la champ des bondons
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Re: la champ des bondons
Ne serait-ce là la vue du pont des nègres de la rivière des Plèches qui coule entre Nasbinals et Marchastel ?
L'apparence de route pavée provient d'une poussée volcanique verticale, abrasée lourdement par un glacier, polissée ensuite longuement par les flots continus de la rivière.
C'était la minute culturelle
L'apparence de route pavée provient d'une poussée volcanique verticale, abrasée lourdement par un glacier, polissée ensuite longuement par les flots continus de la rivière.
C'était la minute culturelle
Léa rend saur, Grallator tue.
Re: la champ des bondons
La chaussée des géants en plus modeste !
Le BRGM publie des cartes géologiques très détaillées (16 pour la Lozère). (www.brgm.fr).
Le BRGM publie des cartes géologiques très détaillées (16 pour la Lozère). (www.brgm.fr).
Quand on représente une cause perdue, il faut sonner de la trompette et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de tristesse au fond de la forteresse que personne n'assiège plus parce que la vie s'en est allée.
Re: la champ des bondons
Cela ferait un beau carrelage de cuisine ses pierres volcaniques !
J'ai une petite carte géologique des bondons:

Dernière édition par le Mer 14 Nov - 14:25, édité 1 fois
Re: la champ des bondons
Renée il va falloir que tu t'offres un petit appareil photo numérique à noël pour bien faire voir le volcan car sans l'image on pense que c'est toi.

Re: la champ des bondons
Gus a écrit:Avant l’APN Millou, c’est l’ADSL qu’il faut installer à Piboule
plus que trois ans .
promesses :
http://www.midilibre.com/actuv2/article.php?num=1194984188&lozere
Re: la champ des bondons
mimie a écrit:D'où le manque de bon couvreurs... Il a fallu que le parc national exige des couvertures en lauzes sur les bâtiments restaurés pour que petit à petit le métier renaisse et que des gars s'y forment. Il y a quelques années c'était galère pour restaurer une toiture en lauzes de schiste, maintenant ça l'est moins d'autant que, finalement, l'idée a essaimé et que des résidents secondaires fortunés préfèrent le traditionnel au schingle.
Carte postale avec des ( bons ? ) couvreurs :

Re: la champ des bondons
Oui, ils ont l'air "bons", peut-être parce qu'ils couvrent sans parevapeur ... C'est où ? A Aumont ? Je ne reconnais pas ces camarades couvreurs. Peut être au milieu ce serait Mimile, le gendre de Roger Bonnal de Chabrits, originaire de Rieutort de Randon? Pas mal de Portugais s'y sont mis aussi.
Remarquez l'enclume plantée près de la cheminée pour fignoler ou percer le trou dans la lause (parfois 2 trous lorsque la lause est longue). De temps en temps un trait de cordex et hop on passe à la rangée suivante. On monte le banc de temps en temps. S'il y a une grue sur le chantier on monte directement la palette avec les lauses déjà calibrées (en hauteur mais pas en largeur), sinon il faut se taper tout à l'échelle et à l'épaule par paquets de 5 ou plus selon le poids, l'épaisseur et la taille des lauses.
Les premières lauses, les égoutiers, peuvent faire parfois 1mX60cm et celles du haut, sous les faîtières 10cmX10cm seulement.
Ici, les faîtières croisées et la tuile à loups ou la girouette n'existent pas et son remplacées par une étanchéité en zinc, bien moins esthétique bien sûr.
Sur la photo il semble faire bon, mais en hiver, quand il faut balayer la neige le matin pour reprendre le travail de la veille, quand le toît est une patinoire, et qu'il n'est pas possible de mettre des gants à cause des clous dans la saquette qu'il faut prendre un à un, on attend avec anxiété que le soleil vienne réchauffer relativement le cubel qui se met à fumer côté exposé et reste givré côté Nord ...
Mais bon , avec le recul, que de bons souvenirs ! De la haut, on voit les choses de haut bien sûr, on apprend à mépriser le vertige, à maîtriser ses ardeurs, à avancer prudemment. Travailler sur le toît c'est un peu travailler sur le soi, comme dans un bateau sur la mer, on s'y sent dans un autre monde, confronté au danger et à la recherche de l'équilibre sans aucun droit à l'erreur.
Remarquez l'enclume plantée près de la cheminée pour fignoler ou percer le trou dans la lause (parfois 2 trous lorsque la lause est longue). De temps en temps un trait de cordex et hop on passe à la rangée suivante. On monte le banc de temps en temps. S'il y a une grue sur le chantier on monte directement la palette avec les lauses déjà calibrées (en hauteur mais pas en largeur), sinon il faut se taper tout à l'échelle et à l'épaule par paquets de 5 ou plus selon le poids, l'épaisseur et la taille des lauses.
Les premières lauses, les égoutiers, peuvent faire parfois 1mX60cm et celles du haut, sous les faîtières 10cmX10cm seulement.
Ici, les faîtières croisées et la tuile à loups ou la girouette n'existent pas et son remplacées par une étanchéité en zinc, bien moins esthétique bien sûr.
Sur la photo il semble faire bon, mais en hiver, quand il faut balayer la neige le matin pour reprendre le travail de la veille, quand le toît est une patinoire, et qu'il n'est pas possible de mettre des gants à cause des clous dans la saquette qu'il faut prendre un à un, on attend avec anxiété que le soleil vienne réchauffer relativement le cubel qui se met à fumer côté exposé et reste givré côté Nord ...
Mais bon , avec le recul, que de bons souvenirs ! De la haut, on voit les choses de haut bien sûr, on apprend à mépriser le vertige, à maîtriser ses ardeurs, à avancer prudemment. Travailler sur le toît c'est un peu travailler sur le soi, comme dans un bateau sur la mer, on s'y sent dans un autre monde, confronté au danger et à la recherche de l'équilibre sans aucun droit à l'erreur.
Dernière édition par le Mer 16 Jan - 21:59, édité 1 fois
Re: la champ des bondons
La lauze (ou lause- du gaulois "Lausa") est le nom générique de trois matériaux différents : calcaire, volcanique ou schiste. En Lozère on a les trois sortes de lauzes, de 10 à 40 mm d'épaisseur, mais pas d' ardoises qui sont aussi du schiste mais davantage clivable en tranches fines (de 3 à 5 mm). On trouve aussi des toîts bleus couverts d'une ardoise assez épaisse qui vient de Corrèze, mais qui est encore différente de la "classique" ardoise fine de Trélazé (Anjou) qui couvre toute la France. Si vous passez par l'Anjou, allez y visiter le musée de l'ardoise. Elle s'y extrait jusqu'à 500 mètre sous terre. En Galice, Léon et Ségovie, l'autre gros site d'extraction, elle se fait à l'air libre.
Mes ancêtres maternels sont tous nés là, entre le fleuve Ligérien et l'Authion et je me souviens que ma grand-mère pilait de l'ardoise pour mettre au pied des Hortensias afin de les rendre franchement bleus. En effet, en pays calcaire les fleurs sont roses alors qu'en pays acide les grosses fleurs des Hydrangéas sont blanches ou bleutées. Les escaliers de la maison du XVIII°, construite sur la Levée Jeanne de Laval étaient faits de grosses plaques de schiste, la margelle du puits aussi, ainsi que bien entendu la couverture posée sur liteaux et crochets. Le cadran solaire en schiste aussi disait l'heure en nous rappelant "Ultima latet", c'est la dernière qui tue. Et combien de mineurs de l'Or Gris-bleu l'ont rencontrée , leur dernière heure au fond de la mine quand l'Authion et la Loire s'y sont mises à deux pour submerger les galeries !
(Savez vous que le vrai plateau de billard doit être fait en schiste, ce qui explique son poids, car le polissage peut être fait au 1/20° de millimètre et ne risque pas de bomber comme le métal ou pire le bois qui se voilerait).
Rendons aussi hommage en passant à l'ardoise fine qui nous a initié pour les plus vieux d'entre nous au tracé de nos premiers mots écrits. Je sens encore l'odeur de l'éponge dans sa petite boite plastique.
Ces schistes sont des roches métamorphiques qui ont pu être formées il y a 600 millions d'années parfois par des dépots sédimentaires de fonds marins, puis qui ont été comprimées et se sont ainsi compactées en mille-feuilles, plus ou moins feuilletés d'ailleurs selon la pression et leur composition. On y trouve parfois de la pyrite, de la magnétite, des grenats ... Mais l'histoire géologique des lauzes du Tournel, des schistes cévenols ou Corses, et celle des ardoises Angevines ou Coréziennes n'est pas commune. Les plissements et les natures des argiles compactées sont très différentes et leur étude est bien complexe sans doûte.
Effectivement les variétés de lauzes de schiste sont exactement comme des espèces différentes de bois , dont la texture, la longévité, la couleur, la densité, varient beaucoup d'une espèce à l'autre. Même les lauzes de calcaire ont leur histoire, leur "terroir". le creuset n'a pas été le même ici et là, et les duretés, les couleurs, les veinages varient comme pour les marbres dont on mesure bien plus communément la diversité selon l'origine, de Carrare ou des Gorges du Tarn (qui se souvient du nom de ce marbre local que je n'arrive plus à retrouver ?)
Les humains ont inventé un concept de vie absolument crétin où d'abord seul lui-même avait le droit d'être porteur de Vie. Les animaux, ses femmes et ses ennemis n'étaient que de la viande, mais lui non. La division en trois règnes animal, végétal et minéral ne résiste plus à l'analyse. Si c'est la sensibilité au bonheur et à la douleur qui caractérisent le "vivant", alors il n'y a qu'une histoire de degré d'intensité dans le temps de "vie" qui différencie l'animal-végétal et le minéral. Les pierres aussi jouissent de l'existence et souffrent des agressions, du temps qui passe. Elles ont un début, une apogée et une fin, et le cycle recommence. Toute la différence réside dans les douleurs aigûes et les brefs orgasmes de la "vie" des humains-animaux-végétaux, face aux mêmes sensations perçues par les pierres de façon lente, à l'échelle des millénaires. La pierre est faite de molécules agencées, l'homme est fait aussi de molécules agencées. Il m'arrive d'avoir une pensée de compassion pour telle ou telle pierre abandonnée ou qui semble coincée dans un mur parmi d'autres pierres, de ressentir l'angoisse de la salade que je trucide, un peu comme les Amérindiens ou les aborigènes d'Australie disent merci au soleil ou prient l'arbre de les pardonner de l'avoir coupé ....
Pour en revenir à nos moutons, les lauzes de schiste présentent des teintes grises argentées, bleutées, verdâtres ou brunes, selon la teneur en fer (tons bruns), en quartz et mica (tons sombres) et en feldspath (tons clairs).
Le spécialistes pourraient en effet dire d'où vient telle lauze à son aspect. Comme toute roche métamorphique, la variété de tons, de densités, de porosité ou d'étanchéité, marque chaque Lauzière.
Comme toute roche extraite du sol où elle reposait depuis des milliers d'années, la lauze soumise aux intempéries va se dégrader peu à peu. Comme tout sur terre donc, elle a une durée de vie limitée. On pourrait bien entendu dater une roche en connaissant son lieu d'extraction et la géologie du coin. Quant à dater son âge de taille, c'est difficile car pas mal d'ardoises sont récupérées lors de démolitions et sont retaillées.
La durée d'étanchéité dans un pays soumis au gel et aux canicules en alternance, la durée d'étanchéité de la lauze dépendra de son épaisseur et de sa densité aussi, et pourra vivre de 70 à 300 ans. Mais souvent les toitures qui se sont effondrées ont plutôt souffert à cause du pourrissement de la charpente. Les coupables sont souvent les clous qui ont rouillé, les lauzes qui ont glissé, et l'eau qui s'est infiltré par incurie des habitants.
Je vous mets un lien de la Chambre des Métiers de la lozère qui explique bien la technique spécifique à la pose de la lauze :(ces fiches sont payantes mais celle ci est en accès libre)
http://we239.lerelaisinternet.com/f/cevennes/couverture/III-lapose.htm
Voici quelques liens vers deux lauzières, en Cévennes et en Aveyron :
Carrières Galta (Lozère) : http://www.causses-cevennes.com/galta.htm
Saint-Hippolyte (12) : http://www.sainthippolyte.fr/pages/metier_lauze.html
Enfin voici quelques liens vers des vrais artisans Lozériens dans le domaine de la lauze (calcaire ou schiste) qui ont gagné des prix décernés par la Chambre des métiers, (consultables pour les autres spécialités depuis 1994 sur : http://we239.lerelaisinternet.com/f/f_entreprises.htm ) :
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_lacan.htm
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_alves_j.htm
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_micha-morin.htm
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_abps.htm
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_fabre_f.htm
Voici une carte de France des principales carrières d'ardoises :

Légende :
1 Ardennes Rimogne, Fumay, Haybes, Deville
2 Corrèze Travassac
3 Côtes d'Armor Maël Carhaix
4 Finistère Châteaulin
5 Maine et Loire Trélazé, Noyant la Gravoyère
6 Mayenne Renazé
7 Morbihan
8 Hautes Pyrénées région de Lourdes
9 Savoie Saint Jean de Maurienne
Puis, pour rappeler que la lauze est commune à tout le bassin méditerranéen, voici un site sur la lauze en Grèce :
http://www.meda-corpus.net/frn/portails/PDF/F2/D06_GRE.PDF
deux petites vidéos sur la pose de la lauze calcaire et schiste / Ch des Métiers (mais DVD en vente épuisé) :
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_video_lauzes_2.htm
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_video_shiste_2.htm
Enfin , toujours en rapport avec le sujet "lauze" du post, voici un sujet de discussion qui concerne les lozériens et qui n'est pas épuisé sur l'origine du nom "Lozère".
http://pagesperso-orange.fr/amilo/lozere/page607.htm
Je pense personnellement que çà ne vient pas de lauze mais du mont lozère, que Sidoine Apollinaire appelait Lesora Mons . Voici un texte de Hofmann, Johann Jacob (1635-1706): Page 794 de " Lexicon Universale, Historiam Sacram Et Profanam Omnis aevi, omniumque Gentium..." :
in : http://www.uni-mannheim.de/mateo/camenaref/hofmann/hof2/s0794a.html

Si quelqu'un peut traduire, moi je ne peux traduire que ce passage :
LESURA c'est une très haute montagne de la Gaule (?), vulgairement appelée Losere.
Sid (Sidoine Apollinaire dans Propempticon ad libellum) l'appelle Lesora, partie de la Cévenne, en Gévaudan, source noble (?) du Tarn.
Le reste, mysterium et buldegum.
Mes ancêtres maternels sont tous nés là, entre le fleuve Ligérien et l'Authion et je me souviens que ma grand-mère pilait de l'ardoise pour mettre au pied des Hortensias afin de les rendre franchement bleus. En effet, en pays calcaire les fleurs sont roses alors qu'en pays acide les grosses fleurs des Hydrangéas sont blanches ou bleutées. Les escaliers de la maison du XVIII°, construite sur la Levée Jeanne de Laval étaient faits de grosses plaques de schiste, la margelle du puits aussi, ainsi que bien entendu la couverture posée sur liteaux et crochets. Le cadran solaire en schiste aussi disait l'heure en nous rappelant "Ultima latet", c'est la dernière qui tue. Et combien de mineurs de l'Or Gris-bleu l'ont rencontrée , leur dernière heure au fond de la mine quand l'Authion et la Loire s'y sont mises à deux pour submerger les galeries !
(Savez vous que le vrai plateau de billard doit être fait en schiste, ce qui explique son poids, car le polissage peut être fait au 1/20° de millimètre et ne risque pas de bomber comme le métal ou pire le bois qui se voilerait).
Rendons aussi hommage en passant à l'ardoise fine qui nous a initié pour les plus vieux d'entre nous au tracé de nos premiers mots écrits. Je sens encore l'odeur de l'éponge dans sa petite boite plastique.
Ces schistes sont des roches métamorphiques qui ont pu être formées il y a 600 millions d'années parfois par des dépots sédimentaires de fonds marins, puis qui ont été comprimées et se sont ainsi compactées en mille-feuilles, plus ou moins feuilletés d'ailleurs selon la pression et leur composition. On y trouve parfois de la pyrite, de la magnétite, des grenats ... Mais l'histoire géologique des lauzes du Tournel, des schistes cévenols ou Corses, et celle des ardoises Angevines ou Coréziennes n'est pas commune. Les plissements et les natures des argiles compactées sont très différentes et leur étude est bien complexe sans doûte.
Effectivement les variétés de lauzes de schiste sont exactement comme des espèces différentes de bois , dont la texture, la longévité, la couleur, la densité, varient beaucoup d'une espèce à l'autre. Même les lauzes de calcaire ont leur histoire, leur "terroir". le creuset n'a pas été le même ici et là, et les duretés, les couleurs, les veinages varient comme pour les marbres dont on mesure bien plus communément la diversité selon l'origine, de Carrare ou des Gorges du Tarn (qui se souvient du nom de ce marbre local que je n'arrive plus à retrouver ?)
Les humains ont inventé un concept de vie absolument crétin où d'abord seul lui-même avait le droit d'être porteur de Vie. Les animaux, ses femmes et ses ennemis n'étaient que de la viande, mais lui non. La division en trois règnes animal, végétal et minéral ne résiste plus à l'analyse. Si c'est la sensibilité au bonheur et à la douleur qui caractérisent le "vivant", alors il n'y a qu'une histoire de degré d'intensité dans le temps de "vie" qui différencie l'animal-végétal et le minéral. Les pierres aussi jouissent de l'existence et souffrent des agressions, du temps qui passe. Elles ont un début, une apogée et une fin, et le cycle recommence. Toute la différence réside dans les douleurs aigûes et les brefs orgasmes de la "vie" des humains-animaux-végétaux, face aux mêmes sensations perçues par les pierres de façon lente, à l'échelle des millénaires. La pierre est faite de molécules agencées, l'homme est fait aussi de molécules agencées. Il m'arrive d'avoir une pensée de compassion pour telle ou telle pierre abandonnée ou qui semble coincée dans un mur parmi d'autres pierres, de ressentir l'angoisse de la salade que je trucide, un peu comme les Amérindiens ou les aborigènes d'Australie disent merci au soleil ou prient l'arbre de les pardonner de l'avoir coupé ....
Pour en revenir à nos moutons, les lauzes de schiste présentent des teintes grises argentées, bleutées, verdâtres ou brunes, selon la teneur en fer (tons bruns), en quartz et mica (tons sombres) et en feldspath (tons clairs).
Le spécialistes pourraient en effet dire d'où vient telle lauze à son aspect. Comme toute roche métamorphique, la variété de tons, de densités, de porosité ou d'étanchéité, marque chaque Lauzière.
Comme toute roche extraite du sol où elle reposait depuis des milliers d'années, la lauze soumise aux intempéries va se dégrader peu à peu. Comme tout sur terre donc, elle a une durée de vie limitée. On pourrait bien entendu dater une roche en connaissant son lieu d'extraction et la géologie du coin. Quant à dater son âge de taille, c'est difficile car pas mal d'ardoises sont récupérées lors de démolitions et sont retaillées.
La durée d'étanchéité dans un pays soumis au gel et aux canicules en alternance, la durée d'étanchéité de la lauze dépendra de son épaisseur et de sa densité aussi, et pourra vivre de 70 à 300 ans. Mais souvent les toitures qui se sont effondrées ont plutôt souffert à cause du pourrissement de la charpente. Les coupables sont souvent les clous qui ont rouillé, les lauzes qui ont glissé, et l'eau qui s'est infiltré par incurie des habitants.
Je vous mets un lien de la Chambre des Métiers de la lozère qui explique bien la technique spécifique à la pose de la lauze :(ces fiches sont payantes mais celle ci est en accès libre)
http://we239.lerelaisinternet.com/f/cevennes/couverture/III-lapose.htm
Voici quelques liens vers deux lauzières, en Cévennes et en Aveyron :
Carrières Galta (Lozère) : http://www.causses-cevennes.com/galta.htm
Saint-Hippolyte (12) : http://www.sainthippolyte.fr/pages/metier_lauze.html
Enfin voici quelques liens vers des vrais artisans Lozériens dans le domaine de la lauze (calcaire ou schiste) qui ont gagné des prix décernés par la Chambre des métiers, (consultables pour les autres spécialités depuis 1994 sur : http://we239.lerelaisinternet.com/f/f_entreprises.htm ) :
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_lacan.htm
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_alves_j.htm
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_micha-morin.htm
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_abps.htm
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_fabre_f.htm
Voici une carte de France des principales carrières d'ardoises :

Légende :
1 Ardennes Rimogne, Fumay, Haybes, Deville
2 Corrèze Travassac
3 Côtes d'Armor Maël Carhaix
4 Finistère Châteaulin
5 Maine et Loire Trélazé, Noyant la Gravoyère
6 Mayenne Renazé
7 Morbihan
8 Hautes Pyrénées région de Lourdes
9 Savoie Saint Jean de Maurienne
Puis, pour rappeler que la lauze est commune à tout le bassin méditerranéen, voici un site sur la lauze en Grèce :
http://www.meda-corpus.net/frn/portails/PDF/F2/D06_GRE.PDF
deux petites vidéos sur la pose de la lauze calcaire et schiste / Ch des Métiers (mais DVD en vente épuisé) :
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_video_lauzes_2.htm
http://we239.lerelaisinternet.com/f/b_video_shiste_2.htm
Enfin , toujours en rapport avec le sujet "lauze" du post, voici un sujet de discussion qui concerne les lozériens et qui n'est pas épuisé sur l'origine du nom "Lozère".
http://pagesperso-orange.fr/amilo/lozere/page607.htm
Je pense personnellement que çà ne vient pas de lauze mais du mont lozère, que Sidoine Apollinaire appelait Lesora Mons . Voici un texte de Hofmann, Johann Jacob (1635-1706): Page 794 de " Lexicon Universale, Historiam Sacram Et Profanam Omnis aevi, omniumque Gentium..." :
in : http://www.uni-mannheim.de/mateo/camenaref/hofmann/hof2/s0794a.html

Si quelqu'un peut traduire, moi je ne peux traduire que ce passage :
LESURA c'est une très haute montagne de la Gaule (?), vulgairement appelée Losere.
Sid (Sidoine Apollinaire dans Propempticon ad libellum) l'appelle Lesora, partie de la Cévenne, en Gévaudan, source noble (?) du Tarn.
Le reste, mysterium et buldegum.

Re: la champ des bondons
Vous croyez toujours que je ne fous rien sous prétexte que je ne fous rien. La réalité, n'est jamais si simple.
Re: la champ des bondons
La visite d'une ardoisière pour faire référence aux toitures impressionnant:
http://tchorski.morkitu.org/3/gf-01.htm
Un mini reportage sur la mine de pourcarès:
http://tchorski.morkitu.org/2/8965.htm
Re: la champ des bondons
Re: la champ des bondons
Merci gabach,tres joli carte de la mine de pourcares.
Je supose que les mineurs sont les monsieurs qui sont alignés,
les chefs les deux monsieurs bien habillé mais qui est le monsieur assis par terre ?
Re: la champ des bondons
Le monsieur assis par terre est aussi un mineur, il a sa lampe à acètylène entres les jambes, mais il doit être plus fatigué que les autres !
Les deux autres debouts derrère lui, il doit y avoir éffectivement un des chefs de la mine, et un accompagnateur du photographe de la maison Labouche, mais c'est sans certitude !
Les deux autres debouts derrère lui, il doit y avoir éffectivement un des chefs de la mine, et un accompagnateur du photographe de la maison Labouche, mais c'est sans certitude !
Re: la champ des bondons
J'ai vu hier soir sur France 2 un concours (Natura ?) ou il faut trouver le nombre de menhirs (plus de ... ) qu'il y a sur la Cham des Bondons. Un lozerofflinien va t-il répondre ? 
Quand on représente une cause perdue, il faut sonner de la trompette et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de tristesse au fond de la forteresse que personne n'assiège plus parce que la vie s'en est allée.











