Histoire du "petit noir"

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Histoire du "petit noir"

Message par Invité le Sam 26 Mai - 21:07

Il y eut un jour dans la cour du château de Versailles un enfant noir qui offrit un bouquet de caféier à Louis XIV, celui-ci très intrigué par cette plante exotique confia la plante et l’enfant aux botanistes du jardin du roi, l’actuel jardin des plantes.
Quelques mois plus tard apparaissait sur la table royale un breuvage des plus étranges et chaque fois qu’un hôte posait une question le souverain répondait « c’est le petit noir » !
Comme quoi on a beau dire mais le niveau de vie à fortement évolué depuis puisque toutes les couches de notre société consomment régulièrement du café !

Nous trouvons les premiers amateurs en Egypte, Syrie, Perse et Turquie il y a même les premiers débits dans les villes de Médine, le Caire, Bagdad, Alexandrie, Damas et Istanbul.
Ce sont les pèlerins musulmans en voyage à La Mecque qui répandent cette coutume. Déjà au XVII siècle à l’ombre des platanes sur la Canebière quelques proches de marins dégustent ce nectar bien avant le début du premier négoce. C’est encore Marseille qui innove quand le premier navire marchand débarque sa cargaison en 1644, navire en provenance..
D’Alexandrie !

Les grains de café à cette époque se consommaient bouillis et une fois de plus deux moines allaient trouver la combine ! Nous sommes au Yémen, Sciadli et Aydrus ramènent leur récolte par un après-midi pluvieux et font sécher les grains dans la cheminée pendant que vêpres se passent, faut croire qu’à l’époque ils prenaient tout leur temps en revenant ils trouvent les grains complètement secs qui dégagent un arôme sans pareil !

Pendant ce temps Vienne subit une seconde fois l’assaut de l’armée Turque commandée par un certain Mustapha Bassa, surnommé Mustapha le noir... Le siège s’éternise chaque nuit des Viennois tentent de franchir les lignes pour renseigner l’armée de l’Archiduc, peine perdue et tête qui roule car en effet les Turcs donnaient plutôt dans l’arme blanche.
Et c’est à ce moment très précis de l’histoire qu’il convient de juger de l’utilité d’avoir ses immigrés. En effet un jeune Polonais Franz Goerg Kolschitzhy entre en scène il a vécu à Istanbul et parle couramment le Turc. Il réussit son passage et apporte à Charles de Lorraine les renseignements nécessaires à la déroute de l’occupant. Me diriez-vous le rapport avec le café ?
Ben justement les assaillants détalent, abandonnant armes et victuailles dont cinq cent sacs de grains de café qui seront offerts au valeureux Polonais qui fit fortune car le bougre ne manquant pas d’idées, en effet ne commanda t’il pas à un pâtissier un cake en forme de croissant en souvenir du croissant du drapeau Turc. Ainsi naissait la première viennoiserie !

Pendant ce temps chez l’oncle Sam, le roi George III d’Angleterre instaure le « Stamp Act » (je me demande d’ailleurs si ce n’est pas là l’origine du mot « estamper » ou plutôt se faire estamper qui signifie chez nous se faire voler) soit une forte taxe pour tous les produits importés du vieux continent. A Boston les colons se rebellent et jètent dans le port toute les cargaisons de thé pour se mettre au café. L’histoire retiendra l’événement sous le titre « La Boston Tea Party ». C’est le début de la guerre d’indépendance !

Justement parlons de la « perfide Albion » en 1685 un certain Edward Lloyd ouvre un débit de café sur Tower Street à Londres, son fils transfère l’établissement au 16 Lombard Street tout près du Stock Exchange, le centre de commerce maritime Anglais.
Ce fût là le début d’une véritable auberge espagnole on y trouvait de tout, cartes maritimes, prévisions météo, bureau de poste pour les marins, les butins de guerre y sont partagés, une salle des ventes s’implante, bref Lloyd commence à participer aux transactions commerciales qui se déroulent chez-lui. Aujourd’hui la Lloyd est devenue le premier assureur, réassureur mondial.

La Colombie elle peine pour implanter les caféier il faut en effet attendre cinq ans pour la première récolte et personne n’a vraiment les moyens de commencer.
Mais le village de Salzaar va part le biais de son prêtre organiser la plus grande plantation mondiale de café, en effet Francisco Roméro donne en punition à ses ouailles l’obligation de planter autant de caféier que de pêchers à pardonner. Le principe est adopté dans tout le pays.

Entre-nous voyez-vous dorénavant quand nous dégusterons notre petit noir au réveil, en plus de l’arôme qui comble les sens nous aurons en mémoire la formidable épopée du café à travers le monde !


VioletteSereine, la seule gardienne des sources qui se laisse troubler


Dernière édition par le Sam 26 Mai - 23:56, édité 1 fois

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Re: Histoire du "petit noir"

Message par GARRIGUES Bernard le Sam 26 Mai - 23:28

Qui se laisse troubler ? La gardienne ou la source ?

Les deux émeuvent.

GARRIGUES Bernard
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