu de la chasse, est celui de donner un coup de fusil dans le désordre et la précipitation.
Le deuxième sens, qui n'a rien à voir avec la chasse, mais qui pourtant en reprend le vocabulaire, consiste en un exercice exagérément hâtif de l'accouplement.

Lequel des deux sens est la poule et lequel l'œuf, telle est la question.

Dans le même ordre d'idée, le tir au gibier d'eau, défini quelquefois comme le tir de la chasse d'eau, se réduit à celui de la poule d'eau * que l'on ne confondra pas ici avec le mâle de l'espèce, le pull beau, du ball trap, pratiqué dans les hauteurs de Paris et qui consiste, à partir du lancer franc d'un pigeon, à essayer de toucher sa cible en plein centre à chaque fois.

* ouverture en été où elle est vêtue de son plus simple appareil de plumes.

L'expression tirer un coup tout court reprend la même ambiguïté de sens.

Y aurait-il donc lieu alors, comme le suggère notre vocabulaire français, à assimiler la femme à un gibier, à poil, comme la chatte Sphynx (glabre) ou bien, à plume, quand elle descend le grand escalier du Casino de Paris (le théatre, pas la supérette évidemment!) ?

A ces plumes qui suivent la meneuse de revue et qui se comportent bien souvent comme des intrus du cul, il faut ajouter celles d'autour de son cou, celles du boa.

Lové là à prodiguer, de son duvet de plumes, chatouillis aux lobes d'oreilles et aux ailes de narines, ce dernier est bien positionné là pour reluquer balcon, stricte heure (il n’est en effet à cet égard jamais en retard).

Ces pratiques, ô combien condamnables, ne constituent-t-elles pas, finalement, la vengeance de Quetzalcoatl, le fameux serpent à plumes ?

Dieu de l'étoile du matin, que révère le pèlerin, n'est-il que l'expression de cette libido irrépressible qui est à l'origine même de la vie. Des récits premiers relatent que, lors des orages, signes de la colère divine (pas celle de Hugh Grant bien sûr), les aztèques s’abritaient dans des grottes et y forniquaient sans relâche jusqu’à ce que jaillisse la foudre…

Affublé quelquefois de l'aimable surnom de Tlahuizcalpantecuhtli *, parfois considéré comme étant né d'une vierge, la déesse Coatlicue *, il s'amouracha, dit la légende, près de Cuernavaca * (la capitale de l'état de Morelos au Mexique dont le nom vient du nahuatl Cuauhnáhuac qui signifie lieu boisé et dont les Espagnols, ne sachant le prononcer, firent Cuernavaca, cuerna vaca, corne de vache. Elle est connue comme la ville de l'éternel printemps du fait de sa température clémente variant sur l'année de 25 à 31 degrés le jour et de 12 à 18 la nuit), il s'amouracha donc de cet être obscur comme la nuit, le tezcatlipoca (miroir fumant en nahuatl) noir qui a le corps entièrement couvert de cette couleur, exception faite des rayures jaunes de son visage qui l'associent au jaguar, son nahual.

* L'abondance de cu, que le lecteur assoiffé de stupre n'aura pas manqué de remarquer ici, n'est en réalité que l'expression la plus prosaïque qui soit qui est que chacun en possède un.

L’attribut du tezcatlipoca est le miroir d'obsidienne, objet divinatoire lui permettant de lire l'avenir et le cœur des hommes, qu'il porte soit autour du cou, soit à la cheville. Celle-ci est souvent figurée estropiée ou terminée par un serpent, évocation de son combat avec le monstre Cipactli, du corps duquel les dieux créèrent le monde. L'autre pied porte souvent un sabot, signe de son agilité (le sabot sera, à cet égard, avantageusement remplacé, de nos jours, par une élégante paire de charentaises).

Les Aztèques intégrèrent Quetzalcoatl et le vénérèrent comme patron des prêtres, inventeur du fameux calendrier perpétuel et protecteur des artisans.

Avec son jumeau, le dieu à tête de chien Xolotl (on évoque très peu, pour des raisons bien compréhensibles, le troisième frère, le dieu à tête de nœud), il pénétra dans l'Inframonde, appelé Mictlan, où il trouva les ossements d'un homme et d'une femme morts lors de l'un des quatre cataclysmes cosmiques.
Il s'empara des ossements brisés en fuyant la colère du seigneur du royaume des Morts.

Il arriva ensuite devant la déesse du Foyer Cihuacoatl, la fameuse Femme Serpent, qui broya les os.
Quetzalcoatl les arrosa du sang de son pénis et c'est ainsi que l'humanité fut créée une nouvelle fois.

Aussi, et sauf à ce que la religion catholique mexicaine fasse le clair sur ses croyances animistes, s'assouplisse et admette à physique cantique, il y a peu de chances que la moindre crédibilité ne lui soit accordée.

Quel étrange pays, en effet, que celui qui apporte plus de crédit à un poulpe qu'à un perroquet !

Il ne faudrait néanmoins railler trop vite, car nos capacités et moyens actuels de prévoir demeurent approximatifs. Qu’il s’agisse de l'utilisation de la physique quantique, de l'échelle de la grenouille ou des incantations divinatoires, l’inefficacité est bien souvent au rendez-vous.
Bien que, en termes de prédiction, les aliments habituellement consommés au Mexique soient, ésotériquement parlant, porteurs de messages forts de l’au-delà, force nous est néanmoins de constater que la Pythie ne vient pas qu'en mangeant.

Que dire en effet enfin d'un pays dont la capitale, Mexico, se fait appeler Distrito Federal, DF, pour ne pas être confondue avec l'estado de Mexico (dont elle ne fait pas partie), qui, lui, n'est pas l’Etat du Mexique bien sûr, mais l'un des trente deux états qui le composent ?

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Le serpent

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 4:39

En plus de son caractère terrestre, le serpent symbolise aussi et surtout la nature primordiale. En effet, les enfers et les océans, l’eau primordiale et la terre profonde ne forment qu’une matière première, une substance primordiale, qui est justement celle du serpent. Esprit de l’eau première, il est l’esprit de toutes les eaux, que ce soit celles du dessous, celles qui courent à la surface de la terre ou celles du dessus.
Ainsi le serpent est-il lié à la froide, gluante et souterraine nuit des origines et tous les serpents possibles, écrit Hermann Von Keyserling, forment ensemble une unique multiplicité, une indénombrable chose primordiale, qui ne cesse de se détériorer, de disparaître et de renaître. Le serpent symbolise donc la vie.
En effet, quelle est donc cette chose primordiale sinon la vie dans sa latence, ou, comme le dit Keyserling, la couche de vie la plus profonde ? Elle est le réservoir, le potentiel d’où proviennent toutes les manifestations. La vie des bas-fonds doit précisément se refléter dans la conscience diurne sous la forme d’un serpent, ajoute cet auteur, en apportant pour preuve que, chez les Chaldéens un seul mot valait pour Vie et Serpent.
Pour René Guénon, grand spécialiste des songes (que l'on ne confondra pas avec René Guenon, spécialiste des singes), le symbolisme du serpent est effectivement lié à l’idée même de la vie. Ajoutant qu'en arabe, le serpent se dit al hayyah et la vie al hayat, il précise, ce qui est capital, qu’al Hay, l’un des principaux noms divins, doit se traduire non par le vivant, comme on le fait bien trop souvent, mais par le vivifiant, celui qui donne la vie ou qui est le principe même de la vie.
Le serpent visible n’apparaît donc que comme la brève incarnation d’un Grand Serpent invisible, causal et atemporel, maître du principe vital et de toutes les forces de la nature. C’est un vieux dieu premier et viscéral que nous retrouvons au départ de toutes les cosmogénèses, avant que les religions de l’esprit ne le détrônent.
Il est ce qui anime, ce qui maintient et ce qui érige. Sur le plan humain, il est le double symbole de l’âme et de la libido dont Gaston Bachelard, lui-même, écrit qu'il est un des plus importants archétypes de l’âme humaine.
Donc le serpent est le tentateur et la femme son gibier.

Mais elle n’est pas que cela.
Elle sait aussi faire le ménage.

S'agissant ici d'un épisode cévenol, je vais me retirer dans mes foyers laisser passer l'orage et tomber la foudre...

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Animaux

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 7:53

Ces animaux, que l'on dit malades de la peste, portent bien dans notre langage toutes les tares que ne saurions accepter comme humaines.

La femme est ainsi poisson (quand elle n'est pas bélier ou sagittaire) :

Dans son activité la plus ancienne, elle peut être morue, thon ou crevette, voire sardine, quand le sous-officier l'accroche à ses lauriers.
Ce seront maquereau et hareng qui géreront leurs activités, mais ces deux là ne font pas bon ménage, ne dit-on en effet que quand entre le maquereau, le hareng sort.

De même que l'oie blanche grandit en sottise pour devenir dinde, de même la lubricité féminine, prenant quelquefois des formes étranges, passe allègrement de la chienne lubrique, nymphomane à la vipère lubrique, insultante des personnalités accusées d’avoir trahi le Parti communiste, du temps de Staline.


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Lui

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 7:55

Tenace au labeur, âpre à la tâche, dieu protecteur de la famille, solide en amitié, ardent dans l'amour et sensible au son du corps, leste à tirer la caille, prompt à faire ripaille et agile à lever le coude, tonitruant au chant du corps de garde, il ne fut toutefois pas toujours ce chevalier gaillard sans peur ni reproche que l'on connoit maintenant.

Ainsi de cette (més)aventure avec cette mégère qui croyait pouvoir le priver d'air.
Il se souvient encore :

Cette Rebecca m'isole de force dans son univers carcéral.
Grande amoureuse néanmoins, à réagir à la moindre sollicitation, à peine la caresser la moitié du quart, c'est râle, aussi se réjouit-elle quand il l'enjôle.
Il lui arrive de plus, quand il est vraiment las des brimades, de faire, en cachette, du visage de Rebecca mouflée (pas mufflée bien sûr, car, dans ce dernier cas, c'est le gosier qui serait concerné!).
Que pouvait-il hélas dans ce contexte advenir d'autre qu'une calamité, car, toujours à le restreindre et à réduire son expression tant écrite qu'orale, cette Rebecca tasse strophe.

Pourtant il en avait connu des tordus, à commencer par l'évêque Harry, le roué.

Il y eut aussi celle trop petite selon ses parents que ceux-ci ne voulaient pas car elle lui ferait de petits enfants, aussi la voyait-il en cachette, cette Cathy mini !

On ne saurait ne pas évoquer celle qui, trop bavarde, faisait fuir tout le monde en les saoulant de bavardages inutiles. Même les animaux alentour baillaient d'ennui, ce fut ainsi la seule qui barba rats.

Et puis, il y eut celle qui se perdait tout le temps et qu'il cherchait partout, il demandait ainsi :
Z'avez pas vu Mirza ?

Quant à cette Isabelle, c'est page affolante, il en tira des coups à satiété jusqu'à l'hallali, enfin…jusqu'à ce que le tonneau en fût vide!!!

Il succomba effectivement à beaucoup, car il ne sait résister à ses propres pulsions.
Ainsi,

Quand il pense à Fernande,
il bande, il bande,
Quand il pense à Félicie,
il bande aussi,
Quand il pense à Léonor,
Mon dieu, il bande encore,
Mais quand il pense à Lulu,
Là, il ne bande plus.

La bandaison, chez lui, ne se commande pas, pas plus d'ailleurs que chez le bon Georges.

Chez lui, la chanson et la musique ne sont jamais loin, paillarde comme celle-ci ou plaisante comme cette autre.
Il est d'ailleurs pour cet exercice particulièrement doué quand il nous diffuse ces videos, d'hier et d'aujourd'hui, qu'il a trouvées on ne sait où.

Toujours là où on ne l'attend pas, avec ce supplément d'âme, cette petite flamme, nul doute que ce don d'Ella, il l'a.

Joueur de mots et amateur d'allitérations (d'eau), quand il boit les paroles de Lafontaine :

Beau colis, Joli lot, Cœur de loup, M'as-tu lu, L'appel aux, Gais délits, En dit long, Mets l'hola, C'est joli, Quand c'est laid.

Trop fou le sentimental aussi quelquefois :

On nous prend, faut pas déconner,
Dès qu'on est né,
Pour des cons alors qu'on est, des…foules sentimentales.

Sans voix, à parler à sa propre effigie, aphone :

Comme ça à se regarder
Chacun de chaque côté
On a l'air de mérous
coincés dans l'aquarium.

Bonne pâte, serait-il mérou doudou ?


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Saint Germain de Calberte 1

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 7:56

Parmi les vallées cévenoles, l'une des plus pittoresques et des plus riantes est celle de Saint Germain de Calberte.
Encadrée par l'énorme masse de la Vieille Morte (927 m), la crête aiguë de Moncamp (980 m), la serre aride des Mattes et les contreforts du Mont Mars (1166 m) * qui se prolongent par les rochers de Galta et de l'Esclop, elle est creusée dans des schistes lamelleux, à l'aspect soyeux, aux reflets métalliques, qui scintillent au soleil comme des fragments de miroir.
Ils donnent au paysage un aspect caractéristique et aux routes une poussière onctueuse et glissante, qui fait déraper aisément les véhicules.

* Sans compter la fameuse villa gallo-romaine située quelques centaines de mètres dessous et que personne, de mémoire d'hommes, n'a jamais réussi à atteindre.

Ces schistes sériciteux (silicate) renferment de nombreux filons de quartz *, bIanc laiteux ou rosé, qui forment des taches claires sur les masses schisteuses brunâtres à l'aspect, sans eux, monotone.

* Le quartz est constitué par de la silice, pure, elle forme le cristal de roche, teintée de violet, elle devient l'améthyste, veinée, c'est l'agate, non cristallisée et mêlée d'impureté, elle constitue le siIex ou pierre à feu.

Quelques uns de ces quartz renferment de minuscules paillettes d'or que l'on retrouve notamment dans les sables du Gard et des Gardons, mais en quantité soi-disant trop faible pour permettre une exploitation productive (c'est tout au moins ce que l'on entend là-bas, mais vu l'arrivée massive de nouveaux chercheurs orpailleurs localement, on se demande).


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Mine

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 7:57

N'y aurait-il en réalité là d'autre mine d'or que la veine profonde qui constitue le filon de l'intimité féminine et qui fait, à ce titre, l'objet de nombreuses prospections ?

Celle-ci nous amènerait-elle à son trésor ?

Source de peur, d'exercice, de plaisir, de dépenses, de revenus, le lieu peut être sujet rafraichissant, mais non sans dégager quelque inquiétude là où, même si il est chouette, il devient or frais.

D'accès difficile, il faudra avoir une volonté de fer, s'accrocher et des efforts considérables seront à accomplir pour en atteindre les profondeurs, dès lors sera qualifiée la veine d'or niaque.

Efforts souvent assortis d'un accompagnement intense soit financier où les bourses les mieux garnies se vident, soit mental où, y perdant jusqu'à ses réflexes alimentaires basiques, mégabit s'égarera en bus en cette bande passante surchargée de flux ascendants et descendants incontrôlables, on dira alors de lui que l'or dîne à tort.

Source de revenus, il peut l'être également, même de façon considérable, à condition que la gestion de l'exploitation en soit convenablement organisée de telle sorte que des pièces nombreuses viennent se glisser dans la fente, ce trésor est alors or au dateur.

Impressionnant puits de richesse donc, mais pas de quoi en faire un film à condition bien sûr d'utiliser pour se protéger de ce trou manne, capote.

Lieu de passage si étroit qu'un seul petit doigt peut suffire à l'obturer, il devient alors l'or y cule l'air.

Bref, il y aurait beaucoup à dire sur cette veine hard.
On ne peut cependant lui reprocher ce petit moment de faiblesse d'être de cette veine alitée à se trouver ainsi dehors la veine nue.

Objet d'attrait, de convoitise, elle peut l'être aussi d'admiration sans qu'il soit pour autant nécessaire d'insuffler à la veine air.


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Saint Germain de Calberte 2

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 7:59

Ces couches ondulées, contournées, tourmentées, forment au sommet des montagnes comme de gigantesques écailles et représentent l'une des parties les plus anciennes du sol de France, noyau primitif autour duquel nos grandes plaines se sont formées il y a de nombreux siècles.
Saint Germain de Calberte est située au fond de la vallée, sur une large terrasse qui surplombe la rivière.
Couverte de châtaigniers séculaires, dont le feuillage clair masque en partie les maisons, la petite agglomération donne l'impression d'un nid de verdure dont l'aspect lui valut son nom, Calberte, cala verda en occitan, signifiant un endroit ensoleillé et verdoyant.

Le pays fut d'abord habité par des tribus gauloises appartenant aux Volques Arécomiques, dont les descendants s'appellent encore aujourd'hui les raïols.
Ils avaient comme voisins immédiats les Gabales.
Il y a toujours eu une certaine opposition entre ces deux groupes d'hommes. Les premiers, plus ouverts, acceptèrent très vite les civilisation et empreinte romaines tandis que les autres restèrent longtemps opposés aux envahisseurs étrangers et soutinrent Vercingétorix et les Arvernes dans leurs luttes contre Jules César.

Un prieuré dédié à Saint Germain, ayant été construit sur la belle plateforme qui domine la vallée, les habitants de Calberte seraient venus s'installer près des moines.
Il y aurait un très grand pas à franchir pour conclure que les Calbertois sont des moines, nous ne le franchirons pas.


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Re: Ailleurs ce roc ?

Message par Colline le Lun 30 Aoû - 8:58

(qual ome, aquel Calhau ! drunken )

Bon anniversaire, l'ami,
que la vie te soit belle et pleine de joie !



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La Réforme

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 11:44

C'est perclus de douleurs qu'à soixante ans la réforme l'atteignit.

Luther et son disciple Philippe Melanchthon * avaient réussi à faire soulever les princes, les seigneurs, les magistrats, contre le pape et les évêques.
Muncer et Stork soulevèrent les paysans contre tous ceux-ci en s’adressant aux habitants des campagnes en souabe, en Misnie, dans la Thuringe ou dans la Francon(ner)ie. Ils développèrent cette vérité dangereuse qui est dans tous les coeurs, c’est que les hommes sont nés égaux, et que, si les papes avaient traité les princes en sujets, les seigneurs traitaient les paysans en bêtes. A la vérité, le manifeste de ces sauvages, au nom des hommes qui cultivent la terre, aurait pu étre signé par Lycurgue, le législateur mythique de Sparte, étymologiquement celui qui tient les loups à l'écart.
Ils demandaient qu’on ne levât sur eux que les dîmes des grains, qu’une partie fût employée au soulagement des pauvres, qu’on leur permît la chasse et la pêche pour se nourrir, que l’air et l’eau fûssent libres, qu’on modérât leurs corvées, qu’on leur laissât du bois pour se chauffer.
Ils réclamaient les droits du genre humain, mais ils les soutinrent en bêtes féroces.

* A ne pas confondre avec Jean-Luc Melenchon qui, pour avoir été Royaliste, n'a jamais été raïol (voir explication plus loin).

1523 – Muncer et Stork furent les premiers exaltés, tellement qu'ils voulaient qu’on rebaptisât les enfants, parce que le Christ avait été baptisé étant adulte, c’est ce qui leur procura le nom d’anabaptistes.
Ils se dirent inspirés et envoyés pour réformer les communions romaine et luthérienne et faire périr quiconque s’opposerait à leur évangile, se fondant sur ces paroles:
Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.

Autant les anabaptistes méritaient qu’on sonnât le tocsin sur eux de tous les coins de l’Europe, autant les protestants devinrent recommandables aux yeux des peuples par la manière dont leur réforme s’établit en plusieurs lieux.
Les magistrats de Genève firent soutenir des thèses pendant tout le mois de juin 1535. On invita les catholiques et les protestants de tous les pays à venir y disputer et quatre secrétaires rédigèrent par écrit tout ce qui se dit d’essentiel pour et contre. Ensuite le grand conseil de la ville examina, comme à Zurich ou Berne, pendant deux mois le résultat des disputes.
Il conclut enfin en proscrivant la religion romaine et l’on voit encore aujourd’hui dans l’hôtel de ville cette inscription gravée sur une plaque d’airain:
En mémoire de la grâce que Dieu nous a faite d’avoir secoué le joug de l’antechrist, aboli la superstition et recouvré notre liberté.

Les Genevois recouvrèrent en effet leur vraie liberté. L’évêque qui disputait le droit de souveraineté sur Genève au duc de Savoie et au peuple, à l’exemple de tant de prélats allemands, fut obligé de fuir et d’abandonner le gouvernement aux citoyens.
Il y avait depuis longtemps deux partis dans la ville, celui des protestants et celui des romains.
Les protestants s’appelaient egnots, du mot eidgnossen, alliés par serment.
Les egnots, qui triomphèrent, attirèrent à eux une partie de la faction opposée et chassèrent le reste.

De là vint le nom d’egnots ou d’huguenots des réformés de France.

La réforme fut apportée dans la région par un modeste colporteur anonyme.
Saint Germain et ses environs embrassèrent avec enthousiasme la foi nouvelle.
Les habitants fournirent des soldats à l'amiral Gaspard de Coligny et, plus tard, luttèrent contre l'armée de la Ligue.
Malgré les persécutions et les troubles, ils restèrent attachés à la cause du Roi comme tous les habitants des Cévennes.
Leur loyalisme les fit surnommer les royaux, en occitan, Raïols, nom qui est resté synonyme de Cévenol.

En 1560, avec Catherine de Médicis, Coligny est à l'origine du mouvement politique de conciliation qui se développe à la cour de François II, fils aîné de Henri II et de Catherine de Médicis.
Le règne de François II dura dix sept mois jusqu'à sa mort à seize ans en 1560, il fut l'époux à quatorze ans de Marie Stuart, reine d'Ecosse (qui commençait là sa carrière sulfureuse d'amoureuse) et s'appuya sur les oncles de cette dernière pour régner (le Cardinal et le Duc de Guise).
A l’égard des réformés protestants, le règne de François II s’inscrit d’abord dans la continuité répressive d’Henri II puis s’essaye à la conciliation. Il inaugure la mise en place d’une relative tolérance à l'égard des réformés, mais se montre implacable face aux agitateurs.

Pour les protestants, l'édit de janvier 1562, que Catherine de Médicis fit signer au roi de France Charles IX, 12 ans, a toujours été considéré comme un modèle, une référence, lors des négociations qui ont eu lieu par la suite entre eux et le pouvoir royal quand il a fallu négocier de nouveaux édits. Lequel édit fut aussi dénommé de tolérance, mais pas comme les maisons bien sûr.

Ces querelles religieuses sont toutefois maintenant loin derrière nous et opposer le pharisien tête de chien au parpaillot tête de veau n'a plus cours de même d'ailleurs que mettre dos à dos le bourgeois tête de noix au bouseux tête de nœud!

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Jardin

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 11:48

Il ne cultive pas son jardin, candide, que dans la lecture de Voltaire, mais également dans ses champs où, adepte des produits naturels, sans additifs d'antioxydants ni de silicone (il n'est nul besoin pour lui d'enfiler l'habit au moine pour démontrer ses qualités de jardinier), il aime à retourner la terre, à la biner, à y introduire amendements de composts végétaux, de décoctions d'orties, à la protéger des insectes d'essences de lavande, de citronnelle et de larves de coccinelles, à l'ensemencer de graines fertiles, mais il trouve aussi son bonheur et exprime sa foi dans l'entretien de ses ruches (il est alors happy culteur).
Des légumes anciens et nouveaux, il a essayé bien des espèces, de bien des nationalités parmi lesquelles, notamment, les salades qui portent bien leur nom tant la complexité de leur genre est grande.
Il craque ainsi pour la têtue de Nîmes et s'entête pour la craquelle du Midi.
Que dire de ces lollos bien pommées, de ces cornets de Bordeaux, de ces barbes de capucin, de ces cressons, de ces doucettes, de cette verte d'orage de Cambrai (de rage, aussi, oui…une bêtise de plus ?), de ces laitues Kinemontepas, de cette gotte de Loos, de cette iceberg, batavia américaine ? bref…
Il a ainsi évidemment testé les huit scaroles, mais aussi les hollandaises, si batave y a, il a suivi les modes, notamment la plus stupide d'entre elles dont la recherche de la plus belle était visée, il traversa alors sa période chic con (on lui pardonnera bien volontiers ce moment d'égarement passager), les frisées, avec ou sans fer, les romaines* dont les racines puissantes se glissent entre les vieilles pierres jusqu'à les rendre gélives et dont la chair tendre du cœur craque sous l'Adam, les roquettes qu'il ne déploie pas comme bouclier de défense, mais qu'il offre généreusement, ces chicons qui peuvent être endives ou romaines, ces feuilles de chêne que l'on mange avec des glands (il n'agit pas ici de ses amis, mais bel et bien des fruits de cet arbre que l'on déguste en période de disette), ces doucettes que l'on mâche comme des pissenlits sans oublier bien sûr les allers et retours dans le Nord qu'a faits chicorée.

* Contrairement à ce que prétend l'adage occitan lo qu'es bestia va a Roma, bestia ne torna *, la redécouverte par lui de la romaine après quelques années de rang (s) de frisées et de batavias, fut source d'amélioration de son expertise horticole.

Il ne suffit pas de faire pousser, il faut aussi ramasser et c'est alors à genoux qu'il se plie au risque de faire des trous à son pantalon qu'il doit repriser au détriment de l'esthétique, mais
val més un petas qu'un trau *.
Il y aurait beaucoup à dire dans la citation patoise qui précède sur cette façon de dissimuler des insanités en les couvrant d'un pudique voile d'occitan!

De même, il déplie son couteau qui, hélas, taille comme le genou d'une mamette *. Il l'affûte donc au fusil, mais la lame résiste. Toutefois, à l'instar des Gabales du Vème siècle qui, têtus, adoraient tête de mulet, il a, cévenol, un morre de porc * et prend son temps car il sait que vol trop corre se copa lo morre *.
La fatigue se fait alors sentir et es ora d'anar far testar las piuses *.
Il n'est pas néanmoins naïf comme ces quelques paysans cévenols à qui farian tetar un buou per una bana * et qui croient que la meilleure heure pour la récolte est au midi car tout ce qu'il tête à cette heure ressemble plus à de la cartagène faite à base de clinton qu'à une quelconque corne, fut-elle d'abondance!

* Avec l'assistance du Midi Libre…

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L'Almanach Agricole du XXème siècle, édition 1923

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 11:50

Il s'agit là d'une grande pièce de notre culture agricole que le hasard fit sortir lors d'un vide-grenier floracois pour y tomber entre mes mains et qui lui servit de référence de nombreuses années.
D'envoi gratis et franco sur demande adressée à Mr J.C. Trupel, Délégué des Producteurs de Nitrate de Soude du Chili, cette brochure n'a aucune autre vocation que de promouvoir une agriculture saine avec de forts rendements que seul le nitrate de soude du Chili permet.
Fort bien pourvu en réclames diverses, qui assurent le financement de la publication, il y .
trouve tout ce dont il a besoin :

Des produits vétérinaires,

Chez Adrien Sassin, comme le Liniment Sassin qui guérit l'effort du boulet (soyez rassurées, Mesdames, il ne s'agit pas de vous), le Topique Anti-Piétin contre le crapaud du cheval, la Poudre Excitante qui met en quelques jours toutes les femelles en rut ou la Poudre Corroborante, remède énergique contre la maladie des dindonneaux à la prise du rouge (il se contente, à titre personnel, et pour éviter tout risque de contamination, de prises seulement pendant les repas).
Au Comptoir Général de l'Elevage, il se procure la fameuse poudre à faire pondre "Fanfillon", souveraine pour accélérer la ponte, même en hiver, c'est vous dire!

Des produits alimentaires,

Chez la Cie Nosybéenne d'Industries Agricoles auprès de laquelle il se procure le manioc sous forme de cossettes "Nosybéenne", dont 100 kilos valent 450 kilos de pommes de terre.

Des produits de traitement agricole,

Chez la Manufacture Lyonnaise de Produits Chimiques Agricoles et Industriels (on se sent en sécurité!) tels le Pyréthral Maly, solution de savon de pyréthre, remède le plus efficace contre la cochylis et l'eudémis de la vigne ou bien la Bouillie Arsenicale Maly souveraine contre l'altise et la pyrale de la vigne.
Une ingestion humaine abusive de cette bouillie, peu recommandée, laisse toutefois des traces capillaires douloureuses que l'on ne confondra pas bien sûr avec le mal de cheveu imputable, quant à lui, à une absorption excessive de Clinton.

Des produits à usage humain de lavage interne, ô combien nécessaires de nos jours, tels les Minéralés Lindeux, eau de table avec laquelle vous laverez régulièrement, en hiver comme en été, votre foie, vos reins, votre vessie et vos articulations.
Pétillante, légère, rafraîchissante, apéritive et digestive, elle ne décompose pas le vin. Il n'est pas de moyen plus efficace et plus inoffensif pour assurer l'expulsion des déchets de toutes sortes (acide urique, etc…)

A tout hasard, 3,20 francs la boite métal de 12 sachets pour préparer 12 litres d'eau de table dans toutes les bonnes pharmacies, herboristeries ou épiceries.

Il doit être précisé ici que choisir entre l’eau crapoteuse qui coule sous le pont Grabieux à Alès et l’Eau Bouillie de Nîmes amène nécessairement au vin, seule boisson réellement sans danger…enfin…presque.

Des espèces végétales robustes telles que,

Chez Maclet-Botton, les Vignes Hybrides (Producteurs directs sélectionnés) qui, en dépit des gelée et mildiou, et sans sulfatage, donnent tous les ans d'abondantes récoltes ou bien

Chez E. Lemerle, Le Lion d'Or, Nantes (Loire-Inférieure) qui, parmi les variétés distribuées, a le monopole du fameux Hybride Boiziau (Authenticité garantie).


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Re: Ailleurs ce roc ?

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 11:53

Vous en voulez encore ?
Désolé de vous réveiller en pleine sieste !

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Re: Ailleurs ce roc ?

Message par Raoul le Lun 30 Aoû - 12:53

Comment tu fais ça ? Shocked

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Re: Ailleurs ce roc ?

Message par Fraissinet le Lun 30 Aoû - 13:23

La sieste, c'est eux, c'est pas moi Laughing

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Re: Ailleurs ce roc ?

Message par GARRIGUES Bernard le Lun 30 Aoû - 16:57

Du roboratif ... Du robot à tif ou hâtif ?

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Re: Ailleurs ce roc ?

Message par Piboule le Lun 30 Aoû - 21:22

Oui, mais comment fait-il ? Passe t'il des nuits blanches à noircir des pages ? Ecrit-il, faute de page, dans le métro dans la paume de sa main entre deux serrement, par jeu ?
Et nous comment après ce pitre, placer le notre... D'épître !
En un mot comme en cent on sait pas comment mais on le bise le kaiou, plutôt deux fois qu'une !
J'sais pas pourquoi pour nos anniversaires, le fraissy il nous fait la fête, et quelle fête !

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Re: Ailleurs ce roc ?

Message par Fraissinet le Mar 31 Aoû - 7:57

Pour répondre à mes détracteurs, les dates anniversaire sont connues sur le forum et l'on peut donc s'y prendre en avance, voire très en avance comme moi qui n'aime pas me presser.
En plus s'agissant de kaïou, c'est le benjamin de la tranche d'âge la plus représentée sur ce forum.
Quant aux graves accusations de risque d'étouffement, chaque tranche étant indépendante, vous pouvez lire tranquillement sans vous presser...

Laughing

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Re: Ailleurs ce roc ?

Message par Colline le Mar 31 Aoû - 9:10

Quelle verve renouvelée.....j'en succule sunny


belle et riche inspiration...


(telle que Poussin l'imaginait ?)



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Re: Ailleurs ce roc ?

Message par Piboule le Mar 31 Aoû - 19:57

détracteurs non, plutôt fans !

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Re: Ailleurs ce roc ?

Message par Fraissinet le Mer 1 Sep - 16:02

Tout le monde est bien mou sur cet anniversaire, à commencer par l'interessé lui-même sans doute perdu dans ses terres profondes, là où l'internet arrive à dos d'âne.
Mesdemoiselles et Mesdames, vous êtes aussi bien flasques.

Voici donc de quoi vous faire réagir!

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La Vieille

Message par Fraissinet le Mer 1 Sep - 16:05

Beaucoup pourrait être dit sur la vieille, à commencer par la qualifier.
Dès son plus jeune âge, en effet, la femme est vieille.

Quand le petit frère parle de sa grande sœur de dix ans, c'est la vieille.
Quand le jeune adolescent entreprend sa phase d'initiation avec une copine de sa mère de trente ans, c'est une vieille.
Quand des enfants parlent de leurs parents, ils évoquent leurs vieux.

Toutefois, le fait d'être vieux n'empêche pas d'être jeune de même que bien des jeunes sont déjà vieux avant l'âge.

Aux âmes bien nées, la valeur n'attendrait pas le nombre des années, disait Corneille (le dramaturge, pas le chanteur bien sûr!).
La valeur prévaudrait donc ?
Faudrait-il avoir bien du talent pour être vieux sans être adulte ? demandait Jacques Brel.
Le talent là aussi prévaudrait.

N'y aurait-il finalement pour l'espèce humaine que trois statuts, enfant, adulte ou femme ?

Être hors d'âge signifie qu'existerait un statut qui serait indépendant de l'âge.
On pourrait donc être fine surtout cernée de quelques années.

Le sens obscur du statut de vieille, puisque, de toute évidence, il n'est pas lié à l'âge pourrait être alors l'usure et cette affirmation collatérale, taraudante, la vieille aurait donc beaucoup servi, cette formulation se comprenant autant comme ayant fait beaucoup de service qu'ayant fait l'objet de beaucoup de service.

La femme serait donc ici sujet et objet.

A cet égard, quand un homme est satisfait de la prestation d'une femme, sujet, il demande alors un complément d'objet (il ne s'agit pas là de l'expression d'un sexisme primaire, mais bel et bien de syntaxe, en doutiez-vous ?).

Y a-t-il des crus de vieille ?
En tout cas, pas décrue, car la vieille, dont les courbes chères aux géographes montrent une incontestable tendance à l'accroissement, enfle d'aise tant elle se porte bien.

Au contraire du lait cru qui, lui, nécessite ébullition au risque de déborder, la femme n'a nul besoin de pasteurisation, car elle ne doit être consommée que chaude. Si nulle montée à crue n'apparait en effet à ce stade nécessaire, la chevauchée, par tous moyens, sera néanmoins indispensable et le régime, sans selle, approprié.

Certaines années seront à privilégier, répondant à l'exigence d'être à cheval sur deux siècles, voire sur deux millénaires. Le milieu du siècle constitue assurément la référence, le millésime absolu qu'il ne faudra toutefois pas trop chahuter et qu'il faudra lentement laisser s'éthérer avant que de consommer.

Faut-il et comment faut-il consommer la vieille ?
Faut-il tout d'abord rappeler, pour éviter les confusions, que la vieille n'est pas qu'un poisson et qu'en effet les hameçons ne ramènent pas que des thons ? La vieille ne serait donc pas uniquement objet de chasse, mais également de pêche.

Faut-il consommer la vieille jeune ?
Trop verte, la vieille risquera d'être sèche, voire astringente.
Quelques aigreurs ne sont pas à exclure d'une consommation anticipée.
Un tirage trop rapide laisse généralement un goût de piquette.
Il vaut donc mieux attendre qu'elle se bonifie.
En art du vin, découvrir sa robe en désignera la couleur et l’aspect extérieur.
La première étape de sa dégustation fait appel à l’œil, d'où la nécessité préalable à toute dégustation de bien se le rincer, et consiste à en étudier la forme, les contours et la consistance.
Seront ainsi observées attentivement à ce stade jambes et cuisses qui représentent, pour les œnologues, en réalité, les larmes qui seront plaisir si leur écoulement est lent et tristesse s'il est rapide.
Les similitudes entre le vin en général et la femme sont nombreuses et, en particulier, celles entre les bouteilles, de Champagne notamment, et la femme.
Elles seront fillettes, demoiselles, mais pour la bouteille, jamais flasques…

Autant de questions, hélas, auxquelles l'absence de réponses ne contribuera pas à clarifier la compréhension. Quelques éléments peuvent toutefois apporter quelque intéressant éclairage sur le sujet.

Ainsi, une étude récente de la très documentée revue du Chasseur Français fait ressortir quant aux risques liés à la consommation de vieille qu'en l'état actuel des connaissances scientifiques l'arthrose ne constitue pas une maladie sexuellement transmissible.

La valeur de la vieille, puisqu'en définitive c'est le seul lien définissant ce statut, reste donc un espace largement ouvert à la découverte.

L'expression, bien légitime, d'une colère bienfaitrice de la part des femmes courroucées pourra s’effectuer ici =>
















Fin du courroux, coucou!

Néanmoins, et en dépit de tout ce qui précède, l'alternative à laquelle est toujours confrontée la vieille est extrêmement simple.
Elle doit toujours choisir soit sente ascendante vers les sommets de l'extase, soit des clins d'œil dans la supérette jamais concrétisés, car c'est effectivement là que, bien souvent rétive à la drague, dans l'échope, la pecho achope.

Le vieux, quant à lui, est également sensible aux effets dévastateurs de la gravitation terrestre.
Il doit donc choisir vite entre la choper (le canon) et la chopine (le canon).
Il la choisira donc d'âge canonique, soit du minimum de quarante ans imposé aux servantes des ecclésiastiques (votre sagacité de lecteur est ici sollicitée).

Bon anniversaire, donc, et bienvenue dans l'univers impitoyable des sexagénaires!


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Re: Ailleurs ce roc ?

Message par Fée Violine le Mer 1 Sep - 18:20

Fraissinet a écrit:Pour répondre à mes détracteurs, les dates anniversaire sont connues sur le forum et l'on peut donc s'y prendre en avance, voire très en avance comme moi qui n'aime pas me presser.
En plus s'agissant de kaïou, c'est le benjamin de la tranche d'âge la plus représentée sur ce forum.
Quant aux graves accusations de risque d'étouffement, chaque tranche étant indépendante, vous pouvez lire tranquillement sans vous presser...

Laughing
En fait non, c'est pas le benjamin, en octobre il y aura Gus (je n'ai pas retenu son pseudo actuel!) Même s'il n'écrit plus, il doit bien être quelque part dans les environs...
Et bon anniversaire à Kaïou ! Very Happy

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Re: Ailleurs ce roc ?

Message par Invité le Jeu 2 Sep - 8:38

A la demande unanime de la Fée, il faut, Fraissinet, que tu fasses donc faire un rectificandum en remplaçant

Fil dédié au benjamin des sexagénaires 2010 du forum Lofl, dernier membre du sixteron 2010 avec Colline, Salazie, la Fée, Luigi, même rare, et moi-même, vous y trouverez tout ce que vous n'avez jamais osé lui demander et notamment ce qui touche à la question essentielle de l'homme de 60 ans, "vais je assurer ?"

par

Fil dédié au pénultième, vice-benjamin des sexagénaires 2010 du forum Lofl, avant dernier membre du septeron 2010 avec Colline, Salazie, la Fée, Luigi, même rare, l'hypothéthique Gus et moi-même, vous y trouverez tout ce que vous n'avez jamais osé lui demander et notamment ce qui touche à la question essentielle de l'homme de 60 ans, "vais je assurer ?"

Benjamin, c'est d'ailleurs une façon de parler, car c'est plutôt d'un vétéran qu'il s'agit!
Quant au vice, il y aurait beaucoup à dire…
Certainement pas caché, car il est (presque) transparent, de construction, peut être, avec une avancée excessive du ventre sur la ligne d'équilibre de son corps, c'est en réalité à ses turpitudes qu'il faut se référer. Il ne devra pas toutefois se laisser aller à sa tendance naturelle et serrer le vice pour le maintenir dans un périmètre acceptable.
On ne peut toutefois le condamner entièrement, car son comportement s'inscrit dans une vieille tradition cévenole de libertinage, maintes fois mise en évidence par les papistes.
Il est bien connu à cet égard que, même prévenue préalablement, serrer la vis à la population ne se fait pas sans heurts.
Nous ne nous arrêterons pas à ces épiphénomènes, car ce qui compte réellement, ça coule de source, c'est que le vice tue le moral * et que marcher de travers * tue le permis de se conduire.

* On peut comprendre en effet sa déception devant la récente râclée clermontoise contre le racing metro et son besoin de noyer son chagrin!

Mais que peut-on souhaiter au beau Kaïou du cru qu'un bon anniversaire, enfin dès qu'on aura retrouvé sa trace!



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Re: Ailleurs ce roc ?

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