L'Homme aux Nymies

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L'Homme aux Nymies

Message par Maître Goupil le Dim 30 Sep - 10:01

Publié dans un autre univers spatio-temporel quand le switch était sur on.

Que l’on ne s’y méprenne, il n’y aura ni bar, ni bal, ni burle, il ne s’agira pas de synthé-, seulement de topo- et d’anthroponymie en pays cévenol.

Un peu de culture ne nuit, ni n’ennuie, que nenni ! Qui le nie ?

L’origine des sobriquets et noms de lieux est quelquefois si complexe qu’un peu d’imagination peut s’avérer nécessaire pour leur donner un sens.

Raoul : S’agirait-il d’un écart ? un lieu pour les néophytes ; de langage peut-être ; de sa mère, pas assez familier pour le dire.
Rien de tout cela, un sobriquet qui pourrait venir du gothique Gaut (vous noterez au passage que le trigraphe aou transcrit la prononciation diphtonguée occitane).
On retrouve des traces de ce sobriquet dans la région floracoise, aussi ne serait-il pas inopportun d’envisager une manœuvre alamane visant à infiltrer la cévenne jusqu’à son cœur, le Parti Néocolonialiste Curateur. Nul ne saurait confirmer cette hypothèse de même que celle qui rattacherait Raoul à une racine pré-celte, raular, rouler en français, qui, malheureusement, non substantivée ne permet pas de déterminer quel métier correspondrait, car c’est vraisemblablement de cela qu’il s’agit. Serait-ce un meunier, un homme politique, un fonctionnaire territorial (rouler dans la farine) ? un cuisinier sarrasin (rouler la semoule) ? un brasseur (rouler sous la table) ? un bûcheron (rouler dans la sciure) ?
Que dire également de ce nom de famille Raoux ou Raoul, du germanique Radwulf (de rad-, conseil et wulf, loup) ?
Grussgott, Raoul, tu peux ôter ton masque, on t’a reconnu ! Wie geht’s ?

La même perplexité s’empare de nous à la simple lecture du nom de St Germain de Calberte, village (48), dont l’origine reste obscure.
On peut toutefois se référer à la légende qui relate l’épisode guerrier au cours duquel la reine Berthe (aux grands pieds) aurait été stoppée nette dans sa progression de la libération des vallées cévenoles par l’envahisseur Wisigoth, délimitant ainsi les limites géographiques et ethniques de la fameuse Vallée Française.

Dans le même ordre d’idée, Maginoux, village (48), du nom de famille Mangin tiré par aphérèse de Demangin, forme populaire issue de (Saint) Dominique.
Ce dernier aurait défini une ligne que les Wisigoths ne pourraient pas franchir.

Aigoual (30/48), non rattachée à l’agua occitane, mais au prénom gothique Aigoald.

La Conne, rivière (30), nom de rivière tiré d’un radical hydronymique inconnu ou bien d’un nom de famille, Conne ou Cone, d’un nom de personne germanique Cono, hypocoristique de composés avec con-, comme Connard, du germanique Conhard (de Con-, vieux haut allemand kuoni, hardi et –hard, dur, fort).
Serait-ce là l’origine du riche vocabulaire utilisé de nos jours par les lozériens envers les gardois sur les routes gabales?

Gazelle, animal, espèce tant recherchée par les jeunes gévaudanais (dadais ? pas forcément).
Serait-elle originaire d’une quelconque savane africaine ?
Point, seulement de l’occitan gua, gué assorti d’un diminutif.
Serait-ce là une référence au point de rencontre où les espèces vont boire, en quelque sorte l’ancêtre de nos boîtes de nuit ?

Bordel, hameau (30) de l’occitan borda, bergerie de montagne, qui constituerait donc une demeure où l’on reste et pas seulement où l’on passe.
L’expression bordel de merde, souvent hâtivement assimilée à un juron, ne serait en réalité que le pré où le berger entasse les fumures de son troupeau. Surprenant, non ?

Bédouès, commune (48), dérivée du gaulois betu, bouleau et/ou de l’occitan bedos, bègue, personne qui blèze (?).
L’hésitation (bègue) de son habitant à aller travailler (bouleau) est largement responsable de la réputation (très surfaite) de paresse du bédouessan (le lozérien, pas le breton).

Cocurès, commune (48), du pré-celtique cucc, hauteurs arrondies.
Cette racine n’appelle pas de commentaires particuliers, néanmoins la fréquentation touristique assidue de ce site peut générer quelque questionnement.
Ce toponyme pourrait également être dérivé du nom latin cucurus, qui, pour des raisons obscures, ne semble pas recueillir beaucoup de suffrages non plus au sein de la population indigène.

Belle-Poële, hameau (30), du latin puella, jeune fille ou bien de l’occitan bel, grand et puelh, bois nouvellement coupé.
Plus prosaïquement, féminin de Beau Poil, de l’homme fraîchement rasé par le barbier.

Le Tapoul, écart (48), Mistral donne tapola, petit tertre au féminin et avec un o ouvert (c’est de la linguistique, pas de l’anatomie) ou tapoul, monceau, tas en niçois ou pan-occitan.

La Baume (Dolente, grotte, cache des camisards du Désert ou Brume, grotte sous les contreforts de Florac utilisée par les Celtes au Chalcolithique) ou Balme (de Fraissinet, grotte troglodytique fortifiée sous les contreforts du Méjan *) (48) de l’occitan baumella, petite grotte.
Le château nordiste de la baume n’a sans doute pas la même origine.

Peut être également dérivé de l’ancien franc (l’empire, pas la monnaie) la Palme, qui désignerait une pratique qui, à l’origine, aurait consisté en l’attribution à un petit fils de Charlemagne, Cadémic, d’une branche d’olivier et d’un parchemin en remerciements de bons et loyaux services ?

Téron, hameau (30), de l’occitan teron, fontaine, source, mais aussi tertre, colline.
Un lien contestable a été établi avec le fameux Truc (téton) des Bondons par des auteurs en raison sans doute d’une secousse tétonique trop forte lors du séisme de leur puberté.

Faÿsses, col (48), de l’occitan faïssa, bande de terre soutenue par un mur dérivé de fais, fagot.
Toute interprétation visant à lier faïsses et fagot serait proprement hasardeuse.

Casebonne, hameau (30), de l’occitan casa, maison et bona, bonne. Cette version simplifiée ne correspond pas à la réalité qui est tout autre. On aurait affaire ici à une haplologie (de France, mais ni mythe, ni fée), connue comme l’élimination d’une double syllabe.
Le nom originel serait casebombonne , soit le féminin de cassebonbon.

Lautre, hameau (30), de l’occitan autre, autre.
On est sans nouvelles de l’un sans lequel l’autre n’existe pas.

Loup, hameau (30), de lupus (latin), nom de huit évêques autour du 5ème siècle après JC.
Evêque de père en fils, c'était le bon temps!

Vialas, commune (48), de l’occitan vialar, variante de vilar (du latin villare), hameau, village. Ils ne se sont pas foulé pour trouver ce nom, pourtant ils sont plutôt bavards de ce côté là, ne parle-t-on pas des moulins à paroles de Vialas, à eau, dites vous, ah bon, pardon.

Verbrouck, hameau (30), nom de famille d’origine flamande, forme contractée de Vandenbrouck, de ver, contraction de van der, du et brouck, pont.
Ce serait donc l’équivalent de notre Dupont (belge), rien à voir toutefois avec le pot belge dont les spécialistes prétendent qu’il est devenu obsolète avec l’arrivée de la Rochefort (la bière, pas le rocher de Florac).

Last, but not least, Tardonnenche, hameau (48), tire son nom du Tarnon, lui-même du Tarn, affluent de la Garonne (Tarnis d’après Pline).
C’est un cas, Pline, érudit parmi les incultes, il répertoria l’ensemble des rivières, des fromages et des vignes de l’Europe romaine.
On a rattaché cet hydronyme à Taranis, dieu gaulois du Tonnerre, mais cela supposerait que la syncope du a posttonique était faite à l’époque de Pline, qui conserve cette voyelle dans les mots gaulois (je ne le vous fais pas dire).
D’autres hypothèses situent les origines du Tarn dans des racines pré-celtiques tar-n, eau rapide ou bien tar- de sens inconnu et un suffixe –no, également pré-celtique.

Tout est clair maintenant, le mystère des Gorges reste entier !
Si le hasard vous amène, comme moi, à rencontrer l’onomastique (pas l’homo mastic utilisé pour les fenêtres), et que vous souhaitiez que l’antonomase, l’hypocoristique ou l’aphérèse (d’Avila) n’aient plus de mystères pour vous, alors vous pouvez parcourir l’ouvrage de référence de Paul Fabre, Dictionnaire des noms de lieux des Cévennes aux Editions Bonneton.

* On notera l'ancienneté de l'ouvrage avec l'écriture Méjan, dont l’origine de la graphie, contestée par les malheureuses victimes de l’intoxication de la Programmation Neurolinguistique Cévenole, est attestée depuis l’ancien occitan mejana (du latin mediana) qui signifiait notamment une île située au milieu d’une rivière, ce qui est le cas dudit causse, entouré qu’il est du Fraissinet, puis du Tarnon, du Tarn et enfin de la Jonte.

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Maître Goupil le Dim 30 Sep - 10:02

Raoul ne devra pas outrageusement s’inquiéter de ses origines wisigothes qui sont infiniment moins graves que s’il s’était agi d’ostrogoths, voire, pire, de bachibouzouks.

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Fraissinet le Dim 30 Sep - 10:04

Merci, Maître, de nous rappeler ce bon moment d'autrefois.
Tu en as d'autres, des noms comme ça ?

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Cool le Dim 30 Sep - 10:07

J't'en ficherais des maîtres, moi!

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Raoul le Dim 30 Sep - 10:08

Maître Goupil a écrit:Raoul ne devra pas outrageusement s’inquiéter de ses origines wisigothes qui sont infiniment moins graves que s’il s’était agi d’ostrogoths, voire, pire, de bachibouzouks.



Et je ne m'inquiète de rien. Wink

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Invité le Dim 30 Sep - 10:10

Ah les filles ! enfin un homme qui sait nous parler, qui sait nous faire sourire...
On ne va pas s'ennuyer!
Dites moi, Maître, elle est bien longue...





















































votre chronique!

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Message par Fraissinet le Dim 30 Sep - 14:44

Alors, ça vient la suite ?

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Maître Goupil le Dim 30 Sep - 14:46

Vous en voulez encore ?
Minute, j'arrive!

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Message par Invité le Dim 30 Sep - 14:47

Oh Ouuuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Maître Goupil le Dim 30 Sep - 14:54

Bon alors, laissez moi d'abord vous expliquer!

Le parcours que je vous propose parmi les noms de lieux en Cévennes (toponymes) se déroulera tranquillement au rythme alphabétique, en s’efforçant d’en identifier les évolutions, souvent assez surprenantes, souvent assez éloignées de notre compréhension actuelle, du fait notamment des acceptions différentes des mots d’il y a mille ans et de maintenant.

Seront au rendez-vous voies tortueuses, fautives, égarées, faux amis (Molette, hameau (les Assions 07) en étant un parfait exemple avec ses anciens sens de l’occitan moleta « mollasse, espèce de pierre, cône de marbre pour broyer les couleurs » si éloignés de l’actuelle pièce cylindrique striée rotative !)

Certaines origines feront, autant que de besoin, l’objet de commentaires destinés à faciliter la compréhension, à offrir certaines perspectives de réflexion plus larges ou bien encore à rappeler le caractère allègre du cévenol, de Allègre, (commune St Ambroix, 30) : nom de personne, sobriquet à partir de l’occitan alègre (du latin alacer) « allègre, gai, enjoué ».
Certains commentaires pourront, ponctuellement, être ajoutés sur l’influence du toponyme sur le caractère de l’habitant(e).

Des références récurrentes peuvent se présenter telles que :
CN : cadastre napoléonien
Feuda Gabalorum : Enquête réalisée sur tout le Gévaudan (proche de la Lozère actuelle) en août et septembre 1307 par deux mandataires, respectivement du roi et de l’évêque, destinée à déterminer l’étendue exacte des domaines de chacun.

Le vocabulaire onomastique sera présenté au fur et à mesure de la manière la plus compréhensible possible, notamment au travers d’exemples.
Il sera suivi, à cet égard, les recommandations de l’Instillation Univoque de la Félonie Manichéenne quant à la compréhension immédiate du vocabulaire par les élèves mis en situation.

Le périmètre cévenol ne sera pas défini, car les noms, pour évoluer, ne se préoccupent pas des frontières administratives ou religieuses.

Seront toutefois écartés, hélas, de l’étude des toponymes tels que St André de Majencoules, Cubières, Bezon, l’Habitarelle, Troubas pour éviter de prêter le flanc à la critique acérée des papistes idolâtres nord gévaudanais quant à la légèreté, au brigandage et à l’hérétisme notoires cévenols, critique présente déjà au XVIème siècle sous la plume du bon chanoine Maubert écrivant au roi (1589), qui décrivait comme suit le sud Gévaudan :
« C’est un pays bossu, tout monts hauts et vallées profondes, de difficile accès, qu’on appelle les Cévennes, tout rempli de gens hérétiques, libertins, infidèles, voleurs, larrons, brigands, assassinateurs, faux monnayeurs, rebelles à Votre Majesté et perturbateurs du repos public de votre royaume ».

Il convient enfin d’évoquer un composé chimique, primordial en Cévennes et indispensable à la confection d’un breuvage local à base d’anis, l’eau, que l’on trouve plus dans les riu, les vallat, les gours et les gardons que dans les mots.
En effet, méconnaître le suffixe gallo-romain anicis et ses évolutions historiques en anegues, angues, argues amène, à tort, à relier bon nombre de noms à l’aiga, mise bien vite à toutes les sauces toponymiques.
De même que les désinences finales en ac qui ne sont que suffixes de naissance des noms de nombreux domaines gallo-romains (acum, mais aussi anum ou anicis, précédemment cité).
On écartera également des terminaisons en ague telles que dans Costubague, hameau (Mandagout, 30) : composé de l’occitan costa et de ubac (du latin opacus) « hubac, exposé au nord » au féminin en fonction d’adjectif. Il serait en outre grave de ne pas se méfier des aigu, comme dans Saint Germain de Montaigu les Alès, quartier de la ville (Alès, 30 : Castrum de Mont-Agut 1208) : Le déterminant Montaigut représente (1208) l’occitan mont agut « mont aigu, pointu ».
Sans oublier bien entendu le nom de personne germanique (précédemment cité) Aigoald comme origine du fameux Mont Aigoual.

L’eau étant donc trop matière à suspicion, il sera recommandé une utilisation régulière (l’abus de modération étant nuisible à la consommation) de Cartagène (sans h, bien sûr, contrairement à ce qu’affirment ces prétendument connaisseurs pédants du nord de la Gaule).

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Fraissinet le Dim 30 Sep - 15:01

Entre la Cartagène et le jaune, ça promet!

La suite! la suite!

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Invité le Dim 30 Sep - 15:06

Maître Goupil a écrit:
Seront toutefois écartés, hélas, de l’étude des toponymes tels que St André de Majencoules, Cubières, Bezon, l’Habitarelle, Troubas pour éviter de prêter le flanc à la critique acérée des papistes idolâtres nord gévaudanais quant à la légèreté, au brigandage et à l’hérétisme notoires cévenols.

Quel dommage!
Pour une fois que le forum allait devenir chaud!

Continuez, Maître Goupil, on attend impatiemment!

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Maître Goupil le Dim 30 Sep - 15:14

Bon voyage dans les temps (néanmoins pas dans le marigot !)

Aidons (les), hameau (Pied-de-Borne, 48) : Oui, mais comment le faire si on ne sait pas ce qu’ils veulent ! Nom difficile à expliquer.

Albagne (l’), ruisseau (Aumessas, 30 : la rivière d’Albaigue 1637). Le nom pourrait renvoyer à l’occitan alba aiga « eau blanche », c’est à dire claire.

Alès, chef lieu d’arrondissement (30 : Alesto, monnaie mérovingienne, Alestum 1120).
Si l’étymologie de ce nom apparaît difficile, l’alésienne n’est pas pour autant une arlésienne.

Alquifoux, écart (Allenc, 48) : de l’occitan alquifos, qui désigne un sulfure de plomb pulvérulent obtenu en mélangeant sable quartzeux et argile utilisé pour vernir les céramiques.

Angliviels (les), hameau (Valleraugue, 30 : G. de Anglavielh 1228) : nom de famille Angliviel au pluriel pour désigner un domaine, tiré d’un nom topographique composé de l’occitan angle (du latin angulus) « angle, coin de terre » et de vielh « vieux » (abandonné ?).

Ardailliès, hameau (Saumane, 30 : Lardeilliers 1812). La forme de 1812 renvoie au nom de famille Lardellier, Lardillier, variantes régionales de Largillier, formé sur l’occitan argela, argila « argile ». Pourrait également renvoyer par hard « corde » à Ardailles, surnom probable de marchand.
Arzaliers, village (Allenc, 48) : mansus de Arzilerio 1255) : nom de famille au pluriel pour désigner un domaine tiré d’un nom topographique dérivé de l’occitan argila, argela « argile ».
Il n’est pas rare à Vébron d’entendre évoquer un nom de famille connu en le prononçant Largillier ou bien Arzilier.

Bals (les), hameau (Malarce-sur-la-Thines, 07) : occitan balç « rocher ».
Natif de ce hameau, Louis Armand y aurait vécu ses premières expériences de spéléologie en explorant ses premiers aven, grotte et cavité (les fameux trous).

Barre (la), écart (Vialas, 48) : occitan barra « barrière » au sens topographique, à moins qu’il ne s’agisse de l’ancien occitan barra, qui a signifié aussi « droit d’entrée, péage ».
On ne saurait toutefois condamner trop vite cette coutume locale des demoiselles recevant la visite de jeunes hommes, qui consistait à leur demander une pièce ou deux, d’où la nécessité pour eux de venir bourses pleines. Cette attitude trouve son origine et sa justification dans un dénuement extrême tel que même le plus humble, le plus misérable, le plus méprisable des animaux, le rat, quête à la sortie de l’église.

Beaujeu, écart (Malarce-sur-la-Thines, 07 : Bellojoco 1464) : nom de famille d’origine (Rhône), probablement composé de bellus « élevé » et de jugum « hauteur ».

Beaulieu, hameau (Mandagout, 30 : Biauliech 1472) : ce « beau lit », (de l’occitan liech « lit »), est sans doute aussi un beau lieu, désignation du sentiment inspiré par le site.

Bégon, hameau (Causse-Bégon, 30 : lo Causse Bego, Mansus Begonis 1523) : nom de personne formé sur beg-, variante de bek-, emprunt germanique au latin beccus « bec » pour désigner des personnes bavardes ou bègues. (Y-a-t-il une différence ?).
Vert au printemps où il pourfend le rampant, jaune à l’été où le volant fait l’objet de sa sollicitude, c’est à l’hiver blanc qu’il chasse l’ours polaire.

Bleymard (le), chef lieu de canton (Mende, 48) : Blismarum 1352) : du nom d’homme germanique Blitmar.
Homo erectus par son père, grand chasseur, l’homme du Bleymard tire des coups plus vite que son ombre, prenant toujours ses proies par surprise. C’est sans doute là l’origine de son surnom Blitzkrieg.

Bonheur (le), affluent du Trévezel, 30 : Aqua de Calmrieu 1150, Vallatum de Campo-Rivo 1265 : tire son nom de l’ancien prieuré du Bonheur, fondé en 1002. La forme de 1150 renvoie au village de Camprieu tiré du bas-latin calmis « pierre, rocher, hauteur dénudée » confondu avec le latin campus dans la forme de 1265.
Dans cette région idyllique, ne serait-ce quand surgissent les flots du Bonheur dans les profondeurs de l’abîme que brame le bœuf ? (Bramabiau).


Dernière édition par le Ven 5 Oct - 17:23, édité 1 fois

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Albanie le Dim 30 Sep - 15:22

Ben dis donc, Maître Goupil ! J'ai bien le bouquin, mais j'y ai pas lu tout ça ! Bravo !

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Maître Goupil le Dim 30 Sep - 15:33

C'est qu'il faut lire entre les lignes...

Smile

Et puis ce sont les commentaires qui élargissent la vision!

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Invité le Dim 30 Sep - 15:37

J'espère que cet habitant du Bleymard n'est pas un flegmard!

Encore un petit coup!

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Cool le Dim 30 Sep - 15:40

Au lieu de faire le mariole, continue donc ton histoire.
Et qu'ça saute!

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Fraissinet le Dim 30 Sep - 15:42

Aidons les, moi je veux bien, où est ce qu'il faut signer la pétition, non, pas sur l'eau!

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Maître Goupil le Dim 30 Sep - 15:52

Vous en revoulez ? Bon, d'accord!

Brin, écart (Concoules, 30 : Brim 1212) : nom de famille Brin, contraction de Berin, forme dissimilée de Benignus, dont la forme savante est Bénigne.

Cabal, écart (St-Etienne-Vallée-Française, 48) : nom de famille Cabal, de l’ancien occitan cabal (du latin capitalis, de caput) « supérieur, excellent, parfait, riche, puissant » (adjectif) ou « capital, héritage, avoir, cheptel » (substantif) (le lien sera noté entre capital et cheptel, exprimé, à titre d’exemple, à Bédouès, en nombre de chameaux).
L’habitant devrait toutefois se garder de toute fierté excessive quant à ses origines dans la mesure où une confusion quant à ces dernières est toujours possible avec capval « bas-fonds ».

Camont, ferme et château, puis village (Saint Martin de Valgalgues, 30 : Mansus de Campmons, 1345) : L’étymologie par campus et montem ne s’impose pas et on pencherait plutôt vers un nom d’homme gaulois Calmus avec le suffixe onem.
Village idéal, la rumeur, qui remonterait aux temps immémoriaux de l’Egypte pharaonique, prétendrait que l’on trouve tout en Camont.

farao

Affligeant, non ?

Canebière (la), hameau (la Vernarède, 30) : occitan canabiera « chênevière » dérivé du bas-latin cannapus (du latin canabis).
L’euphorie légendaire de l’habitante serait-elle liée à une consommation excessive de produits locaux ?

Carameau, hameau (Pompignan, 30) : nom de famille, surnom de joueur de flûte, forme vocalisée de Caramel, variante par rhotacisme de Calamel, de l’ancien occitan calamel (du latin calamus) « chalumeau ».
Est il utile de rappeler, à cet égard, l’importance de la flamme dans la confection du caramel ?

Cévennes (les), Les formes anciennes (Cebenna (César) et Kemmenon oros (Strabon) permettent de voir dans ce nomun dérivé du gaulois cemeno- « dos » avec le suffixe enna employé au sens oronymique, d’une racine celtique cem-, ceb- « dos » (voir gallois cemm-, cevyn-). L’affaiblissement des occlusives intervocaliques du gaulois explique Cevenna à côté de Cebenna, comme en gaëlique et en britonnique.

Chabotte (la), hameau (Ponteils et Brésis, 30) : occitan chabota « cabane ».
Le conte du chat botté, où il serait issu de la mère l’Oye, narre une légende d’héritage.
Cette histoire où la mère doit confier à ses trois fils une part de ses biens, ne confiant au dernier qu’un humble félidé, n’est pas réaliste et on ne lui attribuera de ce fait que peu de crédit.

Chalsio (le), col (Saint Maurice de Ventalon, 48) : del Chalcier (Feuda Gabalorum).
Chalsio est la forme lozérienne pour Chalsier, fermeture du suffixe ier en io, et renvoie probablement au nom de personne Chalsier, surnom d’artisan, de caucier « fabricant ou marchand de cauças, calças » pantalon, caleçon ou de caucier, calcier « chaussure ».
Une légende locale rapporte que c’est là que Dagobert aurait mélangé souliers et caleçon et qu’il aurait mis ce dernier à l’envers. Est-ce bien crédible ?

Chazes (les), écart (Saint-Julien d’Arpaon, 48) : mansi de Quazis (Feuda Gabalorum)).
Dérivé de l’occitan casa/chasa « maison ».

Cheyroux (le), écart (Mas d’Orcières, 48) : manso vocato del Chayros (Feuda Gabalorum)) :occitan cheiros, cairos « pierreux », de caira « roche ».
On ne note toutefois aucune délinquance particulière à cet endroit.

Conilhière, quartier (Alès, 30 : Conilhiera 1223) : occitan conilhiera « garenne », de conilh (du latin cuniculus) « lapin ».
La réputation de chasseur de l’habitant, qui consiste à tirer comme un lapin, n’est pas attestée.

Coudoulous, hameau (Le Collet de Dèze, 48) : occitan codolos « caillouteux, pierreux », dérivé de codol « caillou.
Ne vaudrait-il pas mieux quelquefois prendre ses jambes à son cou plutôt que son pied au Collet?

Crépon (le), écart (Vialas, 48) : On verra plutôt qu’un hypothétique thème prélatin krep, soit le nom de famille Crépon (hypocoristique probable de Crépin), soit l’appellatif grepon « raidillon ».
Travailleuses (elles ne rechignent pas au crépon), elles sont aussi mégères (elles se crêpent le chignon). La méfiance sera en outre de rigueur eu égard à la fâcheuse tendance locale à la contrepèterie.

Destourbe (la), écart (Saint Andéol de Clerguemort, 48) : occitan destorba (féminin) « dérangement, destorbe (masculin) « dérangement, embarras, obstacle ». En ancien français, destorbage avait aussi le sens de « attaque » (estourbir a la même origine).
Du latin disturbare sont restés aussi destorbar en occitan et to disturb en anglais.

Dieusses, hameau autrefois commune de Sénéchas (le Chambon, 30 : Dieuses) : sans doute occitan ieuse, euse (du latin illicem) « chêne vert » avec agglutination de la préposition.

Englias (les), hameau (Brahic, 07 : les Angligeos 1672) : probablement nom de famille, déformation d’ethnique ou de sobriquet du type Angleys, Anglisson, Anglichau « anglais ».
Ils la ramènent moins depuis qu’ils ont pris trente pions contre les Boks !


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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Piboule le Dim 30 Sep - 16:15

he ! Minute maître ce qui vous paraît évident nous donne pas mal de boulot donc voici pour ma part mes devoirs de mâtines :

Le village du Buisson contrairement à ce que pourrait penser quelques éthyliques nauséeux n'est pas une déformation de boisson mais désigne un petit bois, c'est d'ailleurs dans l'ouvrage que vous citez "Fauda Gabalorum" qu'on trouve " la mason del boiso" , le mas du buisson. On a de part ces origines une idée un peu plus précise de la déforestation dans le pays puisque "le buisson" ne désigne plus qu'un amas rasceux de buis ou genêts !

La chapelle ou capelle ne désigne pas non plus quelques sordides bistrots sauf évidement pour celles et ceux qui de la messe ne retenaient que la communion du prêtre et principalement le sang du christ.

Non le mot chapelle ou capelle tient ses origines au fait que Saint-Martin, précurseur de notre Abbé Pierre un jour de grand frimât de l'an de grâce 679 coupa d'un coup d'épée d'un seul son capella (diminutif de cappa) je veux dire son manteau pour en donner la moitié à un pauvre.
Plus tard se nom de capella fût en mémoire de ce jour donné aux reliques et surtout aux lieux où l'on conservait les reliques.
Je suis entrain de me demander si l'expression "chanter acapella" ne voudrait pas dire en fait sans manteau, il faudrait contrôler.

Je ne résiste pas au plaisir de vous dévoiler les origines du mot "reynal" qui a ses racines germaniques de ragin "conseil" et valdran gouverner ce qui donnerai en germanique "le président du conseil" non pas ce lui qui décéda en hissant les couleurs au sommet d'un mât fier et dur, mais plutôt un spécialiste "es-conseil" rusé au possible oui vous y êtes il s'agit bien du mot Renard qui serait une contraction de ragin "conseil" et de hart "dur"!
Si notre Goupil était un homme nous pourrions l'appeler notre "raynal" notre rusé comme un renard.

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Message par Maître Goupil le Dim 30 Sep - 18:58

Il peut être tentant effectivement de donner à Boisson, hameau (Robiac-Rochesadoule, 30) le sens occitan boisson (du bas-latin boscus) "buisson". On ne peut toutefois que s'interroger sur l'attraction possible par le nom de la commune, Rochessadoule, village (Robiac-Rochessadoule, 30 : de Rocha-Sadouli 1049), sobriquet tiré de l'occitan sadol "soûl, repus, rassasié".

Comment, en effet, être ivre sans consommer de boisson ?

Pour rétablir la vérité et ne pas sombrer dans la malhonnêteté intellectuelle la plus totale, il faut toutefois préciser que le terme soûl correspondait plus vers l'an mille à une surconsommation alimentaire qu'alcoolique!

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Maître Goupil le Dim 30 Sep - 19:09

Allez, encore un petit effort...

Arrow

Enjournade (l’), hameau (Avèze, 30 ) : probablement nom de famille Journade, sobriquet tiré de l’occitan journada « journée », mais aussi en ancien occitan « salaire d’une journée, partie de terre que l’on peut travailler en une journée, assemblée, audience ».
L’initiale est la partie honorifique En, agglutinée au patronyme, qui représente le latin Domine réduit à Ne et refait en En à partir de formes comme n’Enric, n’Ornac.

Escadions (les), hameau (le Chambon, 30) : nom de famille Cadions, variante probable graphique de Cadieu, sobriquet tiré du juron cap Dieu « tête de Dieu !».
La première syllabe provient de l’agglutination de l’article défini pluriel français les, puis de son élision, enfin de son redoublement (mauvais sujet) : les Cadions, Lescadions, l’Escadions, les Escadions.

Esparot (l’), hameau (Saint André de Cruzières, 07) : occitan parro, variante de parran (fermeture de a en o devant n) « jardin, enclos », avec agglutination de l’article défini pluriel français les, puis déglutination du l initial compris comme l’article élidé français.
Le t final est, est-il besoin de le préciser, paragogique (lettre non étymologique ajoutée à la fin d’un mot).

Espériès, hameau (Valleraugue, 30) : nom de famille Périé, de l’occitant perièr « poirier » avec agglutination de l’article défini, d’où Lesperiès, puis l’Esperiès par déglutination suite à une mauvaise compréhension.
Espérou (l’), village (Valleraugue, 30 : Speronis 1080, Speronem 1265) : probablement occitan esperon « éperon ».
Spères, hameau (Durfort et Saint Martin de Sosserac, 30) : le groupe sp n’étant pas occitan, on a sans doute là une mention fautive pour Espères, tiré par sobriquet de l’occitan espera « attente, affût » ou « délai, terme ».
Nous guettions l’espoir, mais ne vinrent que poirier, éperon et attente !

Fage (la), hameau (Mialet, 30) occitan faja (du latin fagea, de fagus « hêtre ») « hêtraie ».
Son habitante n’est pas nécessairement un fagot.

Fialgouse, écart (Vébron, 48) : Felgassium (Feuda Gabalorum)), de l’occitan felze « fougère ».
Est ce la désinence finale ridicule du nom du lieu qui justifia la désertification de cet écart ?

Finiels, hameau (Pont de Montvert, 48) : Ce village a sans doute pris le nom de la hauteur (le Signal de Finiels culmine à 1702 m), qui vient de finiles (avec un i long tonique qui se diphtongue en iel dans le Gévaudan) pour finales, du latin finalis « final, qui concerne les limites ».

Finialette, hameau ( Fraissinet de Lozère, 48), probablement un diminutif de Finiels à moins qu’il ne s’agisse d’un diminutif de fenial « fenil, grenier à foin ».

Follaquier (le), hameau (Saint André de Valborgne, 30 : Follacherius 1160 ) : nom de personne germanique Folchari, (de folc- « peuple » et hari- « armée ») tombé sans doute ensuite dans l’attraction des dérivés de fuèlha « feuille » (Fulhaquerium 1399).

Fontmort (le Plan de ), lieu-dit (Barre des Cévennes, 48) est composé de l’occitan font et de l’adjectif mort « morte, tarie ».
On ne s’étonnera pas de voir mort et non morta, car les adjectifs latins comme grandis, fortis, prudens étaient épicènes (les sexes se mélangeaient) et valaient à la fois pour les deux genres.
Les féminins actuels sont analogiques des adjectifs qui connaissaient un féminin propre (voyez le français grand-rue, où grand est un féminin, ce qui rend peu pertinente la graphie grand’rue supposant l’élision d’un e qui n’a jamais existé).

Gachalou (le), hameau (Malarce-sur-la-Thines, 07 : Gascho, Gaschalo, Guaschalho 1464 ), au vu des formes anciennes, paraît être le mot occitan gacha « guet, garde » tombé dans l’attraction de gacha-lo « regarde le ».
Aussi considérera-t-on comme peu crédible l’hypothèse selon laquelle des cétacés auraient remonté la Thines jusqu’à Malarce à la fin du crétacé et que les habitants les plus anciens en auraient conservé le souvenir.


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Message par kaïou le Dim 30 Sep - 19:14

concernant rochessadoule,je me demande si il n'y aurait pas un lien avec la riche teneur du sous-sol en charbon

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Message par Piboule le Dim 30 Sep - 19:15

D'ailleurs l'expression "être sans dessus de saoûl" évoque bien l'état impeccable de l'homme qui n'est pas pris de boisson, dont la cravate est droite, le cheveux tiré, le pantalon dans les plis, les chaussures cirées...
Car les dessus de saoûls, c'est pire que les dessous de gris... et avoir autant de plis que de lamelles, c'est pas terrible Smile

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Re: L'Homme aux Nymies

Message par Maître Goupil le Dim 30 Sep - 19:21

On pourrait penser au clinton plutôt qu'au charbon, mais en réalité je n'en sais rien du tout!



Tiens, au fait, Kaiou, on les trouve où, tes bananes ?


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